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	<title>TRANCHES de vie(s) d&rsquo;ANCÊTRES &#8211; Tranches d’histoire(s) !</title>
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		<title>liste des articles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 20:02:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
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<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/la-jeunesse-a-sedan-des-jumelles-suzanne-et-helene/">La jeunesse à Sedan des jumelles Suzanne et Hélène</a></strong>, <em>par Christine Castéran</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/un-mariage-damour/">Un mariage d&rsquo;amour</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/memoires-dune-jeune-fille-de-bonne-famille-pas-toujours-tres-sage/">Mémoires d&rsquo;une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/la-sagasoub-de-1464-a-1680/">La Sagasoub (1) de 1464 à 1680</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><a href="https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite/"><strong>« Vous avez dit Baron » : mythe ou réalité </strong>?</a>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><a href="https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite-episode-2/"><strong>« Vous avez dit Baron » : les réponses</strong>,</a> <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/fondation-de-la-filature-dmc-a-mulhouse/">La fondation de la filature DMC à Mulhouse</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/huit-ancetres-racontent/">Huit ancêtres racontent</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/tout-ce-que-je-peux-dire-sur-les-maisons-soubeyran-de-dieulefit/">Tout ce que je peux dire sur les maisons « Soubeyran » de Dieulefit</a></strong>, <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/dieulefit-les-maisons-soubeyran-de-la-branche-cadette/">Dieulefit : les maisons « Soubeyran » de la branche cadette</a></strong>, <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/">Histoire de la maison familiale à Montélimar,</a></strong> <em>par Jean-Jacques Leenhardt</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/25-quai-de-grenelle-un-nid-pour-jeunes-maries/">25 quai de Grenelle &#8230; un nid pour jeunes mariés</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://sagasoub.fr/1932-louis-soubeyran-et-son-livre/"><strong>1932 : Louis Soubeyran et son Livre</strong>,<strong>« le grand oeuvre de ma vie »</strong></a> <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/une-histoire-de-soub-hier-et-avant/">Une histoire de « SOUB » : hier et avant</a></strong>, <em>par Odette Lefebvre-Soubeyran</em></li>
</ul>



<p></p>
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		<title>Huit ancêtres racontent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 20:04:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ancètres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Le COC 24 avait invité 8 de nos ancêtres. Ils nous racontent une anecdote de leur vie, qui parfois résonne avec les nôtres.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading alignwide has-text-align-center has-h-3-font-size">Livret du spectacle donné lors du moment SPI de la cousinade SOUB. 2024</h3>



<p class="has-text-align-right has-extra-small-font-size"><em>Textes : Lionel</em><br><em>mise en scène : Emmanuelle</em> ; <br><em>avec la participation active des membres du COC 2024</em></p>



<p>Nous étions près de 140 descendants et <em>valeurs ajoutées</em> d&rsquo;<strong>Etienne Soubeyran</strong> et <strong>Hélène Goguel </strong>réunis dans le Poitou du 23 au 25 août 2024 . Comme de tradition, le dimanche matin fut consacré au moment SPI. Le COC 24 (Comité d&rsquo;Organisation de la Cousinade) avait invité 8 de nos ancêtres choisis parmi les branches<em> Soubeyran et Boeringer,</em> parents d&rsquo;<strong>Etienne</strong>, et <em>Goguel et Monod</em>, parents d&rsquo;<strong>Hélène</strong>. Par chance, ils ont tous répondu présents. Alors fermez les yeux et visualisez nos huit invités en costume d&rsquo;époque se levant successivement après que la voix off ait contextualisé leur époque et le lieu des faits. Ils nous racontent alors une anecdote de leur vie, qui parfois résonne avec les nôtres.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-364c67c9b12300b6ec966f385c38c3ab" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Rortrude de France </strong><br>(<strong><em>Malika</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>An 795 environ &#8211; Branche BOERINGER</em></strong><br>Le <strong><em>25 décembre 800, </em></strong><em>Charlemagne est sacré Empereur à Rome par le pape. Quarante trois ans plus tard, le Traité de Verdun règlera les querelles de succession et jettera les bases d&rsquo;une royauté à l’ouest et d’un empire à l’Est. Les 3/4 des ancêtres des douze sont originaires de l’Est de la France et seront alternativement gouvernés par un Roi ou un Empereur suivant les mouvements de frontières.</em></p>



<p>Je suis <strong>Rortrude de France </strong>et nous sommes aux alentours de l’an de grâce 795 ; vous pouvez m’appeler <strong>Rortrude </strong>&#8230; vous seriez mes descendants me dit-on, enfin peut-être ! Je vous explique : Mon père n’a jamais voulu me marier à un noble du royaume<em> </em>pour des raisons politiques. Je n’ai jamais rien compris à la politique, mais à l’amour, OUI ! Alors je suis devenu la maitresse du <strong>Comte Rorgon du Maine</strong>, premier du nom, qui m’a donné plusieurs enfants.</p>



<p>La rumeur dit que parmi eux, j’eu une fille, <strong>Adaltrude</strong>, ancêtre très lointaine d’une certaine <strong>Hélène Boeringer</strong>, en passant par les ducs d’Aquitaine. Vous voyez où je veux en venir? Alors me demanderez-vous, cette rumeur est-elle vraie ? Ah Ah ! peut-être &#8230;! sans doute &#8230;! en tout cas, des historiens présentent des éléments sérieux à l’appui de cette hypothèse. Mais je ne vous dirai rien ! J’adore conserver une part de mystère.</p>



<p>Pardon ? Que dites-vous ? Qui étaient mes parents ? Ça, ce n’est pas un secret : Je suis née aux alentours de l’an de grâce 775 et suis fille de <strong>Charles de Herstal </strong>et de l&rsquo;une de ses nombreuses épouses, <strong>Hildegarde de Bavière</strong>. <strong>Charles de Herstal</strong>, que vous connaissez mieux aujourd’hui par son surnom : <strong>Charlemagne</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-361605febfa956671a9b35f91a6572c7" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Huguenin GOGUEL </strong><br>(<strong><em>Niels</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>Vers 1460 &#8211; Branche GOGUEL</em></strong><br><em>1407, le Comte de Montbéliard, resté sans descendance mâle, nomme héritière sa petite-fille Henriette et la marie au duc de Würtemberg. Ainsi, Montbéliard et sa Région passent-ils dans le giron du Saint-Empire. Dès 1524, Guillaume Farel y sèmera les graines du Luthéranisme qui prospérera rapidement. La famille Goguel est originaire de la région de Montbéliard où l’on retrouve nombre de ses représentants dans les instances administratives et religieuses.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Je suis <strong>Huguenin GOGUEL ; </strong>je suis né aux alentours de 1430 à Allondans, tout à coté de Montbéliard. Maintenant que le calme est enfin revenu après tout ce qu’on a vécu avec les écorcheurs pendant la guerre de 100 ans et la peste qui a décimé la ville, j’ai marié mes filles <strong>Sébillotte et Catherine </strong>avec des cousins, les frères <strong>Girard et Jean GOGUEL. </strong>Eh oui ! ça reste en famille &#8230;</p>



<p>D’après ce que j’ai compris, <strong>Sébillote et Girard </strong>auront dans bien longtemps comme descendante <strong>Hélène GOGUEL</strong>, et donc son fils <strong>Jacques.</strong></p>



<p>Q u a n t à <strong>Catherine et Jean, </strong>leur arrière-arrière-petite-fille <strong>Suzanne GOGUEL </strong>épousera un certain <strong>Jean LAGARCE </strong>originaire du village de Desandans, tout près de chez nous. Leur descendante, <strong>Nicole LAGARCE</strong>, épousera au 20ème siècle le ci-devant <strong>Jacques SOUBEYRAN</strong>. En fait, <strong>Nicole et Jacques </strong>sont cousins à la quinzième génération. Étonnant, non ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-07bebd112f0ee54d825da5bf4611c5d1" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Martin KRIEGELSTEIN </strong><br>(<strong><em>Yvan</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1598 &#8211; Branche BOERINGER</em></strong><em><br>XVI°siècle : l’Alsace appartient à l’Empire-Romain-Germanique. En revanche, dix cités-état, réunies au sein de la <em>« Décapole »</em>, se sont affranchies de leurs suzerains et sont directement subordonnées à l’Empereur. Parmi elles, Colmar et Mulhouse. Les tentatives de la noblesse pour mettre fin à cette expérience républicaine échoueront toutes. L’Alsace, et notamment Colmar et Mulhouse, est l’une des sources importantes de nos rivières familiales, et nombre de nos ancêtres ont siégé dans les institutions de ces villes-états.</em></p>



<p>Bonjour, je suis <strong>Martin Kriegelstein </strong>et nous sommes en janvier 1598<strong>. </strong>Je fus longtemps marchand à Colmar, où mon père fut maire. Je suis aujourd’hui prévôt épiscopal de Strasbourg à Soultzmatt, une bourgade à une dizaine de kilomètres de Colmar.</p>



<p>Il y a quelques années, j’y ai acheté et restauré le château de Wandelburg. Je reçois aujourd’hui ce parchemin par lequel l’<strong>Empereur Rodolphe 1er</strong>, le petit-fils de <strong>Charles Quint</strong>, m’anoblit. Je suis désormais Baron de Wandelburg et je pourrais me faire appeler <strong>Martin Kriegelstein de Wandelburg &#8230; </strong>Mais je ne le ferai pas ; je ne suis pas attaché aux titres, mais aux protections qu’ils assurent &#8230; c’est bien utile à mon époque.</p>



<p>J’ai aussi créé une fondation destinée à octroyer des bourses à mes descendants pour financer leurs études. Il parait qu’elle existe toujours à votre époque ! Ah! Encore une chose ; n’espérez pas organiser une cousinade au château de Wandelburg. Il n’en reste plus une pierre debout !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-405563549d0c0e65f496f8ef3a2170d8" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Abraham SOUBEYRAN </strong><br>(<strong><em>Valentin</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1621- Branche SOUBEYRAN</em></strong><em><br>Nous sommes à Privas en Vivarais, l’Ardèche actuelle. La Réforme s’y implanta très tôt dans la première moitié du 16ème siècle. L’Edit de Nantes de 1598 en fit l’une des places-fortes protestantes. En 1620, Paule de Chambaud, fille et héritière du seigneur huguenot de Privas épousa un seigneur catholique, ce qui relança localement la guerre civile.</em></p>



<p>Je m’appelle <strong>Abraham</strong> &#8230; <strong>Abraham Soubeyran</strong>, et nous sommes en 1621. Je suis âgé d’environ 25 ans. J’ai appris mon métier de tanneur dans les « chauchières » de l’Ouvèze &#8211; vous diriez aujourd’hui « tanneries ». L’Ouvèze est une rivière qui coule entre la colline de Privas et celle du hameau de Coux, commune de Chassagnes, où j’habitais. Quand j’étais gamin, je n’avais qu’à dévaler la pente pour me rendre chez mon patron.</p>



<p>En ce jour de 1621, j’ai le coeur lourd &#8230; je quitte Privas pour Montélimar, à une bonne journée de marche. J’espère y trouver le calme, loin de la guerre, et je vais tenter d’y faire souche ; mais il me faudra d&rsquo;abord assurer ma subsistance et me mettre en quête d’une chauchière qui voudra bien m’employer. Elles ne manquent pas à Montélimar.</p>



<p>Je gage que je vais réussir au-delà de mes espérances. Dans 10 ans, je serai patron- tanneur, je me marierai et j’assurerai ma descendance &#8230; <em>(ne me remerciez pas, c’est tout naturel)</em>. Mais surtout, je serai fait bourgeois de Montélimar en 1634. C’est très important ! Dans ce siècle troublé par les guerres, les pestes et les famines, ma famille et moi ne pourront plus être expulsés hors les murs de la ville. Et ça, c’est rassurant !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b560838fc6bcf9d1dbbdc92f7dc5c03e" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Suzanne LAUTIER </strong><br>(<strong><em>Suzanne</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1745 &#8211; Branche SOUBEYRAN</em></strong><em><br></em>L’Edit de Nantes, promulgué en 1598 par Henri IV a permis, à Dieulefit comme ailleurs, une cohabitation plus pacifique entre catholiques et les protestants. Mais avant même sa révocation en 1685, la politique discriminatoire de Louis XIV a engendré des persécutions, obligeant de nombreux protestants à pratiquer leur foi en secret. (&#8230;) Le premier temple de Dieulefit, comme tous les temples de France sera détruit lors de la Révocation de L&rsquo;Edit de Nantes (1685). Il faudra attendre 1810 pour que Dieulefit se dote à nouveau d&rsquo;un Temple. <br><em>(Source : Pauline Richon, extrait du blog «la Dieulefitoise»)</em></p>



<p>Je suis <strong>Suzanne Lautier</strong>, et nous sommes fin mai 1745 à Dieulefit. Je vous parle au nom de mon mari, <strong>Abraham Soubeyran</strong>, 3ème du nom. Il aurait tant voulu venir vous voir lui- même, mais il a été arrêté pour « <em>faits de Religion </em>» il y a quelques jours à peine et est retenu dans les prisons du Roi à Grenoble. Vous avez déjà vu, je crois, son arrière-grand-père <strong>Abraham</strong>, celui qui est né près de Privas.</p>



<p>La situation des protestants est difficile et, pour être tranquilles, notre mariage a été béni l’an dernier par le curé de Montélimar, un peu en douce, dans une chapelle isolée. Nous sommes désormais installés à Dieulefit, dans la maison de mes parents, et &#8230; avec eux au 39 rue du Bourg. Les relations sont difficiles et impactent notre couple. Mais pour l&rsquo;instant, j&rsquo;ai surtout besoin d&rsquo;être rassurée sur le sort de mon mari.</p>



<p>Et je reçois enfin des nouvelles d’<strong>Abraham</strong> : je vous lis le début de sa lettre <em>: </em>« <em>Des prisons royalles de Grenoble, le 27 may 1745 ; Ma chère éspouze, Ayant reçu avec joy vostre lettre et les papiers y joint laquelle m’a fait beaucoup du plaisir et de scavoir lestat de la santé de tous chez nous et principalement de notre enfant qu’y m’a hosté tout le chagrain que jaurais put avoir, espérant qu’avec l’aide de monseigneur mon Dieu sortir dicy &#8230; »</em></p>



<p>Ah oui, je ne vous ai pas dit : notre premier enfant, <strong>Pierre-Abraham</strong>, avait à peine un mois et demi quand mon mari a été arrêté. Il sera plus tard le fondateur de la branche ainée, la vôtre, et son frère <strong>Antoine</strong>, qui naitra dans deux ans, celui de la branche cadette.</p>



<p>Bon ! Heureusement, <strong>Abraham</strong> n’est resté que quelques mois en prison. Il n’a écopé que d’une amende alors que d’autres qui avaient été arrêtés avec lui ont été envoyés aux galères. Plaie d’argent n’est pas mortelle &#8230; quand on a les moyens de payer.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-364c1f1024bbd00bf7a8c888030a3850" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Jacques Frédéric GOGUEL </strong><br>(<strong><em>Cédric</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1774 &#8211; Branche GOGUEL</em></strong><br>La situation est globalement bonne à Montbéliard dans les années 1770 ; et bien meilleure que chez ies voisins français. Les récoltes y sont plus productives, les épidémies moins violentes et la famine a quasiment disparu. L’économie est en plein essor à l’image de Frédéric Japy qui lance sa fabrication de montres. La situation religieuse est globalement calme malgré que les catholiques soient victimes de sévères discriminations, la célébration de la messe étant strictement interdite depuis 1538.</p>



<p>Je suis <strong>Jacques Frédéric Goguel </strong>et nous sommes en l’hôtel de ville de Montbéliard, le 28 décembre 1774.</p>



<p>Je suis tisserand et bonnetier, comme mon père et mes aïeux avant moi. Nous fabriquons et vendons des chapeaux, bonnets et chausses et tous autres articles en tissu. Je suis impliqué dans l’administration de la ville de Montbéliard dont je suis notamment « <em>administrateur de la Police </em>». Je suis aussi « <em>ancien d’église </em>» ; vous diriez aujourd’hui « <em>conseiller presbytéral </em>».</p>



<p>Comme président du syndicat des bonnetiers de Montbéliard, je vais signer cet après- midi avec la ville un engagement pour &#8230; je vous lis le contrat <em>: </em>« <em>&#8230; fournir aux orphelins de l’hôpital autant de laine qu’ils pourront filer pour bas et les tricoter &#8230; </em>et &#8230; je passe &#8230; ah voilà, <em>&#8230; sans leur laisser manquer ni les laisser chaumer en ce travail et promet de païer au sieur receveur du dit hôpital douze sols par livre de bas filée et tricotée &#8230; </em>» Bien sur, ils pourront aussi gratuitement filer et tricoter des vêtements pour leur propre usage.<br>Bon, il faut que j’y aille. Je suis très heureux de vous avoir rencontré</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-847845fd3845ca5962d84ebd8a364c35" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Louise de CONNINCK </strong><br>(<strong><em>Julie</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1793 &#8211; Branche MONOD</em></strong><br>Au Danemark, la <em>Loi royale </em>de 1665 transforme la nature du pouvoir : la monarchie élective dominée par la noblesse fait place à une monarchie absolue héréditaire. Le roi détient désormais un réel pouvoir régalien dont il saura user  &#8211; une fois n&rsquo;est pas coutume &#8211; à bon escient pour le bien du pays. Notamment, il réforme les administrations, abolit le servage et proclame l&rsquo;égalité de tous devant la loi. Ainsi, le vent révolutionnaire qui soufflera de France dans les année 1790 ne trouvera pas de prise parmi le peuple Danois, nonobstant une francophilie de longue date.</p>



<p>Je suis <strong>Louise de Conninck</strong>, la fille du riche négociant <strong>Jean de Conninck</strong>, et nous sommes à Copenhague le 18 janvier 1793. Je me marie aujourd’hui avec le pasteur <strong>Jean Monod</strong>. Ce qui nous arrive est extraordinaire ! Qui aurait misé une seule <em>couronne danoise</em> sur le mariage d&rsquo;un jeune pasteur sans expérience ni fortune avec la fille d’un des plus importants négociants européens.</p>



<p>Il y a déjà presque trois ans que <strong>Jean Monod </strong>visita Copenhague au retour d’un voyage en Russie lorsqu’un violent orage l’amena à frapper à une porte pour demander qu’on lui prêta un parapluie. C’était la nôtre. Mon père l’y accueillit fort bien et nous nous sommes alors rencontrés. Il revint régulièrement nous voir pendant quelques mois puis repartit en France, à ma grande tristesse, mais gardant au fond de moi l’espoir de son retour ainsi qu’il s’y était engagé.</p>



<p>Et en novembre dernier, il est revenu à Copenhague et il a osé demander ma main à mon père &#8230; et aujourd’hui, je l’épouse. Dans quelques mois, il sera Pasteur de l’Eglise Française de Copenhague et ce durant 15 ans. Puis nous irons à Paris où il sera Pasteur pendant 27 ans pour la nouvelle Eglise Réformée. Un portrait de lui est d’ailleurs toujours exposé à l’Oratoire de Paris.</p>



<p>Mais je vois arriver notre petit-fils <strong>Alfred</strong>. Il vous en dira plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5ffc617c8ddf37250751d0b425acfecb" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Alfred MONOD </strong><br>(<strong><em>Lionel</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1850 &#8211; Branche MONOD</em></strong><br>Au lendemain de l’épopée napoléonienne, la Royauté tentera de reprendre la main durant une trentaine d’années avant d’être définitivement renvoyée en 1848. L’éphémère seconde République ne résistera pas au coup d’Etat de 1852 qui imposera le Second Empire. Il faudra l’aventureuse guerre de 1870, imprudemment déclarée par Napoléon III, pour qu’une fragile troisième République advienne par défaut, avant de s’établir solidement pour près de 70 ans par l’adoption de la Constitution de 1879.</p>



<p>Je suis en effet <strong>Alfred Monod </strong>et nous sommes à Paris dans la seconde moitié du 19ème siècle. Je suis ce que vous appeleriez à votre époque un hyper-actif. Jugez-en vous même : Avocat au Conseil d’Etat, Président du Consistoire des Eglises Réformées de France, Conseil de la Société Générale des chemins de fer de l’Etat, de la Compagnie Parisienne du Gaz &#8230; pour ne citer que mes principales activités. J’ai fini ma carrière comme Conseiller à la cour de cassation.</p>



<p>Pendant la guerre de 1870 contre les Prussiens, j’ai créé avec mon cousin Gabriel une <em>ambulance civile de campagne</em>. Grace à mes relations, j’ai pu la faire subventionner par l’Angleterre. Sous emblème de la Croix-Rouge, nous avons soigné les blessés des deux camps sur plusieurs champs de bataille. Ça m’a valu de recevoir la croix de la Légion d’Honneur.</p>



<p>Avec mon épouse <strong>Louise Renard,</strong> nous avons eu 9 enfants dont deux filles que vous connaissez sans doute déjà. <strong>Renée</strong> d’une part, la mère d’<strong>Hélène Goguel,</strong> et <strong>Henriette</strong> d’autre part, qui épousera <strong>Adrien Soubeyran</strong>, l’oncle d’<strong>Etienne</strong>. C’est elle qui favorisera, oh combien ! la rencontre entre <strong>Hélène et Etienne</strong>.</p>



<p></p>
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		<title>La SagaSoub   de 1464 à 1680</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 16:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Structuré autour de 3 chapitres (la pénombre, l'incertitude et l'essor), cet article retrace l'arrivée et l'implantation des Soubeyran à Montélimar.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Première partie : LA PÉNOMBRE</strong></p>



<p class="has-text-align-left">Lorsqu’il accède au trône en 1461, le pouvoir de Louis XI est très symbolique. Trente ans plus tôt, Jeanne d’Arc avait mené son père, le faible Charles VII à Reims pour y être sacré roi. Nous sommes alors à l’apogée du Moyen-âge et la France est aux mains de puissants Seigneurs au premier rang desquels les ducs de Bourgogne et de Bretagne. A sa mort en 1483, Louis XI laisse un pays unifié et puissant bénéficiant d’une administration centrale efficace.<br> En un mot, il sonne le glas du système féodal et montre la voie vers la monarchie absolue qui culminera sous Louis XIV. Les conditions sont réunies pour qu’advienne la Renaissance, véritable révolution des moeurs et des idées, dont la Réforme protestante.</p>



<p>          En 1464, sur commission royale, furent élaborées les «<em>Estimes</em>», le premier recensement, néanmoins limité aux sujets imposables. <em>Louis Soubeyran</em> a relevé des Soubeyran dans plusieurs communes du Vivarais, l’Ardèche actuelle, et il est possible que plusieurs d’entre eux nous soient apparentés.<br>          Soixante-dix ans plus tard, en 1534, la réforme est prêchée à Privas où elle se développera rapidement au point que la ville deviendra en 1598 l’une des places fortes concédée aux Protestants par l’édit de Nantes.<br>          Nos ancêtres furent donc aux premières loges du mouvement Réformé, sans que nous sachions exactement la place qu’ils y tinrent.</p>



<p>          <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> naquit aux alentours de l’an 1600 à Chassagnes, hameau situé à 7 km de Privas en Vivarais, l’Ardèche actuelle. On peut raisonnablement penser que, devenu adolescent, il fut placé en apprentissage dans une chauchière (tannerie) sur l’Ouvèze ou le Charalon, deux ruisseaux du coin.<br>          Né avec l’édit de Nantes, il eut probablement une enfance tranquille sous le règne de celui qui avait su réconcilier les français. Henry IV aidé de Sully, leur apporta dans les dernières années de son règne la paix nécessaire à la reconstruction d’un pays dévasté par les guerres de religion. Abraham, gamin d’une dizaine d’année, apprendra avec quelques jours de retard du à la distance, la nouvelle de l’assassinat de Henry IV en 1610, lequel laisse les caisses royales bien remplies et une situation économique saine. <br>          Son fils, désormais Louis XIII, est âgé de neuf ans, tout comme notre <strong><em>Abraham</em></strong> à une paire d’année près. Mais les ambitieux, un instant muselés, vont ramener le pays sur la voie de l’incertitude.</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Seconde partie : L&rsquo;INCERTITUDE</strong></p>



<p>Les choses vont se gâter à Privas à compter de 1620 et amener <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong>, âgé d’une vingtaine d’années, à s’exiler. Cette année-là, Paule de Chambaud, veuve du seigneur protestant de Privas, se remarie avec Claude de Hautefort, ancien ligueur, fils du chef des catholiques du Vivarais. Cela ne fut pas du goût, on s’en doute, de la faction protestante, d’autant que son chef Brisson s’était également porté candidat au mariage. <br>La guerre civile est localement relancée et en 1621, Brisson s’empare du château de Privas et en chasse son rival, non sans troubles, morts et dégâts pour les privadois</p>



<p>La même année, <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> quitte Privas pour Montélimar. Il est légitime d’envisager une relation de cause à effet. Que fit-il entre 1621 et 1632, date de la première archive familiale qui nous est parvenue ? Probablement son métier de tanneur. A plusieurs reprises, les Consuls de Montélimar ont pris durant cette période des arrêtés d’expulsion visant les étrangers à la ville pour cause de guerre ou de peste. Nous n’avons pas connaissance qu’il en ait été victime</p>



<p>Après la chute de La Rochelle en 1628, l’armée royale entreprend la tournée des places fortes protestantes du Languedoc qui pour la plupart se rendent sans combattre. La ville de Privas, elle, résiste. Le siège, la prise et la destruction totale de Privas (et malheureusement de ses archives) furent actés en 1629.<br>Ces évènements ont été à l’évidence connus et commentés à Montélimar, à 30 km de là. Ce dut être une épreuve pour <strong><em>Abraham </em></strong>qui comptait probablement des connaissances et parents parmi les victimes. Le lien qui nous reliait aux Cévennes était coupé, et notre histoire familiale sera désormais tournée vers le Dauphiné.<br>Sauf l’éphémère guerre des camisards au 18ème siècle, les protestants ne prendront plus les armes pour défendre leur foi et devront encore attendre un siècle et demi pour que la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen leur rendent leur liberté de conscience.</p>



<p class="has-text-align-left has-link-color wp-elements-5282880be565474919a5fbef916b1480">Dans l’immédiat, à Montélimar, un autre péril allait mettre au second plan les rivalités religieuses et politiques : la peste. Ce fut la dernière grande épidémie que connut Montélimar, mais aussi l’une des plus meurtrières. Venue d’Italie, elle toucha la ville vers le milieu de 1629 et y tua en deux ans mille à quinze cent personnes, soit près de 20% de la population. Les malades étaient expulsés de la ville et se regroupaient dans les bois environnants où ils construisaient des huttes. Leurs chances de survie étaient bien entendu quasi-inexistantes. Puis, du fait de l’abandon des cultures durant deux ans, la population eût encore à faire face à la famine.<br>          <strong><em>Abraham</em></strong> resta-t-il à Montélimar ou s’éloigna-t-il quelques temps comme beaucoup d’habitants ? On ne le sait. Toujours est-il qu’il en réchappa puisque nous le retrouvons, grâce à une archive familiale, effectuant une vente le 20 mars 1632 au profit du Sieur Mathieu COURBON, marchand gantier à Dieulefit <br>(<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1632.03.20-Acte-Achat-par-Mathieu-Courbon-lie-a-22la-tannerie-que-nous-avons22.pdf">voir l&rsquo;archive familiale-achat Courbon</a>)</em>.</p>



<p>          Puis le ciel s’éclaircit enfin. Après ce fléau majeur, les mariages et les naissances connurent une importante recrudescence, phénomènes logiques pour combler le déficit démographique.<br>          <strong><em>Abraham</em></strong> ne fit pas exception à la règle et convola en justes noces avec <strong><em>Sébastienne Béraud</em></strong> le 24 février 1633. (<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1633.02.24-Contrat-mariage-Soubeyran-x-Beraud.pdf">Voir le contrat de Mariage</a></em>) L’année suivante, le 25 juin 1634, il reçoit sa lettre d’habitation qui en fait un citoyen à part entière de Montélimar. <br>(<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1634.06.25-Abraham-1er-Lettre-dHabitation-Montelimar.pdf">voir la Lettre d&rsquo;Habitation</a></em>)<br>          Par ces deux actes majeurs, sa situation était stabilisée et les racines de la branche Soubeyran de notre famille mieux arrimées. Elle put dès lors prendre son essor.</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>troisième partie : L&rsquo;ESSOR</strong></p>



<p>En mars 1661, quand Louis XIV annonce que, désormais, il «&nbsp;gouvernera en personne&nbsp;» initiant un règne de 54 ans, <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> est âgé d’une soixantaine d’années et a encore 13 ans à vivre. Depuis son établissement définitif à Montélimar, sa situation semble avoir bien prospéré. L’industrie de la tannerie y était à l’époque importante et la situation sociale des «&nbsp;corroyeurs&nbsp;» bonne.<br><strong><em>Abraham</em></strong> s’établit dans une tannerie rue «&nbsp;Pées de Colas&nbsp;» qu’il tenait du Sieur Jean Mausson, oncle de son épouse. Il en acquit une seconde en 1645 rue des Aleyracs, puis une troisième en 1658 rue Puits de Guigard. Ces trois rues, proches les unes des autres dans le quartier des tanneurs, existent encore partiellement aujourd’hui.</p>



<p><strong><em>Abraham 1er Soubeyran</em></strong> mourut le 14 novembre 1674 &#8211; un an après Molière &#8211; et fut enterré le lendemain dans le cimetière protestant de Montélimar. Il fut contemporain de trois rois et vécut sous le gouvernement de ministres aussi réputés que Sully, Richelieu, Mazarin ou Colbert.<br>Hormis le sien, on compte deux autres foyers Soubeyran à Montélimar, ceux de ses fils Mathieu et <strong><em>Barthélémy</em></strong>, notre ancêtre.<br>Mathieu habite avec sa famille dans la tannerie du Puits de Guigard que lui a donnée son père lors de son mariage. Un faisceau d’indices laissent à penser qu’ils se sont brouillés quelques années après le mariage de Mathieu. Et de fait, <strong><em>Abraham 1er</em></strong> a déshérité son ainé Mathieu au profit de son cadet <strong><em>Barthélémy</em></strong>, et Mathieu n’est pas présent aux obsèques de son père. (<a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1666.08.09-testament-Abraham-1er-Soubeyran.pdf">Voir le testament d&rsquo;Abraham 1er</a>)<br><strong><em>Barthélémy</em></strong> au contraire habitait avec ses parents rue Pées de Colas. Il s’était marié trois ans plus tôt en 1671 avec <strong><em>Anne Sablon</em></strong> de qui il avait déjà deux enfants au décès de son père, <strong><em>Abraham (II)</em></strong> né en 1672, et Daniel qui mourra l’année suivante. Deux autres fils, Jean (1676) et Pierre (1678) complèteront la fratrie.</p>



<p><strong><em>Barthélémy</em></strong> ne survivra que 5 ans à son père et mourra en 1679 à l’âge de 38 ans, laissant son épouse <strong><em>Anne</em></strong> avec 3 jeunes enfants.<br>Il ne saura pas qu’elle devra affronter quelques années plus tard, comme tous les protestants, les conséquences de l’Edit de Fontainebleau abrogeant en 1685 l’édit de Nantes. </p>



<p>Elle saura assurer la «&nbsp;régence&nbsp;» des biens jusqu’a ce que <strong><em>Abraham II </em></strong>soit en âge de reprendre le flambeau.<br>Ce sera l’objet de la saison 2 de la SagaSoub à laquelle nous travaillons et qui paraîtra … disons … un jour prochain !</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Sources</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Louis Soubeyran, <strong>Essai historique et généalogique sur les Soubeyran de Montélimar et Dieulefit</strong>, Compte d’auteur, 1932</li>



<li>Elie Renier : <strong>Histoire de Privas</strong>, Habauzit, Aubenas, 1941 à 1951 (4 tomes)</li>



<li>A. Lacroix : <strong>Histoire de Montélimar</strong>, Chantemerle éditeur, Nyons, 1974</li>



<li>Samuel Mours : <strong>L’église réformée de Montélimar</strong>, église réformée Montélimar, 1957</li>



<li>Georges Duby : <strong>Histoire de la France</strong>, Larousse, 1970</li>



<li>P.M. Kendall : <strong>Louis XI</strong>, Fayard, 1971</li>
</ul>



<p></p>
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		<title>La jeunesse à Sedan  des jumelles Suzanne et Hélène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 15:51:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[La nièce d'Hélène Goguel retrace le quotidien de la famille Goguel à Sedan, la façon dont elle a traversé la guerre de 14-18, des anecdotes sur les deux jumelles enfants, adolescentes et jeunes adultes jusqu'à leur mariage à quelques mois d'écart.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-large-font-size"><strong><em>Par Christine Castéran</em></strong></p>



<p class="has-border-color has-gray-border-color has-purple-background-color has-background has-normal-font-size"><strong><em>Christine Castéran</em></strong> est la petite-fille de <strong><em>Suzanne Goguel</em></strong>, la soeur jumelle d<strong><em>&lsquo;Hélène </em></strong>&#8230; et donc la cousine issue de germains des 43 petits-enfants d&rsquo;<strong><em>Hélène et Etienne Soubeyran</em></strong>.<br>Cet article est complémentaire à celui déjà paru intitulé « <a href="https://sagasoub.fr/memoires-dune-jeune-fille-de-bonne-famille-pas-toujours-tres-sage/">Mémoires d&rsquo;une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage</a> » écrit par Louise, la soeur ainée des jumelles en 1980.</p>



<p><strong>Christine</strong> a rassemblé des souvenirs et documents familiaux et en a fait un récit qu&rsquo;elle veut bien nous faire partager. Vous y trouverez le quotidien de <strong>la famille Goguel </strong>à Sedan, la façon dont elle a traversé la guerre de 14-18, des anecdotes sur les deux jumelles enfants, adolescentes et jeunes adultes jusqu&rsquo;à leur mariage à quelques mois d&rsquo;écart.</p>



<p class="has-text-align-right has-purple-background-color has-background has-large-font-size"><strong><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/02/Christine-Casteran-GOGUEL-MONOD.pdf">Lire l&rsquo;article de Christine</a></strong></p>



<p></p>
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		<title>Un mariage d&#8217;amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 09:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 avril 1923, Hélène Goguel et Etienne Soubeyran se sont fiancés ; ce n'était pas gagné d'avance. On vous raconte ...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-right"><em>Par Lionelsoub</em></p>



<p class="has-large-font-size">Il y a juste cent ans, le 18 avril 1923 s’est tenu au 7 Place Nassau à Sedan le déjeuner de fiançailles d’Hélène Goguel et Etienne Soubeyran, que vous m’autoriserez à appeler à l&rsquo;occasion « grand-papa » et « grand-maman ». Ils se marieront presque dans la foulée le 5 septembre de la même année. Quoi de plus classique, me direz-vous, dans des familles bien bourgeoises du début du 20ème siècle ?<br>Sauf que la réalité est bien plus romanesque. Ernest, le père d’Etienne semble avoir eu de réelles réserves quant à ce projet et avait «<em> … révé pour lui d’un mariage plus brillant …</em>» nous dit sa soeur Suzanne dans une lettre à son père. La même tante Suzanne m’a confirmé oralement dans les années 1980 qu’Ernest n’était pas ravi de ce mariage, qu’il les trouvait un peu jeunes. Grand-maman confirme et précise : « <em>Il trouvait surtout que son fils s’engageait trop tôt. Il n’avait pas fini ses études. </em>»</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:32% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="350" height="613" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar.jpg" alt="1926-Ernest Soubeyran" class="wp-image-677 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar.jpg 350w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar-171x300.jpg 171w" sizes="(min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Dans ses lettres à son père, Etienne ménage de fait Ernest en évoquant à plusieurs reprises qu’il n’a pas encore décidé de son avenir matrimonial … mais son intéret pour «<em>&nbsp;Melle G.</em>&nbsp;» ne fait aucun doute. Par exemple, il évoque, le 17 janvier 1923 «<em>&nbsp;… la volonté de poursuivre une idée qui pour l’instant me parait extrêmement tentante&nbsp;</em>». Il cherche également à rassurer son père sur la dot, qui semble être l&rsquo;un des points de blocage et, tout en donnant des gages, il replace le débat là où il pense qu’il doit être : «&nbsp;<em>Si pénible qu’il me soit d’introduire cette question pécuniaire dans une affaire qui est pour moi toute sentimentale, elle est trop sérieuse&nbsp;</em>» lui dit-il dans la même lettre.<br>En définitive, Etienne, appuyé par sa soeur Suzanne et sa tante Henriette, finira par faire fléchir son père : c’est bien un mariage d’amour, et non de convenance, qu’Hélène et Etienne on scellé à Sedan le 5 septembre 1923.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:auto 35%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size"> Pour en attester, nous disposons de lettres reçues par Ernest, conservées dans le grenier de la maison familiale de Montélimar d’où Jean-Jacques Leenhard les a exhumées et m’en a fait le dépositaire quelques temps avant sa mort. Nous avons aussi la version de grand-maman que j’ai interviewée et enregistrée en 1984. Tous ces documents sont à la disposition du lecteur, sous leur forme originale et dans une version transcrite, derrière les liens que je vous indiquerai au fil du récit.<br>Je n’ai pas eu en ma possession les réponses d’Ernest qui nous auraient mieux éclairés sur sa position. Reste-t-il quelque part un carton non inventorié ?</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="459" height="695" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub.png" alt="Etienne Soub et Hélène Goguel probablement en 1923 avant leur mariage" class="wp-image-689 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub.png 459w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub-198x300.png 198w" sizes="(min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure></div>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="has-large-font-size"><strong><em>Afin de ne perdre personne en route au cours de notre récit, il me parait judicieux de faire auparavant un rapide pas de coté pour présenter le contexte et les acteurs de « notre  « roman d’amou</em></strong>r »</p>
</div></div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img decoding="async" width="1024" height="601" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-1024x601.png" alt="Arbre de descendance de Auguste Soub. &amp; Léonie Mallet - 3 générations" class="wp-image-694" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-1024x601.png 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-300x176.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-768x450.png 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W.png 1313w" sizes="(min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:42% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="848" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod.jpeg" alt="Juin 1926-Adrien Soubeyran &amp; Henriette Monod" class="wp-image-678 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod.jpeg 624w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod-221x300.jpeg 221w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Cette histoire n’aurait sans doute pas existé &#8211; et conséquemment la plupart d’entre nous non plus !!! &#8211; sans le mariage, le samedi 1er mars 1890 à Neuilly sur Seine, d’Adrien Soubeyran et d’Henriette Monod. Adrien et Henriette sont respectivement le frère ainé d’Ernest, père d’Etienne, et la sœur ainée de Renée, mère d’Hélène. Ils habiteront place Péreire &#8211; aujourd’hui place du Maréchal Juin &#8211; à Paris 17ème. Ainsi les futurs mariés sont tous deux neveu et nièce du couple Adrien et Henriette, lesquels nous retrouverons parfois dénommés oncle A. et tante H. dans les lettres. Adrien et Henriette auront deux enfants, plus agés d’une dizaine d’année que leur cousin Etienne: Madeleine, mariée à Marcel Chavane en 1913, et Jean qui vient d’épouser en 1922 Jeanne dite Jeannette.</p>



<p></p>
</div></div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Etienne Soubeyran est né à Montélimar où son père Ernest est banquier (<em>banque Soubeyran frères, l’autre frère étant son cadet Maurice</em>). Il y passa son enfance et son adolescence. Il perdit sa mère à 14 ans, et Ernest, en 1914, se retrouva seul pour élever son garçon et ses deux filles Suzanne et Francine. Il pouvait néanmoins compter sur des <em>employés de maison</em>. Au recensement de 1906, le foyer comptait, outre Ernest, son épouse Hélène et leurs trois enfants, Marie Richon, cuisinière de 44 ans, et Arma Aebi, 19 ans, <em>« bonne d&rsquo;enfants »</em>.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">En 1919, au lendemain de la première guerre mondiale, son « <em>bacho</em>t » en poche, Etienne rejoint Paris pour intégrer l’Ecole Polytechnique. Au moment où commence notre histoire, il est toujours étudiant, à l’Ecole des Mines et en droit. Sa soeur ainée Suzanne vient d’épouser Charles Dollfus quelques mois plus tôt en juin 1922, et est enceinte de son premier enfant, Lise (future Wetzel), qui fêtera ses 100 ans le 3 septembre prochain. Suzanne et Charles vivent également à Paris, rue de Versailles. Ernest habite désormais seul à Montélimar avec sa fille cadette Francine, 18 ans, qui épousera 6 ans plus tard en 1929 Maxime Leenhardt dont elle aura 6 enfants, dont Jean-Jacques cité plus haut. Ce dernier héritera de sa mère la maison familiale de Montélimar où son épouse Annie vit toujours.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Pour mémoire, cette maison familiale de la rue du pêcher fut acquise par Ernest en 1885. Les frères Ernest et Maurice y vécurent une dizaine d&rsquo;années en célibataires jusqu’au mariage d&rsquo;Ernest qui y installa ensuite sa famille. L’histoire de cette maison, écrite par JJ Leenhardt, a paru dans la Chronique Soub 2012.  </p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Histoire maison familiale Montélimar &#8211; JJ Leenhardt</a></div>
</div>



<p class="has-normal-font-size"><em>Pour les non initiés, la Chronique Soub permet chaque année aux descendants d’Etienne et Hélène de conserver le lien et d’échanger des nouvelles.</em></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1024x768.jpg" alt="Maison Ernest Soubeyran - Champ de Mars - Montélimar - Peinture" class="wp-image-681 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1024x768.jpg 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-300x225.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-768x576.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1536x1152.jpg 1536w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-2048x1536.jpg 2048w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1568x1176.jpg 1568w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure></div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="473" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-1024x473.png" alt="" class="wp-image-704" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-1024x473.png 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-300x139.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-768x355.png 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W.png 1277w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Hélène, elle, habite toujours Sedan où elle est née. Elle a quasiment 22 ans. Son père Frédéric (Fritz) Goguel est médecin et elle est apparentée par sa mère Renée à la famille Monod. Elle a un frère et une soeur ainés, Henry et Louise, ainsi qu’une soeur jumelle, Suzanne (Suze), à ne pas confondre avec la soeur ainée d&rsquo;Etienne. C’est cette Louise qui a écrit à la fin de sa vie ses souvenirs d’adolescente jusqu’à la guerre de 1914-18, déjà parus sur ce blog sous le titre «&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://sagasoub.fr/wp-admin/post.php?post=27&amp;action=edit" target="_blank"><em><strong>Mémoires d’une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage&nbsp;</strong></em>»</a>. Je vous y renvoie pour plus de détails sur le contexte familial Goguel (<em>Les G.</em>).</p>
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<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">La présentation des acteurs Goguel est bien plus succincte, car Hélène n’a eu aucune part aux «<em> manoeuvres</em> » antérieures au 18 février 1923. Elle nous a assuré : <em>« je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi »</em>. D’autant que <em>« Non, je ne voulais pas me marier (rire) … je me suis dit « jamais je ne serai capable d’élever un enfant, alors je ne me marie pas ! »</em> nous a-t-elle avoué avec son sourire espiègle.<br>Hélène et Etienne ne se sont quasiment pas croisés enfants ou adolescents, rien en tout cas qui ne soit resté dans la mémoire de grand-maman : <em>« Il existait, mais nous n’avions pas de raisons de le voir car il habitait loin … c’est quand il est venu faire ses études à Paris. … nous avions 20 ans tous les deux »</em>. Ils ont alors eu l’occasion de se croiser chez Adrien et Henriette, leurs oncle et tante respectifs, et surtout chez leurs enfants, leurs cousins Jean et Jeannette, ainsi que Madeleine (<em>née Soub</em>) et Marcel Chavanne.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="716" height="455" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau.png" alt="" class="wp-image-690 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau.png 716w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau-300x191.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-left has-large-font-size">En novembre 1922, Etienne est en garnison pendant 15 jours à … Sedan 😉 et trouve à se loger, par une voie qui ne doit probablement rien au hasard… au 7 place Nassau chez la famille Goguel.<br>Le Dr Frédéric Goguel fit construire cette maison en 1901, année de naissance d&rsquo;Hélène. <br>La photo ci-contre est une carte postale envoyée par Frédéric Goguel à son petit-fils Daniel Soub (n°3/12). </p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong><em>Mais il est temps de nous plonger dans une correspondance pleine d&rsquo;émotion d&rsquo;un temps révolu </em></strong><em><strong>où l&rsquo;on échangeait des nouvelles par courrier, dépêches et pneumatiques. </strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56.png" alt="" class="wp-image-781" width="694" height="296" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56.png 464w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56-300x127.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-50"><a class="wp-block-button__link has-text-align-left wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/17-janvier-1923-etienne-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>17 janvier 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
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<p class="has-large-font-size">          Deux mois après son séjour à Sedan, Etienne écrit à son père qu’il a «&nbsp;<em>appris samedi par Madeleine (&#8230;) que Melle G. devait revenir à Paris chez elle au début du mois prochain (</em>…et que) <em>d’autre part, un jour, au cours d’une visite chez Tante Henriette où j’étais seul avec elle, j’ai acquis la quasi-certitude par quelques mots échappés à celle-ci</em> (…), <em>qu’elle avait quelque intention sur moi.&nbsp;De mon côté, je n’ai laissé, ni chez l’une ni chez l’autre, percer la moindre parcelle de ce que je pense</em>.&nbsp;» rassure-t-il.<br>           Mais il pose clairement la problématique : «<em>&nbsp;si mes sentiments précédents et actuels se trouvaient confirmés, je ne serai plus arrêté dans ma décision que par l’unique question de la possibilité de vivre et faire vivre une famille dans des conditions convenables et compatibles avec nos habitudes.&nbsp;</em>»<br>           Enfin, malgré sa prudence, il avoue son anxiété quant à l’attitude à adopter devant l’incertitude où il est des sentiments de Melle G. à son égard … jusqu’à poser avec force qu’il ne se rendrait pas sans tenter sa chance : «&nbsp;<em>Si elle passe comme me le faisait prévoir Madeleine, un mois environ à Paris, je vais me trouver dans la situation la plus fausse où ce (sic) soit trouvé un jeune homme . La voir, comme je l’ai vue en novembre, équivaudrait presque à une déclaration implicite&nbsp;; ne pas la voir, d’une part me serait extrêmement dur, d’autre part ne me parait guère possible. Mes prétextes de travail équivaudraient à un refus, s’il y a quelque idée en train, (…), mais ces jeunes filles ne viennent pas si fréquemment à Paris sans motif et si ce n’est pour moi, ce serait pour quelqu’un d’autre – dans ce cas, pour rien au monde, je ne voudrais laisser le champ libre et jouer le rôle du Monsieur arrivant toujours et partant en retard. (…)&nbsp;</em>»</p>
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<div class="wp-block-button is-style-fill"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/24-janvier-1923-etienne-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>24 janvier 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
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<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-large-font-size">Une semaine plus tard, le 24 janvier, nouvelle lettre en réponse à une lettre de son père reçue entre temps. Gardons à l’esprit qu’Ernest est veuf et doit se trouver un peu désarmé devant cette fougue amoureuse qui peut-être le déstabilise. Toujours est-il qu’Etienne repousse poliment une proposition de son père consistant semble-t-il à se renseigner auprès de son oncle Adrien et de son épouse Henriette : «&nbsp;<em>Je te remercie beaucoup de ton offre dont je te suis très reconnaissant. (…) l’objection principale, je crainds (sic) que les Adrien, tante Henriette principalement, soient trop interessés à la chose pour que tu en puisses obtenir autre chose que des renseignements purement pécuniaires, ce qui est un peu insuffisant quoique très nécessaire. Aussi, après y avoir bien réfléchi, j’ai l’intention d’agir autrement, en mêlant à cette affaire une seule personne et beaucoup plus désinteressée, Jean. J’ai été très intime avec lui ces dernières années, du temps de son célibat. (…) Je suis sûr que, s’il juge que je fais une boulette, il me le dira. Certes je ne compte pas qu’il me dise quoi que soit de mauvais de sa cousine, (…). Pour moi, c’est assez naturel que je ne veuille me marier sans avoir assuré ma situation pécuniaire pour que je n’éprouve aucune honte à lui en parler&nbsp;</em>».</p>
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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/02-fevrier-1923-etienne-a-ernest-soub/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>2 février 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
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<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">C’est le 02 février qu’Etienne rend compte à son père de sa démarche auprès de son cousin germain : « <em>j’ai vu Jean dès mardi pour mes affaires. (…) Il n’a pas paru fort étonné et ne m’a pas caché qu’il s’en doutait : (…) Pour le chiffre de la dot, il m’a déclaré n’en pas savoir grand-chose (…) J’ai reçu ce soir seulement un mot de lui à ce sujet, (.)… Il m’annonce comme chiffre probable (c’est sa propre expression) 100.000, (…) Sans être considérable, évidemment, le chiffre me parait convenable et, en tous cas, suffisant pour écarter cette considération dans ma décision. Celle-ci ne dépendra donc dorénavant que du « coefficient personnel » (…) Tout cela étant, j’attendrai une nouvelle impression pour prendre une décision.</em> » </p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/wp-admin/post.php?post=755&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 février 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</a></div>
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<p class="has-large-font-size">La visite à son cousin Jean a contribué à rendre Etienne plus lucide sur le regard que porte son entourage familial sur son « <em>coefficient personnel&nbsp;</em>🙄» concernant Melle G. Le 04 février 1923, Etienne avoue à son père avoir remarqué «&nbsp;<em>la position difficile où j’allais me trouver, puisque (&#8230;) mes sentiments en novembre dernier avaient été beaucoup plus explicites que je ne l’avais cru&nbsp;; la prochaine fois que je reverrais (sic) Melle G, je serais (sic) en effet examiné, surveillé…, le tout fort gênant. (…) Je suis donc allé trouver Tante Henriette et lui ai, en quelques mots, indiqué la situation, ce qui ne l’a guère surprise, je crois. J’ai insisté, d’ailleurs, sur le fait que je n’étais nullement décidé </em>😉<em> (…)</em>&nbsp;». Et il conclut : «&nbsp;<em>Il est entendu que, jusqu’à nouvel ordre, les Chavannes (sic) resteront en dehors de la question&nbsp;</em>». Pourquoi ???</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/4-fevrier-1921-lettre-dhenriette-a-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 février 1923, lettre d&rsquo;Henriette à son beau-frère Ernest</a></div>
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<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Le même jour<em>,</em> Henriette répond à la demande d’Etienne et présente sa nièce à son beau-frère sans lui cacher tout le bien qu’elle pense de ce projet de mariage : <em>«&nbsp;Tu sais combien j’aime tes enfants et combien je voudrais pouvoir remplacer un peu leur chère maman que j’aimais tant. (…) Je ne suis pour rien dans son choix (&#8230;) mais je l’approuve de tout mon cœur et je comprends son attirance pour notre chère petite nièce qui j’en suis sûre te plairait beaucoup.&nbsp;</em>»<br><br>Suit un panégyrique impressionnant. Attention, certains passages pourraient choquer des oreilles féministe ! Prenons cela comme un témoignage d&rsquo;un temps révolu : <br>«&nbsp;<em>C’est une exquise créature, qu’on ne peut d’ailleurs apprécier qu’en la connaissant, car elle est timide et réservée et n’a rien de ces jeunes filles flirts et fin de siècle de nos jours. Elle est admirablement élevée. Elle, et ses sœurs d’ailleurs savent tout faire. Ce sont des maîtresses femmes qui seront des trésors pour leurs maris. Elles font elles-mêmes toutes leurs affaires, ce qui est précieux de nos jours et s’il y a crise domestique, elles ne sont pas embarrassées pour si peu et font elles-mêmes le ménage et la cuisine si besoin est. Elles en ont vu d’autres pendant les 4 ans d’occupation boche &#8230; </em><br>&#8230; <em>Hélène est notre préférée à tous, (&#8230;). Hélène a un caractère idéal, toujours égal, gaie et entrain, je ne lui ai jamais entendu dire du mal de personne, c’est la bonté même, elle se croit née pour faire le bonheur de ceux qui l’entourent et ne pense jamais à elle. Elle est extrêmement douce et caressante&nbsp;; je ne peux la comparer qu’à ton Hélène à toi, qui savait si bien faire le bonheur des autres et s’oublier elle-même. Tu aurais en elle l’idéal des belles-filles et Etienne une femme exquise&nbsp;</em>».<br><br>Elle confirme que le séjour à Sedan en novembre, il y a moins de trois mois, a été déterminant : «&nbsp;<em>si Etienne n’avait pas été en garnison à Sedan, il n’aurait jamais eu occasion de faire si bonne connaissance avec notre chère petite nièce (…)&nbsp;</em>»<br>Courageuse mais pas téméraire, Henriette ne s’engage pas trop sur la dimension financière : «&nbsp;<em>Je ne puis te renseigner sur la question pécuniaire. Les G. sont sûrement dans une jolie situation&nbsp;; mais je ne serais pas étonnée qu’ils soient dans les idées alsaciennes (le père de Fritz était alsacien) et que la dot ne soit pas en rapport absolu avec la fortune qu’ils auront un jour.</em>&nbsp;» Voilà qui est cash !</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Puis c’est la douche froide. </strong><br><strong>Une lettre est arrivée de Montélimar, dont nous ne connaissons pas la teneur, mais dont nous pouvons imaginer le ton. Suzanne va plaider la cause de son frère auprès de leur père.</strong></p>
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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">9 février 1923, lettre de Suzanne à son père Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le 9 février, Suzanne écrit en effet à son père :<br>«&nbsp;<em>Mon cher Papa,  (…) ce matin Etienne m’est arrivé à la première heure, tellement bouleversé par la lettre qu’il a reçu de toi, que je crois bien faire en venant te parler de lui. (…) nous lui avons fait valoir toutes les objections que tu lui a (sic) fait valoir toi-même et, s’il avait du (sic) être découragé de ses intentions, il l’aurait certainement été.&nbsp;</em>»<br><br>Puis Suzanne argumente en faveur de son frère : «&nbsp;<em>Maintenant nous sentons (…) que son projet n’est pas un projet en l’air mais qu’il a été vraiment attiré par cette petite Hélène Goguel que je connais mal, vu son caractère timide, mais dont j’ai entendu dire le plus grand bien, (…) et, d’autre part, il ne semble pas que les Goguel soient au courant de l’idée d’Etienne. (…) Il est indubitable que tout vient d’Etienne seul</em>&nbsp;»<br><br>Ensuite elle le rassure sur le respect de son autorité paternelle : «&nbsp;<em>En rentrant chez lui, désirant beaucoup la revoir tranquillement, il t’a écrit, te demandant tout simplement ton assentiment, ne voulant pas aller plus loin avant de l’avoir obtenu. Il n’a pas fait partir sa lettre, ayant reçu la tienne, et ce matin il était desespéré, se demandant si tu le comprends bien alors qu’il a tj (sic) cherché à agir pour le mieux. (…) Pour lui, il est décidé et ne demande plus qu’une chose, ton approbation&nbsp;: il m’a parlé très sérieusement ce matin, me disant qu’il ne voulait pour rien au monde te mécontenter, (&#8230;)et que si vraiment tu y tiens il renoncera à son projet mais sera désolé. (…). Il est certain qu’il aime cette jeune fille et qu’elle parait digne de lui.&nbsp;</em>»<br></p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Dans les jours qui suivent, Ernest s&rsquo;est laissé convaincre et le 18 février 1923, vers 10h30 du matin, Hélène et Etienne vont se fiancer en présence d<strong>es parents Goguel mais en l&rsquo;absence d&rsquo;Ernest.</strong> </strong><br><strong><em>« cela n’a pas beaucoup trainé » </em>nous dit Etienne. </strong><br><br><strong> Ecoutons comment Etienne, Hélène, Suzanne puis Henriette racontent cet évènement, chacun de sa place singulière.</strong></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/11-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dimanche, 3h00 (le 18 février 1923 à 15h00), lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest</a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">L&rsquo;après-midi même, après lui avoir annoncé la nouvelle par une dépêche, Etienne écrit à son père : « <em>(&#8230;) Les choses se sont précipitées de manière tout à fait inattendue pour moi, mais combien délicieuse. (&#8230;) Nous voilà fiancés depuis quelques heures (&#8230;) Je t’écris à coté d’elle dans le petit salon de tante Henriette (&#8230;) Je pense beaucoup à vous deux aujourd’hui, et aussi à maman qui aurait été bien heureuse aujourd’hui de faire connaissance avec cette nouvelle fille qu’elle aurait, j’en suis sur, beaucoup aimée</em>« </p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lundi, 7h30 (19 février 1923), lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest </a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le lendemain 19 février, Etienne est toujours sur un petit nuage quand il écrit à son père dès 7h30 afin de poster sa lettre en se rendant à l’Ecole des Mines. Il se veut plus précis que la veille : «<em>&nbsp;je ne veux pas attendre plus longtemps pour te répéter mon bonheur, (…) Quand vers 10 h ½ je suis arrivé chez tante Henriette, je ne me doutais pas un instant qu’un quart d’heure à peine plus tard, je serai fiancé (…) Ca été le «&nbsp;oui&nbsp;» immédiat, de sorte que quand un instant plus tard, nous sommes restés seuls, cela n’a pas beaucoup trainé.</em>»<br>Il organise déjà la suite comme si l’accord de son père n’était qu’une formalité : «&nbsp;<em>Aussitôt que nous aurons reçu ta réponse et qu’ainsi les fiançailles deviendront officielles</em>, (…) <em>Nous avons vu hier soir les Jean et les Chavanne qui n’étaient pas prévenus de la présence de leurs oncle et tante à Paris. Aussi leur stupéfaction, celle de Jeannette surtout, qui est toujours très nature, a été bien amusante. (…)</em>»</p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Grand-maman-_-la-demande-en-mariage.m4a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Récit d&rsquo;Hélène Goguel, enregistré en 1984 (Lionelsoub)</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">« <em>(&#8230;)Nous nous sommes fiancés en février, le 18 février. Mais je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi. (&#8230;). Tante Henriette (m&rsquo;) avait convoqués place Pereire sous pretexte de voir le trousseau de naissance de René Soubeyran. Tante Jeannette était sur le point d’accoucher. (&#8230;) Alors j’y suis allée, et qd je suis arrivée j’ai vu là papa et maman. et on me dit : il y a là un jeune homme qui demande ta main. Est-ce que tu sais qui c’est ?<br>Q : et tu savais ?<br>R : Oh, j’avais une vague idée, mais non, je ne savais pas ce que …. »(&#8230;) je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi. </em><br>Q : Et lui, il était dans la pièce à coté ?<br>R : il était dans le bureau, marchant de long en large<br>Q : Et il a attendu combien de temps ?<br>R : Cinq minutes ! (rire) ça a été très, très, très vite. Il est resté comme deux ronds de flan ; il ne m&rsquo;en avait jamais parlé &#8230; et j&rsquo;ai dit Oui ! »</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/11-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dimanche (le 18 février 1923), lettre de Suzanne à son père Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le même jour, Suzanne confirme «<em> hier à 9 heures un pneu</em>, (le SMS de l’époque) <em>lui</em> (à Etienne) <em>a appris que les parents (</em>Goguel<em>) arrivaient ce matin … il est allé les voir chez tante Henriette .. et la jeune fille ayant dit à ses parents que depuis 3 mois elle ne pensait qu’à cela ils se sont vus et fiancés immédiatement. (…) Voilà ce qu’Etienne m’a téléphoné à midi et je t’assure que j’en suis encore toute surprise, comme tu le seras sans doute en recevant la dépêche. </em>»</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/19-fevrier-1923-lettre-dhenriette-et-adrien-a-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">19 février 1923, Lettre d&rsquo;Henriette et Adrien à Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Celle qui fut la facilitatrice, voire l&rsquo;instigatrice de ces fiançailles écrit le lendemain à son beau-frère, supposant que « <em>tu ne seras pas fâché que je te donnes quelques détails (&#8230;). C&rsquo;est bien dommage que tu n&rsquo;aies pas été là hier, tout s&rsquo;est déroulé avec une telle rapidité que nous en étions tous ahuris (&#8230;) Fritz ayant pu se libérer, ils </em>(les parents Goguel)<em> arrivaient à minuit. Dare-dare, j&rsquo;ai été préparer la chambre. Ils n&rsquo;avaient pas prévenu leurs filles (&#8230;) aussi, hier matin j&rsquo;allais les chercher sous prétexte de les emmener à l&rsquo;Eglise. A peine elles étaient là qu&rsquo;Etienne (&#8230;) s&rsquo;amenait dare-dare pour connaitre le résultat. Nous l&rsquo;avons caché dans le cabinet d&rsquo;Adrien. Ça n&rsquo;a pas été pour longtemps. (&#8230;) Hélène a naturellement été saisie de voir ses parents, et encore plus quand ils lui ont dit qu&rsquo;elle était la cause de leur arrivée et qu&rsquo;un jeune homme pensait à elle. Elle a d&rsquo;abord dit qu&rsquo;elle ne savait pas de qui on voulait parler (&#8230;) « </em>Est-ce que c&rsquo;est Etienne ? J&rsquo;y pensais comme un beau rêve mais je ne croyais pas qu&rsquo;il pensais à moi et je m&rsquo;efforçais de ne pas y songer. »<em> J&rsquo;ai été alors chercher Etienne. Nous les avons laissés seuls. 1/2h après, ils sont revenus fiancés. (&#8230;) à 11h20, Etienne courait au télégraphe pour t&rsquo;avertir avant midi, et à 12h1/2, nous buvions à la santé des deux petits amoureux et de tous les chers absents (&#8230;)</em>« </p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">22 février 1923, lettre de Frédéric Goguel à Ernest Soubeyran</a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:34% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="657" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-657x1024.png" alt="" class="wp-image-718 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-657x1024.png 657w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-192x300.png 192w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image.png 670w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-extra-large-font-size">Puis tout s’est classiquement poursuivi et Ernest Soubeyran, le père du fiancé, a écrit à Frédéric Goguel, l’autre père qui lui répond par lettre du 22 février 2023. <br><br>La voici intégralement transcrite ci-dessous :</p>
</div></div>
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</div>
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<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-right">Lettre de Frédéric GOGUEL à Ernest SOUBEYRAN<br>Transcription Lionelsoub</p>



<p class="has-text-align-center">Sedan le 22 février 1923<br>PLACE NASSAU</p>



<p class="has-text-align-center">Cher Monsieur</p>



<p>J’ai été très sensible à l’aimable et affectueuse lettre que vous avez bien voulu m’adresser et dont je vous remercie bien vivement. Ce fut, pour ma femme et pour moi, un heureux étonnement d’apprendre que votre fils pensait depuis longtemps déjà à notre Hélène et lorsque celle-ci nous eut dit que de son coté elle avait une grande sympathie pour votre fils, c’est avec une grande joie et une absolue confiance que nous avons donné notre Hélène à Etienne.</p>



<p>Dans le court séjour qu’il a fait à Sedan, et pendant lequel nous avons été si heureux de le recevoir, nous avions bien apprécié à sa juste valeur toutes ses qualités de coeur et d’esprit et il avait vite compris notre amitié mais pas un moment il n’avait laissé voir à personne d’entre nous que le choix de sa garnison avait eu un but précis à ses yeux. C’est ce qui explique notre étonnement lorsque nous avons reçu la lettre d’Henriette nous faisant part de l’espoir que, avec votre autorisation, votre fils souhaitait voir se réaliser.<br>Connaissant votre fils et ma fille, je suis certain qu’ils seront heureux l’un par l’autre et que vous et nous auront la très grande joie d’assister au bonheur de nos enfants.<br><br>Ce n’est pas à moi à vous dire les qualités de ma fille mais je puis vous affirmer qu’elle a toujours été pour nous une fille très affectueuse et très aimante. Ses qualités et ses goûts simples les (mot non déchiffré) un très sûr garant de son bonheur et de celui à qui, avec un grand élan, elle a confié sa vie. Quant à Etienne, l’amitié que nous avions (mot non déchiffré) s’est vite transformée en une grande affection et nous nous réjouissons de pouvoir bientôt le considérer comme notre fils. En tous cas la vie leur sourit actuellement et si au début ils ont quelques mois difficiles, vous pouvez être certain que nous les aiderons à surmonter les premières difficultés et plus tard, quand Etienne aura terminé ses études, ils pourront tous deux avec une grande confiance envisager l’avenir.<br><br>En prenant la détermination que nous avons prise, nous n’avons certes pas pensé à nous car ce ne sera certainement pas sans un gros serrement de coeur que nous verrons notre Hélène quitter la place si grande qu’elle occupait à notre foyer ; ce sera aussi un chagrin pour ses deux soeurs et en particulier pour sa jumelle avec laquelle, jusqu’à présent, elle a eu une intimité de tous les instants. Mais pour elles comme pour nous notre tristesse sera atténuée par la vue du bonheur d’Etienne et d’Hélène.<br><br>J’espère, cher Monsieur, que vous puissiez bientôt venir faire la connaissance de notre fille et nous-mêmes de vous (réuni ?). En attendant ce moment, ma femme me charge de tous ses meilleurs messages (mot non déchiffré ) auquels je suis heureux de joindre l’expression de mes bien affectueux sentiments.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Signé Dr Frédéric Goguel</em></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-h-3-font-size">Et bien entendu, Hélène écrit elle aussi à son futur beau-père </p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="823" height="547" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg" alt="" class="wp-image-810 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg 823w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-300x199.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-768x510.jpg 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="823" height="540" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg" alt="" class="wp-image-811" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg 823w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-300x197.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-768x504.jpg 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-h-3-font-size">Le mariage eut lieu le 5 septembre 1923 à Sedan et … porta rapidement ses fruits puisque Robert est né dix mois et demi plus tard le 18 juillet 1924.</p>



<p class="has-large-font-size"><em>Ici avec les parents d&rsquo;Hélène, Renée Monod et Frédéric Goguel</em></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="323" height="458" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2.jpg" alt="" class="wp-image-853 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2.jpg 323w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2-212x300.jpg 212w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure></div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>S&rsquo;ensuivit un voyage de noces en Italie. Ernest, en visite chez sa fille Suzanne et Charles Dollfus, a reçu cette</strong> carte :</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-group alignwide is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-6c531013 wp-block-group-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="548" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1.jpg" alt="" class="wp-image-813" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1.jpg 825w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1-300x199.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1-768x510.jpg 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="821" height="540" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne.jpg" alt="" class="wp-image-814" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne.jpg 821w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-300x197.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-768x505.jpg 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-large-font-size">Laissons grand-maman conclure :<br>« Q : <em>alors vous avez vécu comment au départ ? il fallait bien que vous ayez de l’argent !</em><br>R : <em>Nous avons été aidés par mes parents et mon beau-père ; ils savaient que nous n’avions rien. Ça a duré un an. Après cela, il </em>(Etienne) <em>a eu une situation tout de suite. Et puis les « Bacot » </em>(famille de la grand-mère maternelle d’Hélène) <em>nous ont prêté un appartement à Par</em>is »</p>



<p class="has-large-font-size">Il y eut beaucoup de pérégrination et de logements où habita la tribu Soub en expansion jusqu’à la location puis l’achat de la Maison d’Auteuil, Villa Montmorency.<br>C’est une autre histoire que je vous conterai peut-être un jour…</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Lionelsoub</em></p>
</div>
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		<title>Histoire de la maison familiale, rue du pêcher à Montélimar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 15:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Rédacteur Jean-Jacques Leenhardt &#8211; récit paru dans la chronique Soub 2012 Cette propriété, à l’époque hors des remparts de la ville mais aujourd’hui en centre ville, entièrement close de murs ou de cyprès, située à Montélimar au quartier du Pêcher ou du Bouquet, contenant 70 ares environ, d’un seul tènement, composé de maison de Maître,&#8230; <div class="more-link-container"><a class="more-link" href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">Histoire de la maison familiale, rue du pêcher à Montélimar</span></a></div>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Rédacteur Jean-Jacques Leenhardt &#8211; récit paru dans la chronique Soub 2012</strong></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Cette propriété, à l’époque hors des remparts de la ville mais aujourd’hui en centre ville, entièrement close de murs ou de cyprès, située à Montélimar au quartier du Pêcher ou du Bouquet, contenant 70 ares environ, d’un seul tènement, composé de maison de Maître, bâtiment d’exploitation, écurie, remise, hangar, jardin potager et d’agrément, bosquets, terres labourables, serre, le tout à l’arrosage et confinant du Levant le chemin du Pêcher, du Midi le Grand Champ de Mars ou de Manœuvres, du Couchant Marmillod jeune, canal d’arrosage (canal Pétier) mitoyen entre deux et Veuve Augier, même canal entre deux et du Nord Madame Veuve Broise, <br><br>a été acquise le 27 mai 1885, moyennant le prix de 40.000 Francs, par devant Me Adolphe Roux, notaire à Montélimar, de Mme Louise Barnier, sans profession, veuve non remariée de Joseph Boucherle et de Mr Léopold, Ferdinand, Joseph Boucherle, son fils majeur, né le 24/07/1862, <br><br>par Mr Ernest, Louis, Abraham Soubeyran, fondé de pouvoirs de la banque Soubeyran Frères.</p>



<p class="has-large-font-size">Cette vente était assortie d’un acte sous seing privé stipulant que : <em>Mr Boucherle laisserait tous les arbres, arbustes et fleurs qui sont en bordure dans la grande allée, ainsi que le Yuko qui est à son extrémité et tous les buis en bordure, les espaliers, quelques arbres qui sont dans un massif de pépinières à droite près le mur du chemin du Pêcher et les paillassons de la serre ; que les deux magnolias qui sont à l’extrémité nord de la dite grande allée seront remplacés par deux arbustes d’une autre essence et que tous les arbres à fruits en production resteraient aussi à Mr Soubeyran. Mr Boucherle conserverait pour lui les trois premières coupes de l’année courante du foin de la propriété, et qu’en échange il laisserait à Mr Soubeyran divers sujets de pépinières que ce dernier lui a désignés.</em></p>



<p class="has-large-font-size">Il semblerait que la maison de Maître initiale (un carré d’environ 12m par 12 avec des pièces d’environ 25m² et 3,5m de hauteur sous plafond) ait été bâtie sans privilège d’architecte, ni de constructeur aux environs des années 1845-1850, par Joseph Boucherle ou son père Jacques, puisqu’existant sous cette forme sur une photo de 1869, prise par le photographe Lang. Elle fut agrandie par Ernest en vitrant la véranda, ajoutant la verrue arrière, visibles sur l’aquarelle de Jean Dollfus et sur le couchant deux pièces en L (chambre d’Etienne). Ernest effectua aussi divers aménagements de clôture ou de communs, dont les traces référencées, datant de 1914, subsistent. <br><br>La propriété a subi au cours du temps divers morcèlements : en 1912 (223,10m²) au profit de la Mairie pour l’agrandissement du chemin du Pêcher, en 1977 (30,77m²) sur le canal Pétier devenu inutilisé pour permettre la construction de la résidence Olivier de Serres et en 1996 (environ 3.300m²) permettant, sur la partie Nord du jardin, la construction de l’immeuble Beaumiral. Il reste actuellement une superficie d’environ 3.150m² comprenant la partie Sud du jardin et l’ensemble des bâtiments.</p>



<p class="has-large-font-size">Après son acquisition par Ernest, la villa fut habitée jusqu’à son mariage le 25 octobre 1895 avec Hélène Boeringer, par Ernest et son frère Maurice, lui aussi à la banque Soubeyran Frères ; Maurice achetant alors la propriété du Bouton d’or sise sur le flanc Est de la colline sur laquelle sont bâtis le château et la tour de Narbonne.<br><br>Hélène et Ernest y vécurent des jours heureux (un chauffage central fut installé par l’oncle Armand Boeringer) malgré le décès de leur fille Marguerite (24 juin1898-16 décembre1899), jusqu’au décès d’Hélène, le 28 décembre 1914, dans son petit salon ou sa chambre dans laquelle on l’avait montée. Ernest déplaça alors son bureau de la chambre, non chauffée, au-dessus des WC du 2ème palier, au rez-de-chaussée, à gauche, dans la pièce au Sud.<br><br>Comme les hirondelles, Suzanne et Etienne partirent du nid pour se marier et Francine resta seule avec son père, devenu sourd, jusqu’à son mariage le 27 juin 1929. Elle racontait que, durant les soirées, tout en tricotant sur ses genoux, elle faisait d’interminables crapettes avec son père et que le lendemain de son mariage, avant de partir en voyage de noces à Venise, elle avait passé une partie de la journée à recompter l’argenterie utilisée pour le repas sous chapiteau.<br><br>A la suite du décès d’Ernest (6 janvier 1939), la propriété revint par testament à sa fille Francine. Elle fut occupée durant l’hiver 1939-1940 par la descendance de son frère Etienne, repliée depuis Sedan. Puis resta inoccupée sous la garde du jardinier Florent (et de son épouse Marie, au grand cœur mais offrant lors de nos différents passages, un infâme café, chicorée passée dans un filtre chaussette d’époque, avec trop d’eau ! ), embauché par Ernest peu de temps avant son décès, jusqu’à l’hiver 1943 où Maxime, le mari de Francine, sentant venir la Libération, pensa que sa famille serait plus en sécurité à Montélimar qu’à Marseille où ils habitaient près d’une usine à gaz et d’une raffinerie de pétroles familiale, non loin du port. Courant 1944, la propriété fut réquisitionnée par les Allemands pour en faire un hôpital militaire et la famille fut relogée dans la Villa Marly au bout du chemin du Pêcher. (Cette réquisition valut le remplacement des tables de toilettes par quelques lavabos ou urinoirs !). Un soldat allemand, décédé, fut enterré près du grand cèdre au Nord-Est dans le fond du jardin et, après la Libération, Francine eut quelques difficultés pour faire transférer le corps dans le cimetière allemand créé au Nord de la ville. Avec des jeunes, réfractaires au STO, dont René Soubeyran, un fils de Jean, il fallut vider en catastrophe la maison, transportant les meubles dans les 3 greniers de la maison, le garage et la pièce au- dessus.<br><br>Si la Libération de Montélimar ne fait pas la une des souvenirs côté français, elle est considérée par les Américains comme une des batailles les plus importantes de la libération de la France, les Allemands de la XIXéme Armée (OAK19) refluant du Sud-Ouest, ayant été bloqués par les maquis et les Américains de la 36th US DI dépendant de la 6éme Armée du général Truscott, arrivés par la vallée de la Durance puis de la Drôme. C’est ainsi qu’on voyait les obus allemands partir de la colline de Montchamp au sud de Montélimar vers la colline de Savasse au nord de Montélimar où étaient les Américains. (Indépendamment des livres qui commencent à paraître maintenant sur le sujet, il existe des récits manuscrits de Francine, Aude et Martine Soubeyran). Durant cette bataille, furent volées par les Allemands, malgré les précautions prises (voitures sans batterie et sur cales), la voiture d’Ernest, propriété d’Etienne et la 202 de Francine. René Soubeyran me racontait récemment qu’ayant trouvé dans un char américain incendié des boites de singe (corned beef), il en avait donné une à Francine, laquelle fut très appréciée, car alors on manquait de tout. Il fallut ensuite remettre la maison en état, ce qui fut facilité, le chef des FFI convoitant la Villa Marly pour y installer sa famille.<br><br>La propriété fut louée en 1946 à un épicier poujadiste, Berrang, puis en 1955 à un radiologue de l’hôpital, le Docteur Faure. Celui-ci fit, aux frais de la propriétaire, quelques aménagements : remplacement de la chaudière à charbon d’Armand Boeringer, qui ne joua plus alors que le rôle de radiateur de l’entrée, par une chaudière à mazout, installé dans la 1ère cave ; remplacement de la baignoire et du chauffe-eau à gaz de la salle de bains par un cumulus ; installation d’une office et d’une douche dans ce qui était la souillarde et la resserre à provisions et surtout ouverture de la cloison entre le bureau d’Ernest et le petit salon d’Hélène, donnant ainsi davantage de lumière à ces deux pièces. Le 23 avril 1967, Jean-Jacques et Annie, un des enfants de Francine et Maxime, s’y installèrent et en acquirent la pleine propriété en 1996, après la vente de la moitié nord du jardin par l’indivision constituée avec son frère et ses sœurs, au décès de Francine en octobre 1989.<br><br>Plusieurs campagnes de travaux purent alors être envisagées : réfection des toitures en 1997 ; mise en place de double vitrage sur les fenêtres et de radiateurs dans la pièce au-dessus de la cuisine (chambre d’Etienne) ainsi que dans les deux pièces du 2ème palier ; mise aux normes de l’installation électrique en 2003 ; remplacement de la chaudière à mazout par un ensemble pompe à chaleur – chaudière à condensation, du poulailler, inutilisé, par une prairie constituant ainsi une courette protégée, invisible de la rue, enfin transformation des communs en une salle à manger d’été fermée par des portes vitrées coulissantes en 2006 et 2007.<br><br>Ils eurent la joie de pouvoir y fêter leurs noces d’or les 18 et 19 août derniers (2012), accueillant à cette occasion, 8 jours avant la cousinade, 11 des 12 fratries descendantes d’Hélène et Etienne. Après un service de reconnaissance dans le Temple où Francine et Maxime avaient demandé la bénédiction de Dieu sur leur union et un cocktail dinatoire au Roure (belle propriété à 4km au Sud de Montélimar), un repas de 60 couverts put avoir lieu le dimanche à midi sous chapiteau dans cette courette grâce à l’aide de leurs enfants et petits enfants.<br><br>Ils sont reconnaissants du fait que cette propriété ait pu être conservée durant 125 années dans la famille au sens large. Pour le reste, ce sera au plaisir de Dieu.<br>Jean-Jacques Leehnardt</p>



<p class="has-large-font-size"><br></p>
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		<title>Fondation de la filature DMC à Mulhouse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 16:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Un (tout petit) bout d'histoire familiale
Par Lionelsoub
Nonobstant la culture très  patriarcale de nos sociétés, il n'y a pas que des Soubeyran parmi nos ancêtres ! En voici une illustration avec les famille Dollfus, Mieg, Koechlin ....
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right tw-text-wide has-extra-large-font-size"><strong><em>Un (tout petit) bout d&rsquo;histoire familiale</em></strong></p>



<p class="has-text-align-right tw-text-wide"><em>Cet article est paru dans la Chronique Soub 2021 (avril 2022)</em><br> Les noms en <strong><em>italique-gras</em></strong> sont ceux d’ancêtres directs d’Etienne Soubeyran par sa mère.<br>Et donc les ancêtres de nombre d’entre nous.</p>



<p class="has-yellow-background-color has-background"><strong>Le contexte :</strong><br>Au milieu du XVIIIème siècle, l’Alsace appartient à l’Empire-Romain-Germanique. Mulhouse en revanche est une République depuis 1347. Cette «&nbsp;Cité-état&nbsp;» a su défendre et préserver ses privilèges et son indépendance par les armes, les alliances et la diplomatie. Cette expérience républicaine &#8211; les dirigeants, par exemple, sont élus &#8211; déplait bien sur à la noblesse, mais ses tentatives pour y mettre fin échoueront toutes. La république de Mulhouse perdurera jusqu’à son «&nbsp;union&nbsp;» avec la France en 1798.</p>



<p class="tw-text-wide"><strong>Les acteurs : </strong><br><strong><em>Jean Johannes Dollfus</em></strong>, négociant, nait en 1694 à Mulhouse, dans une famille de la haute bourgeoisie locale. Les Dollfus fournirent six bourgmestres à la République puis six maires à la ville de Mulhouse après 1798 ; ils eurent un rôle déterminant dans le développement industriel de Mulhouse et de l’Alsace et promurent les cités ouvrières. <strong><em>Jean Johannes Dollfus</em></strong> et sa seconde épouse <strong><em>Anne-Catherine Bernouilli</em></strong> eurent &#8211; notamment &#8211; deux fils :<br>* L’ainé Jean Henri Dollfus (1724-1802) est peintre et coloriste.<br>* Le cadet, <strong><em>Jean Dollfus</em></strong> (1729-1800), pharmacien apothicaire de son état, sera Bourgmestre de Mulhouse. Il épouse en 1750 <strong><em>Marie Madeleine Mieg</em></strong> avec laquelle il aura 14 enfants dont <strong><em>Cléopha Climène Dollfus</em></strong> et Daniel Dollfus.</p>


<div class="wp-block-image is-style-tw-hard-shadow">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="701" height="537" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Capture-decran-2022-12-31-a-16.04.00.png" alt="" class="wp-image-582" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Capture-decran-2022-12-31-a-16.04.00.png 701w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Capture-decran-2022-12-31-a-16.04.00-300x230.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="tw-text-wide">Par ailleurs, leur contemporain <strong><em>Samuel Koechlin</em></strong> (1719-1776), Echevin, aura avec son épouse <strong><em>Elisabeth Hofer</em></strong> vingt enfants ! 😓 ! dont <strong><em>Jean Johannes Koechlin</em></strong> (1746-1836) qui épousera <strong><em>Climène Dollfus</em></strong> ci-dessus nommée. <em>(Vous suivez toujours 🤫)</em> Ce couple aura comme descendante à la 5ème génération <strong><em>Hélène Boeringer</em></strong>, de Mulhouse, qui s’expatriera à Montélimar pour épouser <strong><em>Ernest Soubeyran</em></strong>. Ils sont les parents d’<strong><em>Etienne Soubeyran</em></strong>, le père des douze &#8230; etc &#8230;</p>



<p class="has-yellow-background-color has-background"><em>Notons que Daniel Dollfus, le frère de Climène, aura comme descendant Charles Dollfus qui épousera Suzanne Soubeyran, la soeur ainé d’Etienne.</em></p>



<p class="tw-text-wide"><strong>La création de la filature DMC :</strong><br>En 1745, Jean-Henri Dollfus, le frère ainé de notre ancêtre <strong><em>Jean Dollfus</em></strong>, s’associe avec <strong><em>Samuel Koechlin</em></strong> (cf plus haut) et Jean Jacques Schmalzer pour créer la première fabrique de toiles peintes à Mulhouse, selon la technique dite de l’indiennage. Profitant de l&rsquo;engouement de l&rsquo;époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main. En 1758, l’entreprise devient <em>« Koechlin, Dollfus &amp; Cie »</em><br>Je vous fait grâce des ruptures et réorganisations successives entre les associés. Toujours est-il que Daniel Dollfus (toujours le frère de <strong><em>Climène</em></strong>) se retrouve dirigeant de la filature. Il épouse Anne-Marie Mieg (à ne pas confondre avec sa mère Marie Madeleine Mieg) et associe le nom de son épouse au sien, comme c’était courant à cette époque, et devient donc Daniel Dollfus-Mieg. Tout naturellement, la filature deviendra Dollfus Mieg et Cie soit DMC.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="840" height="484" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/DMC_filture_XIXe.jpg" alt="" class="wp-image-596" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/DMC_filture_XIXe.jpg 840w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/DMC_filture_XIXe-300x173.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/DMC_filture_XIXe-768x443.jpg 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<p class="has-yellow-background-color has-background">Leur réussite déclenche l&rsquo;émulation au sein de la bourgeoisie mulhousienne et une véritable révolution industrielle avant l’heure, Mulhouse devenant un des grands centres de l&rsquo;industrie textile en Europe. Les trois associés de départ sont considérés comme les pères fondateurs de l&rsquo;industrie mulhousienne.</p>



<p class="tw-text-wide"><strong>Sources :</strong> <br>&#8211; <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dmc.com/fr/p-dmc-histoire.html#null" target="_blank">Histoire de DMC</a> sur le site de l&rsquo;entreprise<br>&#8211; <a rel="noreferrer noopener" href="https://online.heredis.com/file/232441/immediate/671" target="_blank">Généalogie familiale </a>: Vous pouvez retrouver l&rsquo;état d&rsquo;avancement des recherches sur l&rsquo;application Heredis <em>(mot de passe envoyé sur demande)</em></p>
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		<title>Dieulefit : Les maisons Soubeyran de la branche cadette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 17:13:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Notre cousine Laurence Chabauty nous présente à Dieulefit les maisons de la branche cadette et notamment celles de Louis Soubeyran, son grand-père dont elle évoque quelques anecdotes émouvantes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right tw-text-wide"><strong>Par Laurence ROCHAS-CHABAUTY</strong></p>



<p class="tw-text-wide has-background has-extra-small-font-size" style="background:linear-gradient(83deg,#EEEADD 0%,#D1D1E4 100%)"><em>Préface de Lionelsoub</em> <br>Après celles de la branche ainée, notre cousine Laurence Chabauty nous présente à Dieulefit les maisons de la branche cadette et notamment celles de Louis Soubeyran, son grand-père. Elle en profite pour évoquer quelques anecdotes émouvantes qui nous permettent d&rsquo;approcher l&rsquo;intimité de cet homme que la plupart de nos lecteurs ne connaissent que par la somme historique et généalogique, qu&rsquo;il a publiée en 1933. Mais avant de lui passer la plume, il a paru utile à certains que je puisse clarifier l&rsquo;articulation entre branches et refixer quelques repères. <br>Vers 1621, peut-être suite à des troubles religieux à Privas, sa région d&rsquo;origine, Abraham 1er Soubeyran arrive à Montélimar, s&rsquo;y installe comme patron-tanneur, et s&rsquo;y marie en 1633 avec une montilienne. Ses descendants pousuivront quelques temps son activité de tanneur. Son petit-fils Abraham II épouse en 1702 Izabeau Morin, une jeune fille de Dieulefit. Voici ce qu&rsquo;en dit Louis S. : <em>« leur union, par les rapports qu’elle fera naître, en préparera d’autres : d’abord, celle de leur fille Anne qui, la première, ira habiter le pays de sa mère, puis celle de leur fils aîné ABRAHAM qui, en se mariant, s’y fixera aussi et y fera souche, transportant ainsi définitivement les SOUBEYRAN à Dieulefit. »</em> Et en effet, Abraham III Soubeyran épouse en 1744 Suzanne Lautier, fille d&rsquo;un tanneur de Dieulefit en affaires avec la tannerie Soubeyran de Montélimar. D&rsquo;une union qui parait avoir été orageuse, Abraham et Suzanne eurent 4 enfants dont Pierre-Abraham fondateur de la branche dite ainée, et Antoine III, primat de la branche dite cadette. Celle-ci restera implantée à Dieulefit et Louis Soubeyran en est un des éminents représentant.<br>Quant à la branche ainée, voici ce qu&rsquo;en résume Laurence Rochas-Chabauty dans un autre texte : <em> » L’« aventure » de la branche aînée présente de l’intérêt en soi, mais sa réussite sociale constitue aussi un contrepoint étonnant et « révélateur » de la crise familiale de la branche cadette. À partir d’une situation initiale favorable, une position avantageuse (celle d’aîné, légataire universel) et une forte personnalité (celle de Pierre Abraham Soubeyran), c’est un parcours sans faute qui lui permet d’intégrer à la fin du XIXe et au début du XXe siècle la HSP parisienne. Dans le même temps, la branche cadette, à partir d’une situation initiale fâcheuse, la position du cadet défavorisé dans l’héritage et une personnalité problématique, celle d’ANTOINE (III) SOUBEYRAN, connaît une crise dont elle mettra un siècle à se remettre. »</em> Nous y reviendrons dans de futurs articles.<br>Enfin, et pour mémoire, Etienne Soubeyran est né et a vécu à Montélimar jusqu&rsquo;à son départ pour Paris après la 1ère GM afin de poursuivre ses études à Polytechnique. <strong>Mais il est temps de passer la parole à Laurence.</strong></p>



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<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="562" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-562x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-493" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-562x1024.jpeg 562w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-165x300.jpeg 165w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-768x1400.jpeg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-843x1536.jpeg 843w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-1124x2048.jpeg 1124w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-1568x2857.jpeg 1568w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-1320x2405.jpeg 1320w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/56-rue-du-Bourg-Cadette1-scaled.jpeg 1405w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>
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<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:50%;flex-basis:50%">
<p class="has-small-font-size">Abordons maintenant au rivage des maisons Soubeyran de la branche cadette, toujours « du point de vue » de Louis Soubeyran. Dans son livre manuscrit sur son père Ovide, Louis Soubeyran a mis une photo de la rue du Bourg où il a indiqué par 2 traits rouges l’emplacement de la cinquième maison à partir de la place Chateauras (&#8230;) côté gauche. Cette maison, il n’y a pas vécu mais c’est LA maison de la branche cadette et la maison natale de son père : il la connait bien, y compris l’agencement intérieur, elle a certainement une valeur affective pour lui. C’est sauf erreur le numéro 56 actuel et la comparaison de sa modeste façade avec celle du 59 illustre bien la différence de situation entre l’aîné et le cadet à l’issue de la succession d’Abraham III. Une entrée avec entablement quand même mais une seule autre ouverture au rez-de-chaussée (le magasin actuel), 2 fenêtres et un fénestrou au premier, 2 fenêtres au second et un demi étage avec 2 petites fenêtres.</p>
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<p class="tw-text-wide has-small-font-size"><br>C’est là que naquit et vécut jusqu’en 1861 (date de son installation à la Malautière) Antoine V « l’original ou le faible » (selon le degré d’indulgence), lui aussi contremaitre chez les Morin. Il occupait avec sa femme Louise Defaysse, le premier étage et ses parents le rez-de-chaussée. Il formait avec sa femme un couple « explosif » qui n’en eut pas moins trois filles mortes en bas âge, puis trois garçons qui naquirent tous dans la maison de la rue du Bourg. Le <em>« bien cher père »</em> de Louis Soubeyran, Ovide en 1851 <em>« dans une chambre au premier étage sur la rue »</em>. Ladite maison resta propriété de l’Oncle Ovide et des Soubeyran de Lyon. En 1932 elle était encore propriété d’Élisabeth Soubeyran. <em>(cousine de Louis Soubeyran ; note Lionelsoub)</em> Je ne sais pas quand les Soubeyran de Lyon l’ont vendue et à qui (&#8230; ?).</p>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">Je viens de citer la Malautière, mais pour évoquer les maisons de Louis Soubeyran, celles où il a vécu, il me faut d’abord parler de la maison de la Garde de Dieu. En effet Ovide, son père, peut-être instruit par la cohabitation fâcheuse de ses parents et de ses grands-parents rue du Bourg, lorsqu’il se maria ne resta pas à la Malautière. Il s’installa avec Emma Poulin dans une maison qui venait de l’héritage du grand-père d’Emma, un Gougne. (&#8230;) Le jeune couple y vécut de 1874 à 1880 et les trois aînés y naquirent <em>«&nbsp;dans une grande chambre sur la rue au deuxième étage&nbsp;»</em>. C’est donc la maison natale de Louis Soubeyran, mais il ne devait guère en avoir de souvenir puisqu’il en partit à trois ans.<br>Le départ de la Garde de Dieu pour s’installer à la Malautière devait résulter d’une conjonction&nbsp;: des parents vieillissants à entourer, une maison qui devenait trop petite (bientôt un quatrième garçon), un couple assez solide pour affronter la cohabitation. (&#8230;)</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-small-font-size">La Malautière. C’est le nom utilisé par Louis Soubeyran, et pas la Grande Maison comme plus tard. Déjà simplement ce nom, je ne l’ai «&nbsp;compris&nbsp;» que progressivement. (&#8230;) j’ai découvert qu’il y avait une rue Malautière dont il tirait son origine&nbsp;: elle va de la place Châteauras à la place de la gare (&#8230; et) j’ai eu l’idée de chercher l’étymologie du mot qui dès le départ me paraissait avoir une connotation négative&nbsp;: effectivement malaut synonyme lépreux et donc malautière synonyme maladrerie. Et oui on est dans le quartier de la Pouilleuse, à la périphérie du village où les malades étaient groupés, isolés au Moyen-Âge. Mais le politiquement correct n&rsquo;avait pas encore frappé et les vieux noms même péjoratifs étaient conservés. De nos jours la Pouilleuse est devenue la place Brun Larochette et plus personne ne connait le sens de Malautière… (&#8230;) La maison est accolée aux immeubles donnant sur la Pouilleuse (du 10 au 8) et n’a qu’une façade côté jardin et qu’une issue rue Malautière.<br>La façade est assez imposante avec au rez-de-chaussée deux portes, deux fenêtres donnant sur une terrasse, un étage avec fenêtres, un avec oculi. (<em>&#8230; à l&rsquo;intérieur</em>) deux grands salons avec cuisine au rez-de-chaussée, deux très grandes chambres avec salle de bain au premier, cinq ou six chambres au second plus grenier, plus grande pièce dans l’aile en retour. La disposition était probablement différente au temps d’Ovide, mais de toute façon «&nbsp;une grande maison&nbsp;», sans commune mesure avec celle du 56. La Malautière représentait bien «&nbsp;une remontée sociale&nbsp;», (&#8230;).</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-496 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-768x1024.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-225x300.jpg 225w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-1152x1536.jpg 1152w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-1536x2048.jpg 1536w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-1568x2091.jpg 1568w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-1320x1760.jpg 1320w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/La-Malautiere-2-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure></div>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">Cet ensemble avait été constitué par Antoine «&nbsp;le vertueux&nbsp;». <em>«&nbsp;Il acheta, pièce par pièce et forma morceau par morceau la maison et le grand jardin de la Malautière&nbsp;»</em>, mais c’est Antoine «&nbsp;l’original ou le faible&nbsp;» qui s’y installa en 1891, puis Ovide donc en 1880. Pour Louis Soubeyran, qui y vécut 24 ans, de 1880 à 1904, c’est LA maison familiale, <em>«&nbsp;notre très chère Malautière&nbsp;»</em>. Elle est le cadre de la vie du couple exemplaire de ses parents et leur vie s’y écoula <em>«&nbsp;calme, paisible, heureuse, toute partagée entre le travail et les joies de la famille qu’aucun orage, aucune tempête ne troubla jamais&nbsp;»</em>. Et donc on peut penser que ce fut aussi le cadre d’une vie <em>«&nbsp;heureuse&nbsp;»</em> pour leurs enfants, leurs quatre fils, et leur fille Marguerite, née à La Malautière, remplie de fleurs par son père à cette occasion. Si la mort du petit frère Émile, et les différentes maladies sont considérées par Louis Soubeyran comme <em>«&nbsp;le tribut inévitable qu’ils durent payer à la souffrance et aux angoisses, dont aucune vie humaine ne peut être complètement exemptée&nbsp;»</em> La Malautière est associée pour Louis Soubeyran à un drame, celui de la maladie et de la mort de son père. C’est là qu’il cessa de souffrir <em>«&nbsp;le mardi 5 janvier 1909 à 10 h du soir, après 14h d’une agonie atroce&nbsp;»</em>. C’est là que ses fils le couchèrent dans son cercueil et que se tint le culte familial, avant celui au temple.<br><br>L’attachement de Louis Soubeyran pour La Malautière est certain, et pourtant, c’est sans état d’âme apparemment qu’il choisit de quitter la maison familiale, n’envisageant pas un instant de s’y installer avec sa femme, ce que fit son frère André (je ne parle pas d’Henry parti de Dieulefit et de Léopold resté célibataire). Louis Soubeyran parait tout à fait persuadé du caractère néfaste de la cohabitation de deux couples. Il le dit explicitement pour le couple explosif de ses grands-parents. Et dès l’annonce de ses fiançailles, il part joyeusement à la recherche d’une location.</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="732" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-732x1024.jpg" alt="" class="wp-image-507 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-732x1024.jpg 732w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-215x300.jpg 215w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-768x1074.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-1098x1536.jpg 1098w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-1464x2048.jpg 1464w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-1568x2193.jpg 1568w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-1320x1846.jpg 1320w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/Le-Savelas-Dieulefit-scaled.jpg 1831w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="tw-text-wide has-small-font-size">Et cette location sera le Savelas. Là je vais prendre mon temps pour essayer de faire revivre le mieux possible LA maison de Louis Soubeyran. (&#8230;) Donc comme on le voit sans ses lettres à sa fiancée, Louis Soubeyran, dans ses recherches, se focalise vite sur une maison rue du Savelas. Il se rend bien compte que pour sa fiancée quittant un appartement bourgeois de la rue de la Maison Carrée à Nîmes et passant jusque-là ses vacances dieulefitoise à la Baume, cette perspective n’est pas enthousiasmante. Il argumente donc dans plusieurs lettres, admettant explicitement «&nbsp;l’éloignement&nbsp;» du quartier, et implicitement son caractère populaire&nbsp;; mais il met en avant le très bon rapport&nbsp;qualité-prix (il est caissier-comptable à cette époque) et sa certitude qu’ils en feront un charmant «&nbsp;home&nbsp;» (sic). Il cite pour la convaincre les compliments faits par différents visiteurs&nbsp;(&#8230;) Il met beaucoup de dynamisme enfin à faire exécuter des travaux pour rénover l’intérieur et mettre en place l’ameublement. De toute façon, même si Louis Soubeyran dit plusieurs fois qu’il faut qu’ils prennent leur décision à deux, Henriette Chardounaud, sans dot, ne devait pas avoir une grande marge de manœuvre. D’ailleurs elle eut sans doute la délicatesse d’accepter avec grâce de s’installer durant l’été 1904 dans cette petite maison d’un quartier populaire.<br>C’est cette location qu’il acheta, quand je ne sais, à M. Alfred Reboul (&#8230;) restaurateur à Dieulefit. (&#8230;).</p>
</div></div>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">Ce Savelas de Louis et Henriette, mariés sous le régime de la communauté, je l’ai connu, moins bien que ma fratrie ou certains de mes cousins germains, mais tout de même. Mon inconscient a bien dû garder la trace des quelques mois passés seule avec Grand-Mère, pendant que le reste de la famille était déjà à Grenoble en pension avant l’installation dans l’appartement. Et puis c’était la maison des vacances (&#8230;) et même des «&nbsp;moments&nbsp;» avec Grand-mère jusqu’à sa mort en 1966.<br>J’emprunte encore souvent cette rue du Savelas où Maman entendait encore résonner les pas de son père , et je passe souvent devant cette façade que Louis Soubeyran a demandé à son cousin Edmond Soubeyran d’immortaliser&nbsp;: (&#8230;) Ce petit tableau rend bien l’ambivalence de la façade&nbsp;: bien modeste en elle-même, elle a tout de même une allure quelque peu bourgeoise et digne dans le contexte de la rue du Savelas. (&#8230;)<br>Chaque fois que je l’aperçois, cette façade, en descendant la rue du Savelas depuis le pont de Bourdeaux, je pense à la réflexion plusieurs fois faites par Maman, admirant que son père, vivant dans cette modeste maison de cette médiocre rue de ce petit village, ait pu avoir une hauteur de vue et de pensée si élevée. <br>Bien que ce ne soit pas exactement sur le même plan, le lecteur attentif comprendra l’autre pensée qui me vient alors à l’esprit. Il s’agit de cette réflexion de Louis Soubeyran, digne du Guépard, que j’&nbsp;aime tant, <em><strong>«&nbsp;Il faisait bon s’évader des contingences matérielles immédiates pour s’élever par-dessus les murs étroits que sont trop souvent les conditions mêmes de notre existence jusqu’aux sommets où dominant les évènements et les hommes, nous pouvons embrasser d’un regard la vie des générations qui nous ont précédés et trouver auprès de ces dernières à tant de pourquoi angoissants, les solutions qui sans elle nous échapperaient.&nbsp;»</strong></em></p>



<p class="has-text-align-right tw-text-wide"><em>Laurence Rochas-Chabauty</em></p>



<p>Vos commentaires, ci-dessous, nous sont précieux pour compléter, enrichir voire amender cet article &#8230; ou tout simplement nous encourager ou nous faire part de suggestions. Nous vous rappelons par ailleurs que ce blog est ouvert à tout contributeur désireux de nous faire partager des anecdotes familiale, voire de nous faire connaitre d&rsquo;autres branches que nous navons pas encore évoquées. </p>
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		<title>« Tout ce que je peux dire sur les maisons Soubeyran de Dieulefit »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 20:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Beaucoup de nos lecteurs connaissent l'ouvrage de référence sur notre famille, paru en 1933, et issu des recherches de Louis Soubeyran, son auteur. Sa petite fille, notre cousine Laurence Rochas-Chabauty, a écrit entre autres recherches un mémoire sur les maisons Soubeyran de Dieulefit. Ce premier article est consacré aux maisons de la branche ainée. Nous le publions avec grand plaisir. Merci à elle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right tw-text-wide has-large-font-size"><strong>Par Laurence Rochas-Chabauty, <em>petite fille de Louis Soubeyran</em></strong></p>



<p class="has-text-align-center tw-text-wide has-large-font-size"><br><strong>PREMIÈRE PARTIE : LES MAISONS DE LA BRANCHE AINÉE</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="451" height="339" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-4.png" alt="" class="wp-image-479" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-4.png 451w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-4-300x225.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>DIEULEFIT : Vue générale</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center tw-text-wide has-large-font-size"><strong>Prologue</strong></p>



<p class="tw-text-wide has-normal-font-size">Avant 1918 la famille Louis Soubeyran passait déjà des étés «&nbsp;à la campagne&nbsp;», par exemple à Boutières, un hameau de Truinas, proche du berceau de la famille Vache. J’y associe l’émotion avec laquelle Louis Soubeyran évoque dans son livre le souvenir de son arrière-grand-mère maternelle, Marguerite Vache, qu’il n’a pas connue mais que sa mère vénérait, une humble paysanne huguenote <em>«&nbsp;grande par le cœur et par ses vertus chrétiennes&nbsp;»</em>. Dans un tout autre registre, plutôt cocasse, me revient à l’esprit le souvenir des frères Soubeyran (Robert et Pierre)* s’illustrant en mettant des pétards aux derrières des vaches de la cousine Vache…<br>Mais en 1918, pour la première fois la famille Louis Soubeyran passe l’été, la belle saison à la Pie Verte. Ensuite chaque année voit toute la maisonnée, vaisselle, linge, literie et piano compris, déménager des bas-fonds du Savelas jusqu’aux hauteurs de Dieulefit. Ce rituel étonnant (circa 400 mètres à vol d’oiseau) se répète pendant plus de 20 ans, jusqu’à la 2° Guerre Mondiale, jusqu’à la mort de Louis Soubeyran en avril 1943 probablement. Curieuse et touchante transhumance pour des «&nbsp;vacances à la campagne&nbsp;», coutume bien étrangère aux classes populaires&nbsp;; mais en location et pas vraiment dans un «&nbsp;villa bourgeoise&nbsp;». Un entre-deux bien caractéristique, me semble-t-il, du statut social des Louis Soubeyran.<br>C’est l’occasion pour moi de vouloir évoquer les maisons Soubeyran, toutes celles qui ont pu compter pour Louis Soubeyran. En fait trois cercles concentriques&nbsp;: les maisons de la branche aînée, celles de la branche cadette, celles de Louis Soubeyran.</p>



<p class="tw-text-wide has-extra-small-font-size"><em>* les fils de Louis Soubeyran (note Lionelsoub)</em></p>



<p class="has-text-align-center tw-text-wide has-large-font-size"><strong>Les maisons Soubeyran de la branche aînée</strong></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:52% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="570" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image.png" alt="" class="wp-image-473 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image.png 853w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-300x200.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-768x513.png 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="tw-text-wide has-extra-small-font-size">Oui il me semble légitime d’évoquer les maisons Soubeyran de la branche aînée. Une petite anecdote aide à comprendre pourquoi. Dans la préface de son livre, Louis Soubeyran nous dit comment lui fut donnée en 1901 (il a 24 ans) l’idée première à l’origine de ses recherches. «&nbsp;Mon ami Maurice Soubeyran (Oncle d&rsquo;Etienne, père des douze-note Lionelsoub) […] me rencontrant un jour dans la rue du Bourg, à Dieulefit, me remit une feuille en me disant «&nbsp;Tenez M. Louis voici quelques notes qui vous intéresseront, elle vous montre comment nous sommes parents.&nbsp;». Et il ajoute en note, ledit Maurice «&nbsp;me témoigna toujours la plus grande affection et une confiance dont je lui suis encore reconnaissant en m’ouvrant toutes grandes les archives de notre famille&nbsp;».</p>
</div></div>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">On peut tirer de nombreuses informations de cette scène prise sur le vif, toutes vont dans le même sens&nbsp;: il est justifié de parler des maisons de la branche aînée. D’abord on voit que dès l’âge de 24 ans, Louis Soubeyran est connu pour s’intéresser à l’histoire familiale de toutes les branches confondues, intérêt pour les personnes mais aussi pour le patrimoine. Ensuite les Soubeyran de la branche aînée sont alors toujours présents à Dieulefit. Il n’y a pas lieu de faire ici l’histoire de cette branche…mais de retenir quelques faits. Depuis Pierre Abraham IV (1745-1801) l’ascension sociale a été continue, une belle réussite qui s’est accompagnée d’une «&nbsp;migration&nbsp;» vers Montélimar, puis vers Paris. Mais cette migration s’est faite progressivement et le dénommé Auguste (1821-1903) (Grand père d&rsquo;Etienne-note Lionelsoub) dont Maurice est un fils, naît et meurt à Dieulefit, même s’il dirige conjointement avec Adrien, déjà installé à Montélimar, la Banque Soubeyran. C’est à la génération des enfants d’Auguste que le départ est complet et le patrimoine vendu dans les années 1920. Pendant la majeure partie de la vie de Louis Soubeyran, il y a donc des Soubeyran et des demeures Soubeyran de la branche aînée à Dieulefit. Enfin les liens de parenté entre les deux branches sont connus, des rapports de sociabilité et même d’amitié dans certains cas existent. Sauf erreur Louis Soubeyran est même reçu chez les Soubeyran de Montélimar pendant sa période militaire.</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Chaque fois que Louis Soubeyran emprunte la Grande rue ou rue du Bourg – et à partir de 1904 c’est au moins 6 fois par jour pour se rendre de la rue du Savelas aux bureaux de Morin et Cie – il passe devant la maison de ville des Soubeyran de la branche aînée, au numéro 39 actuel. La façade actuelle, bien entretenue mais dénaturée au rez-de-chaussée par 2 magasins, a encore de l’ampleur. Une large porte d’entrée avec entablement (plus 4 ouvertures), deux étages avec 5 fenêtres et un demi étage avec 5 oculi. Mais elle n’a ni les dimensions ni la décoration de l’ex Maison fraternelle, maison Morin de ville. Il y a un jardin qui va jusqu’à la colline. Louis Soubeyran connaissait-il l’agencement intérieur pour y être entré ou y avoir été invité&nbsp;? Je le pense, mais moi pas…</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="439" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-2.png" alt="" class="wp-image-476 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-2.png 474w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-2-300x278.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure></div>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">À l’origine, c’était une maison Lautier et Abraham III, le premier Soubeyran résidant à Dieulefit s’y installe chez ses beaux-parents avec sa femme Suzanne Lautier en 1744. Ses rapports avec sa femme sont, disons, «&nbsp;vifs&nbsp;» (même quand il est dans les prisons royales de Grenoble) ce qui ne l’empêche pas d’avoir 3 enfants qui naquirent et vécurent dans cette maison y compris Antoine III le fondateur de la branche cadette. Il faut noter que les tanneries Lautier et Soubeyran étaient proches, le long du Jabron évidemment.<br>Cette maison resta Soubeyran jusqu’à sa vente par les enfants d’Auguste au Docteur Luigi. C’est chose faite dans les années 1920&nbsp;: Louis Soubeyran dit «&nbsp;il y a quelques années&nbsp;» en 1932, et Gaby Soubeyran, 10 ans en 1927 (Fille de Louis Soubeyran, et mère de Laurence, la narratrice-note Lionelsoub) y va jouer avec les filles du Docteur Luigi</p>



<p class="tw-text-wide has-small-font-size">À côté de la maison de ville, il y avait la maison de campagne&nbsp;: celle du domaine de la Fontette. Louis Soubeyran ne l’évoque qu’à partir de Daniel Abraham V (1780-1847). Le domaine était vaste, en grande partie ceint de murs avec deux portails et une ferme sur les hauteurs des Rouvières. La maison actuelle paraît importante mais sans l’apparat des villas Morin (Villa Mary, Réjaubert). Au départ même réflexion pour l’agencement intérieur que pour le 39 rue du Bourg. Et puis bonne surprise, Sylvie m’a communiqué «&nbsp;L’histoire de la Fontette&nbsp;» par Madame Pizot, que ladite Mme Pizot avait donné à Maman (Gaby donc &#8211; note Lionelsoub) …d’où moisson d’informations que je résume. Cette maison n’a été finalement Soubeyran qu’assez peu de temps. En 1859 Joséphine Octavie Mallet épouse Auguste Soubeyran et lui apporte en dot le «&nbsp;pavillon&nbsp;» et les terres de la Fontette. Passé en héritage à Ernest Soubeyran leur fils (père d&rsquo;Etienne-note Lionelsoub), elle est mise en vente dès 1912. Et en 1922 le Capitaine Pizot l’achète 50000 francs, payés en fait par son beau-père Monnier. Ce prix tient plus aux terres et à la ferme du Serre qu’à la maison, bien modeste. On l’appelle le «&nbsp;pavillon&nbsp;» ou le «&nbsp;mazet&nbsp;» cette maison des champs, elle permet aux femmes et aux enfants d’aller prendre le bon air, de jouer, de manger les fruits du verger. Y vit-on vraiment&nbsp;? Au rez-de-chaussée (en partie enterré au NE) une grande pièce et deux débarras, au premier une grande et une petite chambre, au grenier trois chambres. On ne l’entretient guère en tout cas, au moment de la vente une grande fissure sur la façade lui donne l‘allure d’une «&nbsp;masure abandonnée&nbsp;», et on constate un «&nbsp;délabrement des eaux «&nbsp;puits et fontaines étant mal entretenus&nbsp;».<br>C’est là que se trouvait et se trouve encore le cimetière Soubeyran de la branche aînée., un des quatre cimetières familiaux protestants de Dieulefit avec ceux des Bonnefoy, des Sambuc, et des Morin. Je suis allée le voir&nbsp;; on ne peut plus y pénétrer et on n’aperçoit ni pierre tombale, ni inscription, tout est envahi par la végétation, une vision assez mélancolique. Ce qui m’étonne c’est que déjà à l’époque de Louis Soubeyran, il était à l’abandon alors que Daniel Abraham et sa femme y sont enterrés, ce sont les seuls que mentionne Mme Pizot (peut-être Auguste mort à Dieulefit en 1903&nbsp;?)**. Lors de la vente de la Fontette au&nbsp;Capitaine Pizot par Ernest Soubeyran (comme la rue du Bourg dans les années 20, en 1922 précisément), il y avait eu tout de même une clause de conservation du cimetière. Et c’est en face de ce cimetière Soubeyran de la branche aînée, abandonné, que Sylvie Chabauty, petite-fille de LS, et Pierre Buffet ont construit la Maison du Champ…</p>



<p class="tw-text-wide has-extra-small-font-size"><em>** Auguste est enterré avec son épouse et sa belle-mère au cimetierre de Dieulefit, et sa tombe vient d&rsquo;être rénovée grace à une souscription des descendants de la branche ainée. Merci à ceux d&rsquo;entre eux qui chaque année passent l&rsquo;entretenir (note Lionelsoub)</em></p>



<p class="has-text-align-left tw-text-wide has-small-font-size">Une question me vient à l’esprit&nbsp;: qu’a pensé Louis Soubeyran en voyant vendre le patrimoine de la branche aînée, en voyant partir les derniers Soubeyran descendant de Pierre Abraham III&nbsp;?<br>A-t-il regretté de ne pouvoir acheter ces maisons Soubeyran, surtout celle de la rue du Bourg où s’était installé le premier Soubeyran dieulefitois&nbsp;? A-t-il eu quelque tristesse à voir partir les enfants d’Auguste qu’il connaissait, avec lesquels il pouvait avoir des liens d’amitié comme avec Maurice (mort en 1923 à Montélimar)&nbsp;? A-t-il été sensible à une certaine ironie de l’histoire familiale qui faisait disparaitre de Dieulefit les Soubeyran de la branche aînée, dont la réussite mettait «&nbsp;en valeur&nbsp;» depuis plus d’un siècle la déconfiture de la branche cadette alors même que celle-ci commençait à «&nbsp;remonter la pente&nbsp;» …</p>



<p class="has-text-align-right tw-text-wide"><em>(A suivre)</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="788" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-5-788x1024.png" alt="" class="wp-image-482" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-5-788x1024.png 788w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-5-231x300.png 231w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-5-768x998.png 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/12/image-5.png 1008w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>
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		<title>Vous avez dit BARON  : mythe ou réalité ? Les réponses</title>
		<link>https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite-episode-2/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite-episode-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 16:36:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
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					<description><![CDATA[Le précédent article consacré à la Confrérie des Barons de Wandenburg avait laissé entier notre questionnement : Avions nous des ancêtres barons et pouvions-nous aujourd’hui prétendre à ce titre de Noblesse ? Ou se trouve notre château ? … et - question subsidiaire -qu’avons-nous à voir  avec le Baron Haussmann, Albert Einstein et Grace de Monaco ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><strong>Deuxième partie : <br>Un empereur, Grâce de Monaco, Albert Einstein, </strong><br>l<strong>e baron Haussmann &#8230; et un raton laveur</strong></p>



<p class="tw-text-wide has-background" style="background:linear-gradient(160deg,rgb(228,209,209) 100%,rgb(209,209,228) 100%)">Il y a un an et demi déjà que le dernier article est paru. C’est juste que le temps passe trop vite. Je veux vous rassurer, je prends toujours beaucoup de plaisir à rechercher et tenter de déchiffrer nos vieilles archives, à vous parler de nos ancêtres et à contextualiser leurs aventures. J’ai en stock beaucoup de documents qui peuvent servir de support. Je n’en suis que le dépositaire et ils sont à la disposition de celles et ceux qui voudraient  les étudier et publier un article sur ce site, dont je ne suis, là-aussi, que le modérateur. Je vous embrasse, Lionel</p>



<p class="tw-text-wide">Nous avons conté <a rel="noreferrer noopener" href="https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite/" target="_blank">dans le précédent article</a> consacré à la Confrérie des Barons de Wandenburg les aventures culinaires de la famille d&rsquo;Etienne Soubeyran, descendant présomptif dudit Baron. Nonobstant, notre questionnement reste entier : Avons-nous vraiment un ancêtre baron et pourrions-nous aujourd’hui prétendre à ce titre de Noblesse ? … et &#8211; question subsidiaire &#8211; qu’aurions-nous à voir avec le Baron Haussmann, Albert Einstein et Grâce de Monaco ?<br>Voici donc les réponses à ces  légitimes questions :</p>



<p class="has-text-align-left tw-text-wide"><strong>IL Y A-IL EU UN BARON DE WANDENBOURG&nbsp;? :</strong><br>Autant répondre sans plus languir : <strong>OUI</strong>, sous réserve d’une petite correction orthographique.  Il y eut bien un Baron de Wandelburg à Colmar en Alsace, mais avec un <strong>L</strong> et non un N. Voici son histoire après quelques informations contextuelles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Vers 1275 : Colmar et Mulhouse sont des villes libres du Saint-Empire-Romain-Germanique</li>



<li>En 1347,  la République de Mulhouse est créée et son premier Bourgmestre est élu.</li>



<li>En 1515 est signé le «&nbsp;Traité d’Alliance perpétuelle&nbsp;» avec la Confédération suisse (dont Bâle). Mulhouse et Colmar prennent de-facto du recul avec le Saint-Empire et l’Alsace.</li>



<li>1529 : Le culte protestant exclusif (Zwingli) est institué à Mulhouse. Les Catholiques et les Juifs sont chassés de la ville.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-left tw-text-wide">Un certain Martin Kriegelstein, marchand de Colmar puis prévôt épiscopal de Strasbourg à Soultzmatt (à 25 kilomètres de Colmar), estimait légitime d’être anobli. Aussi prit-il la plume pour en faire la demande à l’empereur du Saint-Empire-Romain-Germanique Rodolphe II dont Colmar dépendait. </p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="424" height="369" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/1598-demande-danoblissement.png" alt="" class="wp-image-412 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/1598-demande-danoblissement.png 424w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/1598-demande-danoblissement-300x261.png 300w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size">Martin rappelle à Rodolph II que ses ancêtres avait obtenu des lettres d’armoiries et que les jeunes générations servaient sa majesté par leurs charges municipales à Colmar. Il rappelle également qu&rsquo;il a acheté le château ruiné appelé Wandelburg à Soultzmatt et qu&rsquo;il l’a restauré. Il demande la faveur d’ajouter à son nom celui du château.</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-left tw-text-wide">Cette grâce fut accordée et il fut anobli par décret impérial le 13 janvier 1598. En voici la copie, ainsi que la transcription et la traduction par ma tante Nicole (l’épouse de Jacques &#8211; n°4/12)</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>13 janvier 1598<br>Lettre de noblesse conférée par l’Empereur Rodolphe II<br>à la famille KRIEGELSTEIN</strong><br><em>Traduction de l’Allemand ancien et transcription : Nicole Soubeyran </em></p>



<figure class="wp-block-image alignwide size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="875" height="651" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/Capture-decran-2022-11-22-a-18.19.54.png" alt="" class="wp-image-413" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/Capture-decran-2022-11-22-a-18.19.54.png 875w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/Capture-decran-2022-11-22-a-18.19.54-300x223.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/Capture-decran-2022-11-22-a-18.19.54-768x571.png 768w" sizes="auto, (min-width: 1280px) 386px, (min-width: 822px) calc(50vw - 80px), (min-width: 652px) calc(50vw - 52px), (min-width: 482px) calc(100vw - 80px), calc(100vw - 40px)" /></figure>



<p class="tw-text-wide has-extra-small-font-size">           » Nous, Rodolphe, par la grâce de dieu empereur de l’Empire de Germanie, Hongrie, Bohême, Dalmatie, Croatie et Slavonie, et Roi-Archiduc d’Autriche, Duc de Bourgogne, de Brabant, Styrie, Carinthie, (?…), Luxembourg, Haute et Basse Silésie, Prince de Souabe, Margrave du Saint Empire Romain, (?…), Moravie, haute et basse Lusace, Grave (Landgrave) de Habsbourg, Tyrol, «Pfirt&nbsp;», Kybourg, Görtz, Landgrave d’Alsace, Seigneur de la Marche, de Portenau et de Salins …<br>          Reconnaissons publiquement par cette lettre et portons à la connaissance de tous (…) combien nous, du haut de Notre Grandeur et Dignité d’Empereur par la grâce de Dieu, combien nous sommes portés à considérer favorablement et à faire honneur à tous moments à ceux qui nous servent &#8211;<em> simplifié car trop tarabiscoté (NDT)</em>.<br>          Ainsi donc, Notre Grace Impériale est portée à honorer et récompenser bien davantage encore ceux dont les parents et ancêtres ont fait preuve également depuis longtemps de vertu et respectabilité parfaites envers nous, le Saint-Empire et la Maison d’Autriche, et les ont parfaitement servis avec le plus grand zèle.<br>          Ainsi, considérant la noblesse de moeurs, la vertu et la raison notre cher et fidèle Martin KRIEGELSTEIN, que l’on nous a vantées maintes fois, ainsi que le zèle parfait de ses ascendants et de lui-même jusqu’à ce jour, en conséquence nous faisons à Martin KRIEGELSTEIN ainsi qu’à tous ses descendants légitimes, hommes et femmes, la grâce de le faire à jamais accéder à l’état de grade de la Noblesse du Saint-Empire et de notre Royaume, et de les élever aux rang et dignité de Chevaliers-Barons (= aptes à participer aux tournois) et de faire partie, dans la société, de la Noblesse.<br>          Considérant que ses ascendants ont aussi mérité d’être de la Noblesse (au sens d’être assimilés à), nous lui accordons, ainsi qu’à ses descendants les armoiries et emblèmes suivants : <em>suit une description de la représentation en couleurs de ces armoiries, laquelle est jointe au document. » </em></p>



<p class="tw-text-wide"><em>Suit également une description des prérogatives attachées à l’état de Baron, par exemple, prendre part aux chasses, aux tournois, aux campagnes guerrières, aux campements, pique-niques impériaux, etc … en plus de porter dans tous les écrits, traités, actes etc … le nom de von Wandelburg et de se faire appeler ainsi par les autres. </em><br><em>Et Rodolphe en avertit tous les Princes Electeurs, Prélats, Barons, Capitaines, etc … communes … et tous les sujets en général, et exige d’eux que son</em> «&nbsp;fort prisé Martin KRIEGELSTEIN soit considéré comme sus-dit honoré et respecté&nbsp;». </p>



<p class="tw-text-wide has-extra-small-font-size">« Faute de quoi, si quelqu’un fait obstacle à ces privilèges et honneurs conférés à Martin KRIEGELSTEIN, il encourra la disgrâce de l’Empereur et une amende de 50 marks d’or fin »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="tw-text-wide"><br><strong>DES SOUBEYRAN (&amp; Co) SONT-ILS DES DESCENDANTS DE MARTIN KRIEGELSTEIN&nbsp;? :</strong><br><strong>OUI</strong>, par Hélène BOERINGER, épouse d’Ernest Soubeyran, mère d&rsquo;Etienne et grand-mère des douze en passant par les familles BIRR, MIEG, DOLLFUS, KOECHLIN, et EHRMANN (Voir le détail de l&rsquo;arbre généalogique de cette lignée <a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2022/11/Capture-decran-2022-11-22-a-18.08.50.png">en cliquant ici</a>.). </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Vers 1620, notre lignée émigre quelques années à Bâle, puis vient se fixer à Mulhouse</li>



<li>1746 : Création à Mulhouse de la 1ère Manufacture d’Indiennes (tissus) par Samuel KOECHLIN, Jean-Henri DOLLFUS et Jean-Jacques SCHMALTZER</li>



<li>après 1756 : Jean-Henri DOLLFUS crée DOLLFUS-MIEG et Compagnie qui deviendra DMC, toujours à Mulhouse</li>



<li>1798 : Mulhouse vote son rattachement à la République Française</li>
</ul>



<p class="tw-text-wide"><strong>L&rsquo;EXISTENCE DU CHÂTEAU DE WANDELBURG EST-ELLE ATTESTÉE ET POURRIONS-NOUS Y ORGAISER UNE PROCHAINE COUSINADE ? </strong><br><strong>OUI</strong>, à Soulzmatt-Wintzfelden dans la « Vallée Noble », ainsi dénommée en raison de la présence de nombreuses familles nobles au 16e siècle. On compta jusqu&rsquo;à sept châteaux, dont seul le Wagenbourg &#8211; et non Wandelbourg &#8211; subsiste aujourd&rsquo;hui <em>(d&rsquo;après le site de la commune)</em>. Donc, c&rsquo;est raté pour une cousinade dans le château de Wandelburg. En revanche, l’Alsace, avec Colmar, Mulhouse, et à proximité Bâle, reste une région d&rsquo;origine importante de notre famille, et pas seulement par la branche qui nous occupe aujourd&rsquo;hui.Pourquoi pas, donc, une cousinade sur ce thème ?</p>



<p class="tw-text-wide"><strong>POURRIONS-NOUS FAIRE VALOIR CE TITRE DE NOBLESSE ?</strong><br><strong>NON </strong>; Martin Kriegelstein lui-même n’a jamais fait état de son titre ni de ses prérogatives de noblesse, d&rsquo;autant qu&rsquo;il ne laissa que trois filles, juridiquement inaptes à transmettre la noblesse, au moins en France au regard de la loi salique (argutie politique du moyen-age destinée à exclure les filles de la succession monarchique au bénéfice des garçons). Je n&rsquo;ai pas étudié la position du St-Empire sur la question.<br>A noter que Martin Kriegelstein avait créé une fondation de bourse pour un descendant, en sorte que depuis sa mort un conseil d’administration, recruté dans sa postérité, géra le capital et attribua la bourse, en essayant de tenir à jour la généalogie des ayants-droit. La fondation Kriegelstein fonctionna jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, puis remit en 1973 ses archives à la ville de Colmar. A ma connaissance, personne de notre lignée ne s&rsquo;est porté candidat.</p>



<p class="tw-text-wide"><strong>QUE VIENNENT FAIRE ICI LE BARON HAUSSMANN, LA PRINCESSE GRÂCE DE MONACO ET LE Dr SCHWEITZER ?</strong><br>Ils descendent, semble-t-il, du grand-père de Simon par diverses branches ; lequel grand-père serait donc un ancêtre commun.</p>



<p class="tw-text-wide"><strong>Pour en savoir plus sur l&rsquo;histoire de la famille Kriegelstein : </strong><br>http://philippe-burlet.chez-alice.fr/HISTOIREKRIEG.htm<br>https://www.alsace-histoire.org/netdba/kriegelstein/ (Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace)</p>
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