<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Tranches d’histoire(s) !</title>
	<atom:link href="https://sagasoub.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://sagasoub.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 17 Jan 2026 17:14:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>
	<item>
		<title>liste des articles</title>
		<link>https://sagasoub.fr/liste-des-articles/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/liste-des-articles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 20:02:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=983</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/la-jeunesse-a-sedan-des-jumelles-suzanne-et-helene/">La jeunesse à Sedan des jumelles Suzanne et Hélène</a></strong>, <em>par Christine Castéran</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/un-mariage-damour/">Un mariage d&rsquo;amour</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/memoires-dune-jeune-fille-de-bonne-famille-pas-toujours-tres-sage/">Mémoires d&rsquo;une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/la-sagasoub-de-1464-a-1680/">La Sagasoub (1) de 1464 à 1680</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><a href="https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite/"><strong>« Vous avez dit Baron » : mythe ou réalité </strong>?</a>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><a href="https://sagasoub.fr/vous-avez-dit-baron-mythe-ou-realite-episode-2/"><strong>« Vous avez dit Baron » : les réponses</strong>,</a> <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/fondation-de-la-filature-dmc-a-mulhouse/">La fondation de la filature DMC à Mulhouse</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/huit-ancetres-racontent/">Huit ancêtres racontent</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/tout-ce-que-je-peux-dire-sur-les-maisons-soubeyran-de-dieulefit/">Tout ce que je peux dire sur les maisons « Soubeyran » de Dieulefit</a></strong>, <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/dieulefit-les-maisons-soubeyran-de-la-branche-cadette/">Dieulefit : les maisons « Soubeyran » de la branche cadette</a></strong>, <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/">Histoire de la maison familiale à Montélimar,</a></strong> <em>par Jean-Jacques Leenhardt</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/25-quai-de-grenelle-un-nid-pour-jeunes-maries/">25 quai de Grenelle &#8230; un nid pour jeunes mariés</a></strong>, <em>par Lionelsoub</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://sagasoub.fr/1932-louis-soubeyran-et-son-livre/"><strong>1932 : Louis Soubeyran et son Livre</strong>,<strong>« le grand oeuvre de ma vie »</strong></a> <em>par Laurence Rochas</em></li>



<li><strong><a href="https://sagasoub.fr/une-histoire-de-soub-hier-et-avant/">Une histoire de « SOUB » : hier et avant</a></strong>, <em>par Odette Lefebvre-Soubeyran</em></li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/liste-des-articles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Huit ancêtres racontent</title>
		<link>https://sagasoub.fr/huit-ancetres-racontent/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/huit-ancetres-racontent/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 20:04:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ancètres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=942</guid>

					<description><![CDATA[Le COC 24 avait invité 8 de nos ancêtres. Ils nous racontent une anecdote de leur vie, qui parfois résonne avec les nôtres.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading alignwide has-text-align-center has-h-3-font-size">Livret du spectacle donné lors du moment SPI de la cousinade SOUB. 2024</h3>



<p class="has-text-align-right has-extra-small-font-size"><em>Textes : Lionel</em><br><em>mise en scène : Emmanuelle</em> ; <br><em>avec la participation active des membres du COC 2024</em></p>



<p>Nous étions près de 140 descendants et <em>valeurs ajoutées</em> d&rsquo;<strong>Etienne Soubeyran</strong> et <strong>Hélène Goguel </strong>réunis dans le Poitou du 23 au 25 août 2024 . Comme de tradition, le dimanche matin fut consacré au moment SPI. Le COC 24 (Comité d&rsquo;Organisation de la Cousinade) avait invité 8 de nos ancêtres choisis parmi les branches<em> Soubeyran et Boeringer,</em> parents d&rsquo;<strong>Etienne</strong>, et <em>Goguel et Monod</em>, parents d&rsquo;<strong>Hélène</strong>. Par chance, ils ont tous répondu présents. Alors fermez les yeux et visualisez nos huit invités en costume d&rsquo;époque se levant successivement après que la voix off ait contextualisé leur époque et le lieu des faits. Ils nous racontent alors une anecdote de leur vie, qui parfois résonne avec les nôtres.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-364c67c9b12300b6ec966f385c38c3ab" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Rortrude de France </strong><br>(<strong><em>Malika</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>An 795 environ &#8211; Branche BOERINGER</em></strong><br>Le <strong><em>25 décembre 800, </em></strong><em>Charlemagne est sacré Empereur à Rome par le pape. Quarante trois ans plus tard, le Traité de Verdun règlera les querelles de succession et jettera les bases d&rsquo;une royauté à l’ouest et d’un empire à l’Est. Les 3/4 des ancêtres des douze sont originaires de l’Est de la France et seront alternativement gouvernés par un Roi ou un Empereur suivant les mouvements de frontières.</em></p>



<p>Je suis <strong>Rortrude de France </strong>et nous sommes aux alentours de l’an de grâce 795 ; vous pouvez m’appeler <strong>Rortrude </strong>&#8230; vous seriez mes descendants me dit-on, enfin peut-être ! Je vous explique : Mon père n’a jamais voulu me marier à un noble du royaume<em> </em>pour des raisons politiques. Je n’ai jamais rien compris à la politique, mais à l’amour, OUI ! Alors je suis devenu la maitresse du <strong>Comte Rorgon du Maine</strong>, premier du nom, qui m’a donné plusieurs enfants.</p>



<p>La rumeur dit que parmi eux, j’eu une fille, <strong>Adaltrude</strong>, ancêtre très lointaine d’une certaine <strong>Hélène Boeringer</strong>, en passant par les ducs d’Aquitaine. Vous voyez où je veux en venir? Alors me demanderez-vous, cette rumeur est-elle vraie ? Ah Ah ! peut-être &#8230;! sans doute &#8230;! en tout cas, des historiens présentent des éléments sérieux à l’appui de cette hypothèse. Mais je ne vous dirai rien ! J’adore conserver une part de mystère.</p>



<p>Pardon ? Que dites-vous ? Qui étaient mes parents ? Ça, ce n’est pas un secret : Je suis née aux alentours de l’an de grâce 775 et suis fille de <strong>Charles de Herstal </strong>et de l&rsquo;une de ses nombreuses épouses, <strong>Hildegarde de Bavière</strong>. <strong>Charles de Herstal</strong>, que vous connaissez mieux aujourd’hui par son surnom : <strong>Charlemagne</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-361605febfa956671a9b35f91a6572c7" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Huguenin GOGUEL </strong><br>(<strong><em>Niels</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>Vers 1460 &#8211; Branche GOGUEL</em></strong><br><em>1407, le Comte de Montbéliard, resté sans descendance mâle, nomme héritière sa petite-fille Henriette et la marie au duc de Würtemberg. Ainsi, Montbéliard et sa Région passent-ils dans le giron du Saint-Empire. Dès 1524, Guillaume Farel y sèmera les graines du Luthéranisme qui prospérera rapidement. La famille Goguel est originaire de la région de Montbéliard où l’on retrouve nombre de ses représentants dans les instances administratives et religieuses.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Je suis <strong>Huguenin GOGUEL ; </strong>je suis né aux alentours de 1430 à Allondans, tout à coté de Montbéliard. Maintenant que le calme est enfin revenu après tout ce qu’on a vécu avec les écorcheurs pendant la guerre de 100 ans et la peste qui a décimé la ville, j’ai marié mes filles <strong>Sébillotte et Catherine </strong>avec des cousins, les frères <strong>Girard et Jean GOGUEL. </strong>Eh oui ! ça reste en famille &#8230;</p>



<p>D’après ce que j’ai compris, <strong>Sébillote et Girard </strong>auront dans bien longtemps comme descendante <strong>Hélène GOGUEL</strong>, et donc son fils <strong>Jacques.</strong></p>



<p>Q u a n t à <strong>Catherine et Jean, </strong>leur arrière-arrière-petite-fille <strong>Suzanne GOGUEL </strong>épousera un certain <strong>Jean LAGARCE </strong>originaire du village de Desandans, tout près de chez nous. Leur descendante, <strong>Nicole LAGARCE</strong>, épousera au 20ème siècle le ci-devant <strong>Jacques SOUBEYRAN</strong>. En fait, <strong>Nicole et Jacques </strong>sont cousins à la quinzième génération. Étonnant, non ?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-07bebd112f0ee54d825da5bf4611c5d1" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Martin KRIEGELSTEIN </strong><br>(<strong><em>Yvan</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1598 &#8211; Branche BOERINGER</em></strong><em><br>XVI°siècle : l’Alsace appartient à l’Empire-Romain-Germanique. En revanche, dix cités-état, réunies au sein de la <em>« Décapole »</em>, se sont affranchies de leurs suzerains et sont directement subordonnées à l’Empereur. Parmi elles, Colmar et Mulhouse. Les tentatives de la noblesse pour mettre fin à cette expérience républicaine échoueront toutes. L’Alsace, et notamment Colmar et Mulhouse, est l’une des sources importantes de nos rivières familiales, et nombre de nos ancêtres ont siégé dans les institutions de ces villes-états.</em></p>



<p>Bonjour, je suis <strong>Martin Kriegelstein </strong>et nous sommes en janvier 1598<strong>. </strong>Je fus longtemps marchand à Colmar, où mon père fut maire. Je suis aujourd’hui prévôt épiscopal de Strasbourg à Soultzmatt, une bourgade à une dizaine de kilomètres de Colmar.</p>



<p>Il y a quelques années, j’y ai acheté et restauré le château de Wandelburg. Je reçois aujourd’hui ce parchemin par lequel l’<strong>Empereur Rodolphe 1er</strong>, le petit-fils de <strong>Charles Quint</strong>, m’anoblit. Je suis désormais Baron de Wandelburg et je pourrais me faire appeler <strong>Martin Kriegelstein de Wandelburg &#8230; </strong>Mais je ne le ferai pas ; je ne suis pas attaché aux titres, mais aux protections qu’ils assurent &#8230; c’est bien utile à mon époque.</p>



<p>J’ai aussi créé une fondation destinée à octroyer des bourses à mes descendants pour financer leurs études. Il parait qu’elle existe toujours à votre époque ! Ah! Encore une chose ; n’espérez pas organiser une cousinade au château de Wandelburg. Il n’en reste plus une pierre debout !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-405563549d0c0e65f496f8ef3a2170d8" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Abraham SOUBEYRAN </strong><br>(<strong><em>Valentin</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1621- Branche SOUBEYRAN</em></strong><em><br>Nous sommes à Privas en Vivarais, l’Ardèche actuelle. La Réforme s’y implanta très tôt dans la première moitié du 16ème siècle. L’Edit de Nantes de 1598 en fit l’une des places-fortes protestantes. En 1620, Paule de Chambaud, fille et héritière du seigneur huguenot de Privas épousa un seigneur catholique, ce qui relança localement la guerre civile.</em></p>



<p>Je m’appelle <strong>Abraham</strong> &#8230; <strong>Abraham Soubeyran</strong>, et nous sommes en 1621. Je suis âgé d’environ 25 ans. J’ai appris mon métier de tanneur dans les « chauchières » de l’Ouvèze &#8211; vous diriez aujourd’hui « tanneries ». L’Ouvèze est une rivière qui coule entre la colline de Privas et celle du hameau de Coux, commune de Chassagnes, où j’habitais. Quand j’étais gamin, je n’avais qu’à dévaler la pente pour me rendre chez mon patron.</p>



<p>En ce jour de 1621, j’ai le coeur lourd &#8230; je quitte Privas pour Montélimar, à une bonne journée de marche. J’espère y trouver le calme, loin de la guerre, et je vais tenter d’y faire souche ; mais il me faudra d&rsquo;abord assurer ma subsistance et me mettre en quête d’une chauchière qui voudra bien m’employer. Elles ne manquent pas à Montélimar.</p>



<p>Je gage que je vais réussir au-delà de mes espérances. Dans 10 ans, je serai patron- tanneur, je me marierai et j’assurerai ma descendance &#8230; <em>(ne me remerciez pas, c’est tout naturel)</em>. Mais surtout, je serai fait bourgeois de Montélimar en 1634. C’est très important ! Dans ce siècle troublé par les guerres, les pestes et les famines, ma famille et moi ne pourront plus être expulsés hors les murs de la ville. Et ça, c’est rassurant !</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b560838fc6bcf9d1dbbdc92f7dc5c03e" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Suzanne LAUTIER </strong><br>(<strong><em>Suzanne</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1745 &#8211; Branche SOUBEYRAN</em></strong><em><br></em>L’Edit de Nantes, promulgué en 1598 par Henri IV a permis, à Dieulefit comme ailleurs, une cohabitation plus pacifique entre catholiques et les protestants. Mais avant même sa révocation en 1685, la politique discriminatoire de Louis XIV a engendré des persécutions, obligeant de nombreux protestants à pratiquer leur foi en secret. (&#8230;) Le premier temple de Dieulefit, comme tous les temples de France sera détruit lors de la Révocation de L&rsquo;Edit de Nantes (1685). Il faudra attendre 1810 pour que Dieulefit se dote à nouveau d&rsquo;un Temple. <br><em>(Source : Pauline Richon, extrait du blog «la Dieulefitoise»)</em></p>



<p>Je suis <strong>Suzanne Lautier</strong>, et nous sommes fin mai 1745 à Dieulefit. Je vous parle au nom de mon mari, <strong>Abraham Soubeyran</strong>, 3ème du nom. Il aurait tant voulu venir vous voir lui- même, mais il a été arrêté pour « <em>faits de Religion </em>» il y a quelques jours à peine et est retenu dans les prisons du Roi à Grenoble. Vous avez déjà vu, je crois, son arrière-grand-père <strong>Abraham</strong>, celui qui est né près de Privas.</p>



<p>La situation des protestants est difficile et, pour être tranquilles, notre mariage a été béni l’an dernier par le curé de Montélimar, un peu en douce, dans une chapelle isolée. Nous sommes désormais installés à Dieulefit, dans la maison de mes parents, et &#8230; avec eux au 39 rue du Bourg. Les relations sont difficiles et impactent notre couple. Mais pour l&rsquo;instant, j&rsquo;ai surtout besoin d&rsquo;être rassurée sur le sort de mon mari.</p>



<p>Et je reçois enfin des nouvelles d’<strong>Abraham</strong> : je vous lis le début de sa lettre <em>: </em>« <em>Des prisons royalles de Grenoble, le 27 may 1745 ; Ma chère éspouze, Ayant reçu avec joy vostre lettre et les papiers y joint laquelle m’a fait beaucoup du plaisir et de scavoir lestat de la santé de tous chez nous et principalement de notre enfant qu’y m’a hosté tout le chagrain que jaurais put avoir, espérant qu’avec l’aide de monseigneur mon Dieu sortir dicy &#8230; »</em></p>



<p>Ah oui, je ne vous ai pas dit : notre premier enfant, <strong>Pierre-Abraham</strong>, avait à peine un mois et demi quand mon mari a été arrêté. Il sera plus tard le fondateur de la branche ainée, la vôtre, et son frère <strong>Antoine</strong>, qui naitra dans deux ans, celui de la branche cadette.</p>



<p>Bon ! Heureusement, <strong>Abraham</strong> n’est resté que quelques mois en prison. Il n’a écopé que d’une amende alors que d’autres qui avaient été arrêtés avec lui ont été envoyés aux galères. Plaie d’argent n’est pas mortelle &#8230; quand on a les moyens de payer.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-364c1f1024bbd00bf7a8c888030a3850" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Jacques Frédéric GOGUEL </strong><br>(<strong><em>Cédric</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1774 &#8211; Branche GOGUEL</em></strong><br>La situation est globalement bonne à Montbéliard dans les années 1770 ; et bien meilleure que chez ies voisins français. Les récoltes y sont plus productives, les épidémies moins violentes et la famine a quasiment disparu. L’économie est en plein essor à l’image de Frédéric Japy qui lance sa fabrication de montres. La situation religieuse est globalement calme malgré que les catholiques soient victimes de sévères discriminations, la célébration de la messe étant strictement interdite depuis 1538.</p>



<p>Je suis <strong>Jacques Frédéric Goguel </strong>et nous sommes en l’hôtel de ville de Montbéliard, le 28 décembre 1774.</p>



<p>Je suis tisserand et bonnetier, comme mon père et mes aïeux avant moi. Nous fabriquons et vendons des chapeaux, bonnets et chausses et tous autres articles en tissu. Je suis impliqué dans l’administration de la ville de Montbéliard dont je suis notamment « <em>administrateur de la Police </em>». Je suis aussi « <em>ancien d’église </em>» ; vous diriez aujourd’hui « <em>conseiller presbytéral </em>».</p>



<p>Comme président du syndicat des bonnetiers de Montbéliard, je vais signer cet après- midi avec la ville un engagement pour &#8230; je vous lis le contrat <em>: </em>« <em>&#8230; fournir aux orphelins de l’hôpital autant de laine qu’ils pourront filer pour bas et les tricoter &#8230; </em>et &#8230; je passe &#8230; ah voilà, <em>&#8230; sans leur laisser manquer ni les laisser chaumer en ce travail et promet de païer au sieur receveur du dit hôpital douze sols par livre de bas filée et tricotée &#8230; </em>» Bien sur, ils pourront aussi gratuitement filer et tricoter des vêtements pour leur propre usage.<br>Bon, il faut que j’y aille. Je suis très heureux de vous avoir rencontré</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-847845fd3845ca5962d84ebd8a364c35" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Louise de CONNINCK </strong><br>(<strong><em>Julie</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1793 &#8211; Branche MONOD</em></strong><br>Au Danemark, la <em>Loi royale </em>de 1665 transforme la nature du pouvoir : la monarchie élective dominée par la noblesse fait place à une monarchie absolue héréditaire. Le roi détient désormais un réel pouvoir régalien dont il saura user  &#8211; une fois n&rsquo;est pas coutume &#8211; à bon escient pour le bien du pays. Notamment, il réforme les administrations, abolit le servage et proclame l&rsquo;égalité de tous devant la loi. Ainsi, le vent révolutionnaire qui soufflera de France dans les année 1790 ne trouvera pas de prise parmi le peuple Danois, nonobstant une francophilie de longue date.</p>



<p>Je suis <strong>Louise de Conninck</strong>, la fille du riche négociant <strong>Jean de Conninck</strong>, et nous sommes à Copenhague le 18 janvier 1793. Je me marie aujourd’hui avec le pasteur <strong>Jean Monod</strong>. Ce qui nous arrive est extraordinaire ! Qui aurait misé une seule <em>couronne danoise</em> sur le mariage d&rsquo;un jeune pasteur sans expérience ni fortune avec la fille d’un des plus importants négociants européens.</p>



<p>Il y a déjà presque trois ans que <strong>Jean Monod </strong>visita Copenhague au retour d’un voyage en Russie lorsqu’un violent orage l’amena à frapper à une porte pour demander qu’on lui prêta un parapluie. C’était la nôtre. Mon père l’y accueillit fort bien et nous nous sommes alors rencontrés. Il revint régulièrement nous voir pendant quelques mois puis repartit en France, à ma grande tristesse, mais gardant au fond de moi l’espoir de son retour ainsi qu’il s’y était engagé.</p>



<p>Et en novembre dernier, il est revenu à Copenhague et il a osé demander ma main à mon père &#8230; et aujourd’hui, je l’épouse. Dans quelques mois, il sera Pasteur de l’Eglise Française de Copenhague et ce durant 15 ans. Puis nous irons à Paris où il sera Pasteur pendant 27 ans pour la nouvelle Eglise Réformée. Un portrait de lui est d’ailleurs toujours exposé à l’Oratoire de Paris.</p>



<p>Mais je vois arriver notre petit-fils <strong>Alfred</strong>. Il vous en dira plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center has-green-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5ffc617c8ddf37250751d0b425acfecb" style="background:linear-gradient(135deg,rgb(6,147,227) 0%,rgb(138,81,224) 100%)"><strong>Alfred MONOD </strong><br>(<strong><em>Lionel</em></strong>)</h3>



<p class="has-pale-cyan-blue-background-color has-background"><strong><em>1850 &#8211; Branche MONOD</em></strong><br>Au lendemain de l’épopée napoléonienne, la Royauté tentera de reprendre la main durant une trentaine d’années avant d’être définitivement renvoyée en 1848. L’éphémère seconde République ne résistera pas au coup d’Etat de 1852 qui imposera le Second Empire. Il faudra l’aventureuse guerre de 1870, imprudemment déclarée par Napoléon III, pour qu’une fragile troisième République advienne par défaut, avant de s’établir solidement pour près de 70 ans par l’adoption de la Constitution de 1879.</p>



<p>Je suis en effet <strong>Alfred Monod </strong>et nous sommes à Paris dans la seconde moitié du 19ème siècle. Je suis ce que vous appeleriez à votre époque un hyper-actif. Jugez-en vous même : Avocat au Conseil d’Etat, Président du Consistoire des Eglises Réformées de France, Conseil de la Société Générale des chemins de fer de l’Etat, de la Compagnie Parisienne du Gaz &#8230; pour ne citer que mes principales activités. J’ai fini ma carrière comme Conseiller à la cour de cassation.</p>



<p>Pendant la guerre de 1870 contre les Prussiens, j’ai créé avec mon cousin Gabriel une <em>ambulance civile de campagne</em>. Grace à mes relations, j’ai pu la faire subventionner par l’Angleterre. Sous emblème de la Croix-Rouge, nous avons soigné les blessés des deux camps sur plusieurs champs de bataille. Ça m’a valu de recevoir la croix de la Légion d’Honneur.</p>



<p>Avec mon épouse <strong>Louise Renard,</strong> nous avons eu 9 enfants dont deux filles que vous connaissez sans doute déjà. <strong>Renée</strong> d’une part, la mère d’<strong>Hélène Goguel,</strong> et <strong>Henriette</strong> d’autre part, qui épousera <strong>Adrien Soubeyran</strong>, l’oncle d’<strong>Etienne</strong>. C’est elle qui favorisera, oh combien ! la rencontre entre <strong>Hélène et Etienne</strong>.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/huit-ancetres-racontent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La SagaSoub   de 1464 à 1680</title>
		<link>https://sagasoub.fr/la-sagasoub-de-1464-a-1680/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/la-sagasoub-de-1464-a-1680/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 16:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=900</guid>

					<description><![CDATA[Structuré autour de 3 chapitres (la pénombre, l'incertitude et l'essor), cet article retrace l'arrivée et l'implantation des Soubeyran à Montélimar.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Première partie : LA PÉNOMBRE</strong></p>



<p class="has-text-align-left">Lorsqu’il accède au trône en 1461, le pouvoir de Louis XI est très symbolique. Trente ans plus tôt, Jeanne d’Arc avait mené son père, le faible Charles VII à Reims pour y être sacré roi. Nous sommes alors à l’apogée du Moyen-âge et la France est aux mains de puissants Seigneurs au premier rang desquels les ducs de Bourgogne et de Bretagne. A sa mort en 1483, Louis XI laisse un pays unifié et puissant bénéficiant d’une administration centrale efficace.<br> En un mot, il sonne le glas du système féodal et montre la voie vers la monarchie absolue qui culminera sous Louis XIV. Les conditions sont réunies pour qu’advienne la Renaissance, véritable révolution des moeurs et des idées, dont la Réforme protestante.</p>



<p>          En 1464, sur commission royale, furent élaborées les «<em>Estimes</em>», le premier recensement, néanmoins limité aux sujets imposables. <em>Louis Soubeyran</em> a relevé des Soubeyran dans plusieurs communes du Vivarais, l’Ardèche actuelle, et il est possible que plusieurs d’entre eux nous soient apparentés.<br>          Soixante-dix ans plus tard, en 1534, la réforme est prêchée à Privas où elle se développera rapidement au point que la ville deviendra en 1598 l’une des places fortes concédée aux Protestants par l’édit de Nantes.<br>          Nos ancêtres furent donc aux premières loges du mouvement Réformé, sans que nous sachions exactement la place qu’ils y tinrent.</p>



<p>          <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> naquit aux alentours de l’an 1600 à Chassagnes, hameau situé à 7 km de Privas en Vivarais, l’Ardèche actuelle. On peut raisonnablement penser que, devenu adolescent, il fut placé en apprentissage dans une chauchière (tannerie) sur l’Ouvèze ou le Charalon, deux ruisseaux du coin.<br>          Né avec l’édit de Nantes, il eut probablement une enfance tranquille sous le règne de celui qui avait su réconcilier les français. Henry IV aidé de Sully, leur apporta dans les dernières années de son règne la paix nécessaire à la reconstruction d’un pays dévasté par les guerres de religion. Abraham, gamin d’une dizaine d’année, apprendra avec quelques jours de retard du à la distance, la nouvelle de l’assassinat de Henry IV en 1610, lequel laisse les caisses royales bien remplies et une situation économique saine. <br>          Son fils, désormais Louis XIII, est âgé de neuf ans, tout comme notre <strong><em>Abraham</em></strong> à une paire d’année près. Mais les ambitieux, un instant muselés, vont ramener le pays sur la voie de l’incertitude.</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Seconde partie : L&rsquo;INCERTITUDE</strong></p>



<p>Les choses vont se gâter à Privas à compter de 1620 et amener <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong>, âgé d’une vingtaine d’années, à s’exiler. Cette année-là, Paule de Chambaud, veuve du seigneur protestant de Privas, se remarie avec Claude de Hautefort, ancien ligueur, fils du chef des catholiques du Vivarais. Cela ne fut pas du goût, on s’en doute, de la faction protestante, d’autant que son chef Brisson s’était également porté candidat au mariage. <br>La guerre civile est localement relancée et en 1621, Brisson s’empare du château de Privas et en chasse son rival, non sans troubles, morts et dégâts pour les privadois</p>



<p>La même année, <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> quitte Privas pour Montélimar. Il est légitime d’envisager une relation de cause à effet. Que fit-il entre 1621 et 1632, date de la première archive familiale qui nous est parvenue ? Probablement son métier de tanneur. A plusieurs reprises, les Consuls de Montélimar ont pris durant cette période des arrêtés d’expulsion visant les étrangers à la ville pour cause de guerre ou de peste. Nous n’avons pas connaissance qu’il en ait été victime</p>



<p>Après la chute de La Rochelle en 1628, l’armée royale entreprend la tournée des places fortes protestantes du Languedoc qui pour la plupart se rendent sans combattre. La ville de Privas, elle, résiste. Le siège, la prise et la destruction totale de Privas (et malheureusement de ses archives) furent actés en 1629.<br>Ces évènements ont été à l’évidence connus et commentés à Montélimar, à 30 km de là. Ce dut être une épreuve pour <strong><em>Abraham </em></strong>qui comptait probablement des connaissances et parents parmi les victimes. Le lien qui nous reliait aux Cévennes était coupé, et notre histoire familiale sera désormais tournée vers le Dauphiné.<br>Sauf l’éphémère guerre des camisards au 18ème siècle, les protestants ne prendront plus les armes pour défendre leur foi et devront encore attendre un siècle et demi pour que la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen leur rendent leur liberté de conscience.</p>



<p class="has-text-align-left has-link-color wp-elements-5282880be565474919a5fbef916b1480">Dans l’immédiat, à Montélimar, un autre péril allait mettre au second plan les rivalités religieuses et politiques : la peste. Ce fut la dernière grande épidémie que connut Montélimar, mais aussi l’une des plus meurtrières. Venue d’Italie, elle toucha la ville vers le milieu de 1629 et y tua en deux ans mille à quinze cent personnes, soit près de 20% de la population. Les malades étaient expulsés de la ville et se regroupaient dans les bois environnants où ils construisaient des huttes. Leurs chances de survie étaient bien entendu quasi-inexistantes. Puis, du fait de l’abandon des cultures durant deux ans, la population eût encore à faire face à la famine.<br>          <strong><em>Abraham</em></strong> resta-t-il à Montélimar ou s’éloigna-t-il quelques temps comme beaucoup d’habitants ? On ne le sait. Toujours est-il qu’il en réchappa puisque nous le retrouvons, grâce à une archive familiale, effectuant une vente le 20 mars 1632 au profit du Sieur Mathieu COURBON, marchand gantier à Dieulefit <br>(<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1632.03.20-Acte-Achat-par-Mathieu-Courbon-lie-a-22la-tannerie-que-nous-avons22.pdf">voir l&rsquo;archive familiale-achat Courbon</a>)</em>.</p>



<p>          Puis le ciel s’éclaircit enfin. Après ce fléau majeur, les mariages et les naissances connurent une importante recrudescence, phénomènes logiques pour combler le déficit démographique.<br>          <strong><em>Abraham</em></strong> ne fit pas exception à la règle et convola en justes noces avec <strong><em>Sébastienne Béraud</em></strong> le 24 février 1633. (<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1633.02.24-Contrat-mariage-Soubeyran-x-Beraud.pdf">Voir le contrat de Mariage</a></em>) L’année suivante, le 25 juin 1634, il reçoit sa lettre d’habitation qui en fait un citoyen à part entière de Montélimar. <br>(<em><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1634.06.25-Abraham-1er-Lettre-dHabitation-Montelimar.pdf">voir la Lettre d&rsquo;Habitation</a></em>)<br>          Par ces deux actes majeurs, sa situation était stabilisée et les racines de la branche Soubeyran de notre famille mieux arrimées. Elle put dès lors prendre son essor.</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>troisième partie : L&rsquo;ESSOR</strong></p>



<p>En mars 1661, quand Louis XIV annonce que, désormais, il «&nbsp;gouvernera en personne&nbsp;» initiant un règne de 54 ans, <strong><em>Abraham Soubeyran</em></strong> est âgé d’une soixantaine d’années et a encore 13 ans à vivre. Depuis son établissement définitif à Montélimar, sa situation semble avoir bien prospéré. L’industrie de la tannerie y était à l’époque importante et la situation sociale des «&nbsp;corroyeurs&nbsp;» bonne.<br><strong><em>Abraham</em></strong> s’établit dans une tannerie rue «&nbsp;Pées de Colas&nbsp;» qu’il tenait du Sieur Jean Mausson, oncle de son épouse. Il en acquit une seconde en 1645 rue des Aleyracs, puis une troisième en 1658 rue Puits de Guigard. Ces trois rues, proches les unes des autres dans le quartier des tanneurs, existent encore partiellement aujourd’hui.</p>



<p><strong><em>Abraham 1er Soubeyran</em></strong> mourut le 14 novembre 1674 &#8211; un an après Molière &#8211; et fut enterré le lendemain dans le cimetière protestant de Montélimar. Il fut contemporain de trois rois et vécut sous le gouvernement de ministres aussi réputés que Sully, Richelieu, Mazarin ou Colbert.<br>Hormis le sien, on compte deux autres foyers Soubeyran à Montélimar, ceux de ses fils Mathieu et <strong><em>Barthélémy</em></strong>, notre ancêtre.<br>Mathieu habite avec sa famille dans la tannerie du Puits de Guigard que lui a donnée son père lors de son mariage. Un faisceau d’indices laissent à penser qu’ils se sont brouillés quelques années après le mariage de Mathieu. Et de fait, <strong><em>Abraham 1er</em></strong> a déshérité son ainé Mathieu au profit de son cadet <strong><em>Barthélémy</em></strong>, et Mathieu n’est pas présent aux obsèques de son père. (<a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/04/1666.08.09-testament-Abraham-1er-Soubeyran.pdf">Voir le testament d&rsquo;Abraham 1er</a>)<br><strong><em>Barthélémy</em></strong> au contraire habitait avec ses parents rue Pées de Colas. Il s’était marié trois ans plus tôt en 1671 avec <strong><em>Anne Sablon</em></strong> de qui il avait déjà deux enfants au décès de son père, <strong><em>Abraham (II)</em></strong> né en 1672, et Daniel qui mourra l’année suivante. Deux autres fils, Jean (1676) et Pierre (1678) complèteront la fratrie.</p>



<p><strong><em>Barthélémy</em></strong> ne survivra que 5 ans à son père et mourra en 1679 à l’âge de 38 ans, laissant son épouse <strong><em>Anne</em></strong> avec 3 jeunes enfants.<br>Il ne saura pas qu’elle devra affronter quelques années plus tard, comme tous les protestants, les conséquences de l’Edit de Fontainebleau abrogeant en 1685 l’édit de Nantes. </p>



<p>Elle saura assurer la «&nbsp;régence&nbsp;» des biens jusqu’a ce que <strong><em>Abraham II </em></strong>soit en âge de reprendre le flambeau.<br>Ce sera l’objet de la saison 2 de la SagaSoub à laquelle nous travaillons et qui paraîtra … disons … un jour prochain !</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Sources</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Louis Soubeyran, <strong>Essai historique et généalogique sur les Soubeyran de Montélimar et Dieulefit</strong>, Compte d’auteur, 1932</li>



<li>Elie Renier : <strong>Histoire de Privas</strong>, Habauzit, Aubenas, 1941 à 1951 (4 tomes)</li>



<li>A. Lacroix : <strong>Histoire de Montélimar</strong>, Chantemerle éditeur, Nyons, 1974</li>



<li>Samuel Mours : <strong>L’église réformée de Montélimar</strong>, église réformée Montélimar, 1957</li>



<li>Georges Duby : <strong>Histoire de la France</strong>, Larousse, 1970</li>



<li>P.M. Kendall : <strong>Louis XI</strong>, Fayard, 1971</li>
</ul>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/la-sagasoub-de-1464-a-1680/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La jeunesse à Sedan  des jumelles Suzanne et Hélène</title>
		<link>https://sagasoub.fr/la-jeunesse-a-sedan-des-jumelles-suzanne-et-helene/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/la-jeunesse-a-sedan-des-jumelles-suzanne-et-helene/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 15:51:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres]]></category>
		<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=882</guid>

					<description><![CDATA[La nièce d'Hélène Goguel retrace le quotidien de la famille Goguel à Sedan, la façon dont elle a traversé la guerre de 14-18, des anecdotes sur les deux jumelles enfants, adolescentes et jeunes adultes jusqu'à leur mariage à quelques mois d'écart.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-large-font-size"><strong><em>Par Christine Castéran</em></strong></p>



<p class="has-border-color has-gray-border-color has-purple-background-color has-background has-normal-font-size"><strong><em>Christine Castéran</em></strong> est la petite-fille de <strong><em>Suzanne Goguel</em></strong>, la soeur jumelle d<strong><em>&lsquo;Hélène </em></strong>&#8230; et donc la cousine issue de germains des 43 petits-enfants d&rsquo;<strong><em>Hélène et Etienne Soubeyran</em></strong>.<br>Cet article est complémentaire à celui déjà paru intitulé « <a href="https://sagasoub.fr/memoires-dune-jeune-fille-de-bonne-famille-pas-toujours-tres-sage/">Mémoires d&rsquo;une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage</a> » écrit par Louise, la soeur ainée des jumelles en 1980.</p>



<p><strong>Christine</strong> a rassemblé des souvenirs et documents familiaux et en a fait un récit qu&rsquo;elle veut bien nous faire partager. Vous y trouverez le quotidien de <strong>la famille Goguel </strong>à Sedan, la façon dont elle a traversé la guerre de 14-18, des anecdotes sur les deux jumelles enfants, adolescentes et jeunes adultes jusqu&rsquo;à leur mariage à quelques mois d&rsquo;écart.</p>



<p class="has-text-align-right has-purple-background-color has-background has-large-font-size"><strong><a href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2025/02/Christine-Casteran-GOGUEL-MONOD.pdf">Lire l&rsquo;article de Christine</a></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/la-jeunesse-a-sedan-des-jumelles-suzanne-et-helene/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un mariage d&#8217;amour</title>
		<link>https://sagasoub.fr/un-mariage-damour/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/un-mariage-damour/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2023 09:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=674</guid>

					<description><![CDATA[Le 18 avril 1923, Hélène Goguel et Etienne Soubeyran se sont fiancés ; ce n'était pas gagné d'avance. On vous raconte ...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-right"><em>Par Lionelsoub</em></p>



<p class="has-large-font-size">Il y a juste cent ans, le 18 avril 1923 s’est tenu au 7 Place Nassau à Sedan le déjeuner de fiançailles d’Hélène Goguel et Etienne Soubeyran, que vous m’autoriserez à appeler à l&rsquo;occasion « grand-papa » et « grand-maman ». Ils se marieront presque dans la foulée le 5 septembre de la même année. Quoi de plus classique, me direz-vous, dans des familles bien bourgeoises du début du 20ème siècle ?<br>Sauf que la réalité est bien plus romanesque. Ernest, le père d’Etienne semble avoir eu de réelles réserves quant à ce projet et avait «<em> … révé pour lui d’un mariage plus brillant …</em>» nous dit sa soeur Suzanne dans une lettre à son père. La même tante Suzanne m’a confirmé oralement dans les années 1980 qu’Ernest n’était pas ravi de ce mariage, qu’il les trouvait un peu jeunes. Grand-maman confirme et précise : « <em>Il trouvait surtout que son fils s’engageait trop tôt. Il n’avait pas fini ses études. </em>»</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:32% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="350" height="613" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar.jpg" alt="1926-Ernest Soubeyran" class="wp-image-677 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar.jpg 350w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926.06-ErnestSoub-Montelimar-171x300.jpg 171w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Dans ses lettres à son père, Etienne ménage de fait Ernest en évoquant à plusieurs reprises qu’il n’a pas encore décidé de son avenir matrimonial … mais son intéret pour «<em>&nbsp;Melle G.</em>&nbsp;» ne fait aucun doute. Par exemple, il évoque, le 17 janvier 1923 «<em>&nbsp;… la volonté de poursuivre une idée qui pour l’instant me parait extrêmement tentante&nbsp;</em>». Il cherche également à rassurer son père sur la dot, qui semble être l&rsquo;un des points de blocage et, tout en donnant des gages, il replace le débat là où il pense qu’il doit être : «&nbsp;<em>Si pénible qu’il me soit d’introduire cette question pécuniaire dans une affaire qui est pour moi toute sentimentale, elle est trop sérieuse&nbsp;</em>» lui dit-il dans la même lettre.<br>En définitive, Etienne, appuyé par sa soeur Suzanne et sa tante Henriette, finira par faire fléchir son père : c’est bien un mariage d’amour, et non de convenance, qu’Hélène et Etienne on scellé à Sedan le 5 septembre 1923.</p>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:auto 35%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size"> Pour en attester, nous disposons de lettres reçues par Ernest, conservées dans le grenier de la maison familiale de Montélimar d’où Jean-Jacques Leenhard les a exhumées et m’en a fait le dépositaire quelques temps avant sa mort. Nous avons aussi la version de grand-maman que j’ai interviewée et enregistrée en 1984. Tous ces documents sont à la disposition du lecteur, sous leur forme originale et dans une version transcrite, derrière les liens que je vous indiquerai au fil du récit.<br>Je n’ai pas eu en ma possession les réponses d’Ernest qui nous auraient mieux éclairés sur sa position. Reste-t-il quelque part un carton non inventorié ?</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="459" height="695" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub.png" alt="Etienne Soub et Hélène Goguel probablement en 1923 avant leur mariage" class="wp-image-689 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub.png 459w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1923-Helene-Gofuel-et-Etienne-Soub-198x300.png 198w" sizes="(max-width: 459px) 100vw, 459px" /></figure></div>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="has-large-font-size"><strong><em>Afin de ne perdre personne en route au cours de notre récit, il me parait judicieux de faire auparavant un rapide pas de coté pour présenter le contexte et les acteurs de « notre  « roman d’amou</em></strong>r »</p>
</div></div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img decoding="async" width="1024" height="601" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-1024x601.png" alt="Arbre de descendance de Auguste Soub. &amp; Léonie Mallet - 3 générations" class="wp-image-694" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-1024x601.png 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-300x176.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W-768x450.png 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Auguste-Mode-W.png 1313w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:42% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="848" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod.jpeg" alt="Juin 1926-Adrien Soubeyran &amp; Henriette Monod" class="wp-image-678 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod.jpeg 624w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1926-06-Adrien-Soub-et-Henriette-Monod-221x300.jpeg 221w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Cette histoire n’aurait sans doute pas existé &#8211; et conséquemment la plupart d’entre nous non plus !!! &#8211; sans le mariage, le samedi 1er mars 1890 à Neuilly sur Seine, d’Adrien Soubeyran et d’Henriette Monod. Adrien et Henriette sont respectivement le frère ainé d’Ernest, père d’Etienne, et la sœur ainée de Renée, mère d’Hélène. Ils habiteront place Péreire &#8211; aujourd’hui place du Maréchal Juin &#8211; à Paris 17ème. Ainsi les futurs mariés sont tous deux neveu et nièce du couple Adrien et Henriette, lesquels nous retrouverons parfois dénommés oncle A. et tante H. dans les lettres. Adrien et Henriette auront deux enfants, plus agés d’une dizaine d’année que leur cousin Etienne: Madeleine, mariée à Marcel Chavane en 1913, et Jean qui vient d’épouser en 1922 Jeanne dite Jeannette.</p>



<p></p>
</div></div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Etienne Soubeyran est né à Montélimar où son père Ernest est banquier (<em>banque Soubeyran frères, l’autre frère étant son cadet Maurice</em>). Il y passa son enfance et son adolescence. Il perdit sa mère à 14 ans, et Ernest, en 1914, se retrouva seul pour élever son garçon et ses deux filles Suzanne et Francine. Il pouvait néanmoins compter sur des <em>employés de maison</em>. Au recensement de 1906, le foyer comptait, outre Ernest, son épouse Hélène et leurs trois enfants, Marie Richon, cuisinière de 44 ans, et Arma Aebi, 19 ans, <em>« bonne d&rsquo;enfants »</em>.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">En 1919, au lendemain de la première guerre mondiale, son « <em>bacho</em>t » en poche, Etienne rejoint Paris pour intégrer l’Ecole Polytechnique. Au moment où commence notre histoire, il est toujours étudiant, à l’Ecole des Mines et en droit. Sa soeur ainée Suzanne vient d’épouser Charles Dollfus quelques mois plus tôt en juin 1922, et est enceinte de son premier enfant, Lise (future Wetzel), qui fêtera ses 100 ans le 3 septembre prochain. Suzanne et Charles vivent également à Paris, rue de Versailles. Ernest habite désormais seul à Montélimar avec sa fille cadette Francine, 18 ans, qui épousera 6 ans plus tard en 1929 Maxime Leenhardt dont elle aura 6 enfants, dont Jean-Jacques cité plus haut. Ce dernier héritera de sa mère la maison familiale de Montélimar où son épouse Annie vit toujours.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size">Pour mémoire, cette maison familiale de la rue du pêcher fut acquise par Ernest en 1885. Les frères Ernest et Maurice y vécurent une dizaine d&rsquo;années en célibataires jusqu’au mariage d&rsquo;Ernest qui y installa ensuite sa famille. L’histoire de cette maison, écrite par JJ Leenhardt, a paru dans la Chronique Soub 2012.  </p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Histoire maison familiale Montélimar &#8211; JJ Leenhardt</a></div>
</div>



<p class="has-normal-font-size"><em>Pour les non initiés, la Chronique Soub permet chaque année aux descendants d’Etienne et Hélène de conserver le lien et d’échanger des nouvelles.</em></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1024x768.jpg" alt="Maison Ernest Soubeyran - Champ de Mars - Montélimar - Peinture" class="wp-image-681 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1024x768.jpg 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-300x225.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-768x576.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1536x1152.jpg 1536w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-2048x1536.jpg 2048w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1568x1176.jpg 1568w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Maison-rue-du-pecher-Montelimar-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="473" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-1024x473.png" alt="" class="wp-image-704" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-1024x473.png 1024w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-300x139.png 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W-768x355.png 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/Arbre-descendance-Monod-Mode-W.png 1277w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Hélène, elle, habite toujours Sedan où elle est née. Elle a quasiment 22 ans. Son père Frédéric (Fritz) Goguel est médecin et elle est apparentée par sa mère Renée à la famille Monod. Elle a un frère et une soeur ainés, Henry et Louise, ainsi qu’une soeur jumelle, Suzanne (Suze), à ne pas confondre avec la soeur ainée d&rsquo;Etienne. C’est cette Louise qui a écrit à la fin de sa vie ses souvenirs d’adolescente jusqu’à la guerre de 1914-18, déjà parus sur ce blog sous le titre «&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://sagasoub.fr/wp-admin/post.php?post=27&amp;action=edit" target="_blank"><em><strong>Mémoires d’une jeune fille de bonne famille pas toujours très sage&nbsp;</strong></em>»</a>. Je vous y renvoie pour plus de détails sur le contexte familial Goguel (<em>Les G.</em>).</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">La présentation des acteurs Goguel est bien plus succincte, car Hélène n’a eu aucune part aux «<em> manoeuvres</em> » antérieures au 18 février 1923. Elle nous a assuré : <em>« je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi »</em>. D’autant que <em>« Non, je ne voulais pas me marier (rire) … je me suis dit « jamais je ne serai capable d’élever un enfant, alors je ne me marie pas ! »</em> nous a-t-elle avoué avec son sourire espiègle.<br>Hélène et Etienne ne se sont quasiment pas croisés enfants ou adolescents, rien en tout cas qui ne soit resté dans la mémoire de grand-maman : <em>« Il existait, mais nous n’avions pas de raisons de le voir car il habitait loin … c’est quand il est venu faire ses études à Paris. … nous avions 20 ans tous les deux »</em>. Ils ont alors eu l’occasion de se croiser chez Adrien et Henriette, leurs oncle et tante respectifs, et surtout chez leurs enfants, leurs cousins Jean et Jeannette, ainsi que Madeleine (<em>née Soub</em>) et Marcel Chavanne.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="716" height="455" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau.png" alt="" class="wp-image-690 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau.png 716w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/03/1935-vers-Maison-Goguel-Pl.Nassau-300x191.png 300w" sizes="auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-left has-large-font-size">En novembre 1922, Etienne est en garnison pendant 15 jours à … Sedan 😉 et trouve à se loger, par une voie qui ne doit probablement rien au hasard… au 7 place Nassau chez la famille Goguel.<br>Le Dr Frédéric Goguel fit construire cette maison en 1901, année de naissance d&rsquo;Hélène. <br>La photo ci-contre est une carte postale envoyée par Frédéric Goguel à son petit-fils Daniel Soub (n°3/12). </p>
</div></div>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong><em>Mais il est temps de nous plonger dans une correspondance pleine d&rsquo;émotion d&rsquo;un temps révolu </em></strong><em><strong>où l&rsquo;on échangeait des nouvelles par courrier, dépêches et pneumatiques. </strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56.png" alt="" class="wp-image-781" width="694" height="296" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56.png 464w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Capture-decran-2023-04-06-a-19.53.56-300x127.png 300w" sizes="auto, (max-width: 694px) 100vw, 694px" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-50"><a class="wp-block-button__link has-text-align-left wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/17-janvier-1923-etienne-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>17 janvier 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">          Deux mois après son séjour à Sedan, Etienne écrit à son père qu’il a «&nbsp;<em>appris samedi par Madeleine (&#8230;) que Melle G. devait revenir à Paris chez elle au début du mois prochain (</em>…et que) <em>d’autre part, un jour, au cours d’une visite chez Tante Henriette où j’étais seul avec elle, j’ai acquis la quasi-certitude par quelques mots échappés à celle-ci</em> (…), <em>qu’elle avait quelque intention sur moi.&nbsp;De mon côté, je n’ai laissé, ni chez l’une ni chez l’autre, percer la moindre parcelle de ce que je pense</em>.&nbsp;» rassure-t-il.<br>           Mais il pose clairement la problématique : «<em>&nbsp;si mes sentiments précédents et actuels se trouvaient confirmés, je ne serai plus arrêté dans ma décision que par l’unique question de la possibilité de vivre et faire vivre une famille dans des conditions convenables et compatibles avec nos habitudes.&nbsp;</em>»<br>           Enfin, malgré sa prudence, il avoue son anxiété quant à l’attitude à adopter devant l’incertitude où il est des sentiments de Melle G. à son égard … jusqu’à poser avec force qu’il ne se rendrait pas sans tenter sa chance : «&nbsp;<em>Si elle passe comme me le faisait prévoir Madeleine, un mois environ à Paris, je vais me trouver dans la situation la plus fausse où ce (sic) soit trouvé un jeune homme . La voir, comme je l’ai vue en novembre, équivaudrait presque à une déclaration implicite&nbsp;; ne pas la voir, d’une part me serait extrêmement dur, d’autre part ne me parait guère possible. Mes prétextes de travail équivaudraient à un refus, s’il y a quelque idée en train, (…), mais ces jeunes filles ne viennent pas si fréquemment à Paris sans motif et si ce n’est pour moi, ce serait pour quelqu’un d’autre – dans ce cas, pour rien au monde, je ne voudrais laisser le champ libre et jouer le rôle du Monsieur arrivant toujours et partant en retard. (…)&nbsp;</em>»</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-fill"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/24-janvier-1923-etienne-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>24 janvier 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-large-font-size">Une semaine plus tard, le 24 janvier, nouvelle lettre en réponse à une lettre de son père reçue entre temps. Gardons à l’esprit qu’Ernest est veuf et doit se trouver un peu désarmé devant cette fougue amoureuse qui peut-être le déstabilise. Toujours est-il qu’Etienne repousse poliment une proposition de son père consistant semble-t-il à se renseigner auprès de son oncle Adrien et de son épouse Henriette : «&nbsp;<em>Je te remercie beaucoup de ton offre dont je te suis très reconnaissant. (…) l’objection principale, je crainds (sic) que les Adrien, tante Henriette principalement, soient trop interessés à la chose pour que tu en puisses obtenir autre chose que des renseignements purement pécuniaires, ce qui est un peu insuffisant quoique très nécessaire. Aussi, après y avoir bien réfléchi, j’ai l’intention d’agir autrement, en mêlant à cette affaire une seule personne et beaucoup plus désinteressée, Jean. J’ai été très intime avec lui ces dernières années, du temps de son célibat. (…) Je suis sûr que, s’il juge que je fais une boulette, il me le dira. Certes je ne compte pas qu’il me dise quoi que soit de mauvais de sa cousine, (…). Pour moi, c’est assez naturel que je ne veuille me marier sans avoir assuré ma situation pécuniaire pour que je n’éprouve aucune honte à lui en parler&nbsp;</em>».</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/02-fevrier-1923-etienne-a-ernest-soub/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>2 février 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</strong></a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">C’est le 02 février qu’Etienne rend compte à son père de sa démarche auprès de son cousin germain : « <em>j’ai vu Jean dès mardi pour mes affaires. (…) Il n’a pas paru fort étonné et ne m’a pas caché qu’il s’en doutait : (…) Pour le chiffre de la dot, il m’a déclaré n’en pas savoir grand-chose (…) J’ai reçu ce soir seulement un mot de lui à ce sujet, (.)… Il m’annonce comme chiffre probable (c’est sa propre expression) 100.000, (…) Sans être considérable, évidemment, le chiffre me parait convenable et, en tous cas, suffisant pour écarter cette considération dans ma décision. Celle-ci ne dépendra donc dorénavant que du « coefficient personnel » (…) Tout cela étant, j’attendrai une nouvelle impression pour prendre une décision.</em> » </p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/wp-admin/post.php?post=755&amp;action=edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 février 1923, lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest :</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">La visite à son cousin Jean a contribué à rendre Etienne plus lucide sur le regard que porte son entourage familial sur son « <em>coefficient personnel&nbsp;</em>🙄» concernant Melle G. Le 04 février 1923, Etienne avoue à son père avoir remarqué «&nbsp;<em>la position difficile où j’allais me trouver, puisque (&#8230;) mes sentiments en novembre dernier avaient été beaucoup plus explicites que je ne l’avais cru&nbsp;; la prochaine fois que je reverrais (sic) Melle G, je serais (sic) en effet examiné, surveillé…, le tout fort gênant. (…) Je suis donc allé trouver Tante Henriette et lui ai, en quelques mots, indiqué la situation, ce qui ne l’a guère surprise, je crois. J’ai insisté, d’ailleurs, sur le fait que je n’étais nullement décidé </em>😉<em> (…)</em>&nbsp;». Et il conclut : «&nbsp;<em>Il est entendu que, jusqu’à nouvel ordre, les Chavannes (sic) resteront en dehors de la question&nbsp;</em>». Pourquoi ???</p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/4-fevrier-1921-lettre-dhenriette-a-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 février 1923, lettre d&rsquo;Henriette à son beau-frère Ernest</a></div>
</div>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Le même jour<em>,</em> Henriette répond à la demande d’Etienne et présente sa nièce à son beau-frère sans lui cacher tout le bien qu’elle pense de ce projet de mariage : <em>«&nbsp;Tu sais combien j’aime tes enfants et combien je voudrais pouvoir remplacer un peu leur chère maman que j’aimais tant. (…) Je ne suis pour rien dans son choix (&#8230;) mais je l’approuve de tout mon cœur et je comprends son attirance pour notre chère petite nièce qui j’en suis sûre te plairait beaucoup.&nbsp;</em>»<br><br>Suit un panégyrique impressionnant. Attention, certains passages pourraient choquer des oreilles féministe ! Prenons cela comme un témoignage d&rsquo;un temps révolu : <br>«&nbsp;<em>C’est une exquise créature, qu’on ne peut d’ailleurs apprécier qu’en la connaissant, car elle est timide et réservée et n’a rien de ces jeunes filles flirts et fin de siècle de nos jours. Elle est admirablement élevée. Elle, et ses sœurs d’ailleurs savent tout faire. Ce sont des maîtresses femmes qui seront des trésors pour leurs maris. Elles font elles-mêmes toutes leurs affaires, ce qui est précieux de nos jours et s’il y a crise domestique, elles ne sont pas embarrassées pour si peu et font elles-mêmes le ménage et la cuisine si besoin est. Elles en ont vu d’autres pendant les 4 ans d’occupation boche &#8230; </em><br>&#8230; <em>Hélène est notre préférée à tous, (&#8230;). Hélène a un caractère idéal, toujours égal, gaie et entrain, je ne lui ai jamais entendu dire du mal de personne, c’est la bonté même, elle se croit née pour faire le bonheur de ceux qui l’entourent et ne pense jamais à elle. Elle est extrêmement douce et caressante&nbsp;; je ne peux la comparer qu’à ton Hélène à toi, qui savait si bien faire le bonheur des autres et s’oublier elle-même. Tu aurais en elle l’idéal des belles-filles et Etienne une femme exquise&nbsp;</em>».<br><br>Elle confirme que le séjour à Sedan en novembre, il y a moins de trois mois, a été déterminant : «&nbsp;<em>si Etienne n’avait pas été en garnison à Sedan, il n’aurait jamais eu occasion de faire si bonne connaissance avec notre chère petite nièce (…)&nbsp;</em>»<br>Courageuse mais pas téméraire, Henriette ne s’engage pas trop sur la dimension financière : «&nbsp;<em>Je ne puis te renseigner sur la question pécuniaire. Les G. sont sûrement dans une jolie situation&nbsp;; mais je ne serais pas étonnée qu’ils soient dans les idées alsaciennes (le père de Fritz était alsacien) et que la dot ne soit pas en rapport absolu avec la fortune qu’ils auront un jour.</em>&nbsp;» Voilà qui est cash !</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Puis c’est la douche froide. </strong><br><strong>Une lettre est arrivée de Montélimar, dont nous ne connaissons pas la teneur, mais dont nous pouvons imaginer le ton. Suzanne va plaider la cause de son frère auprès de leur père.</strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">9 février 1923, lettre de Suzanne à son père Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le 9 février, Suzanne écrit en effet à son père :<br>«&nbsp;<em>Mon cher Papa,  (…) ce matin Etienne m’est arrivé à la première heure, tellement bouleversé par la lettre qu’il a reçu de toi, que je crois bien faire en venant te parler de lui. (…) nous lui avons fait valoir toutes les objections que tu lui a (sic) fait valoir toi-même et, s’il avait du (sic) être découragé de ses intentions, il l’aurait certainement été.&nbsp;</em>»<br><br>Puis Suzanne argumente en faveur de son frère : «&nbsp;<em>Maintenant nous sentons (…) que son projet n’est pas un projet en l’air mais qu’il a été vraiment attiré par cette petite Hélène Goguel que je connais mal, vu son caractère timide, mais dont j’ai entendu dire le plus grand bien, (…) et, d’autre part, il ne semble pas que les Goguel soient au courant de l’idée d’Etienne. (…) Il est indubitable que tout vient d’Etienne seul</em>&nbsp;»<br><br>Ensuite elle le rassure sur le respect de son autorité paternelle : «&nbsp;<em>En rentrant chez lui, désirant beaucoup la revoir tranquillement, il t’a écrit, te demandant tout simplement ton assentiment, ne voulant pas aller plus loin avant de l’avoir obtenu. Il n’a pas fait partir sa lettre, ayant reçu la tienne, et ce matin il était desespéré, se demandant si tu le comprends bien alors qu’il a tj (sic) cherché à agir pour le mieux. (…) Pour lui, il est décidé et ne demande plus qu’une chose, ton approbation&nbsp;: il m’a parlé très sérieusement ce matin, me disant qu’il ne voulait pour rien au monde te mécontenter, (&#8230;)et que si vraiment tu y tiens il renoncera à son projet mais sera désolé. (…). Il est certain qu’il aime cette jeune fille et qu’elle parait digne de lui.&nbsp;</em>»<br></p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Dans les jours qui suivent, Ernest s&rsquo;est laissé convaincre et le 18 février 1923, vers 10h30 du matin, Hélène et Etienne vont se fiancer en présence d<strong>es parents Goguel mais en l&rsquo;absence d&rsquo;Ernest.</strong> </strong><br><strong><em>« cela n’a pas beaucoup trainé » </em>nous dit Etienne. </strong><br><br><strong> Ecoutons comment Etienne, Hélène, Suzanne puis Henriette racontent cet évènement, chacun de sa place singulière.</strong></p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/11-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dimanche, 3h00 (le 18 février 1923 à 15h00), lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest</a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">L&rsquo;après-midi même, après lui avoir annoncé la nouvelle par une dépêche, Etienne écrit à son père : « <em>(&#8230;) Les choses se sont précipitées de manière tout à fait inattendue pour moi, mais combien délicieuse. (&#8230;) Nous voilà fiancés depuis quelques heures (&#8230;) Je t’écris à coté d’elle dans le petit salon de tante Henriette (&#8230;) Je pense beaucoup à vous deux aujourd’hui, et aussi à maman qui aurait été bien heureuse aujourd’hui de faire connaissance avec cette nouvelle fille qu’elle aurait, j’en suis sur, beaucoup aimée</em>« </p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lundi, 7h30 (19 février 1923), lettre d&rsquo;Etienne à son père Ernest </a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le lendemain 19 février, Etienne est toujours sur un petit nuage quand il écrit à son père dès 7h30 afin de poster sa lettre en se rendant à l’Ecole des Mines. Il se veut plus précis que la veille : «<em>&nbsp;je ne veux pas attendre plus longtemps pour te répéter mon bonheur, (…) Quand vers 10 h ½ je suis arrivé chez tante Henriette, je ne me doutais pas un instant qu’un quart d’heure à peine plus tard, je serai fiancé (…) Ca été le «&nbsp;oui&nbsp;» immédiat, de sorte que quand un instant plus tard, nous sommes restés seuls, cela n’a pas beaucoup trainé.</em>»<br>Il organise déjà la suite comme si l’accord de son père n’était qu’une formalité : «&nbsp;<em>Aussitôt que nous aurons reçu ta réponse et qu’ainsi les fiançailles deviendront officielles</em>, (…) <em>Nous avons vu hier soir les Jean et les Chavanne qui n’étaient pas prévenus de la présence de leurs oncle et tante à Paris. Aussi leur stupéfaction, celle de Jeannette surtout, qui est toujours très nature, a été bien amusante. (…)</em>»</p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Grand-maman-_-la-demande-en-mariage.m4a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Récit d&rsquo;Hélène Goguel, enregistré en 1984 (Lionelsoub)</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">« <em>(&#8230;)Nous nous sommes fiancés en février, le 18 février. Mais je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi. (&#8230;). Tante Henriette (m&rsquo;) avait convoqués place Pereire sous pretexte de voir le trousseau de naissance de René Soubeyran. Tante Jeannette était sur le point d’accoucher. (&#8230;) Alors j’y suis allée, et qd je suis arrivée j’ai vu là papa et maman. et on me dit : il y a là un jeune homme qui demande ta main. Est-ce que tu sais qui c’est ?<br>Q : et tu savais ?<br>R : Oh, j’avais une vague idée, mais non, je ne savais pas ce que …. »(&#8230;) je ne soupçonnais pas que quelqu’un pensait à moi. </em><br>Q : Et lui, il était dans la pièce à coté ?<br>R : il était dans le bureau, marchant de long en large<br>Q : Et il a attendu combien de temps ?<br>R : Cinq minutes ! (rire) ça a été très, très, très vite. Il est resté comme deux ronds de flan ; il ne m&rsquo;en avait jamais parlé &#8230; et j&rsquo;ai dit Oui ! »</p>



<div class="wp-block-buttons alignwide is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/11-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dimanche (le 18 février 1923), lettre de Suzanne à son père Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Le même jour, Suzanne confirme «<em> hier à 9 heures un pneu</em>, (le SMS de l’époque) <em>lui</em> (à Etienne) <em>a appris que les parents (</em>Goguel<em>) arrivaient ce matin … il est allé les voir chez tante Henriette .. et la jeune fille ayant dit à ses parents que depuis 3 mois elle ne pensait qu’à cela ils se sont vus et fiancés immédiatement. (…) Voilà ce qu’Etienne m’a téléphoné à midi et je t’assure que j’en suis encore toute surprise, comme tu le seras sans doute en recevant la dépêche. </em>»</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/19-fevrier-1923-lettre-dhenriette-et-adrien-a-ernest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">19 février 1923, Lettre d&rsquo;Henriette et Adrien à Ernest</a></div>
</div>



<p class="has-large-font-size">Celle qui fut la facilitatrice, voire l&rsquo;instigatrice de ces fiançailles écrit le lendemain à son beau-frère, supposant que « <em>tu ne seras pas fâché que je te donnes quelques détails (&#8230;). C&rsquo;est bien dommage que tu n&rsquo;aies pas été là hier, tout s&rsquo;est déroulé avec une telle rapidité que nous en étions tous ahuris (&#8230;) Fritz ayant pu se libérer, ils </em>(les parents Goguel)<em> arrivaient à minuit. Dare-dare, j&rsquo;ai été préparer la chambre. Ils n&rsquo;avaient pas prévenu leurs filles (&#8230;) aussi, hier matin j&rsquo;allais les chercher sous prétexte de les emmener à l&rsquo;Eglise. A peine elles étaient là qu&rsquo;Etienne (&#8230;) s&rsquo;amenait dare-dare pour connaitre le résultat. Nous l&rsquo;avons caché dans le cabinet d&rsquo;Adrien. Ça n&rsquo;a pas été pour longtemps. (&#8230;) Hélène a naturellement été saisie de voir ses parents, et encore plus quand ils lui ont dit qu&rsquo;elle était la cause de leur arrivée et qu&rsquo;un jeune homme pensait à elle. Elle a d&rsquo;abord dit qu&rsquo;elle ne savait pas de qui on voulait parler (&#8230;) « </em>Est-ce que c&rsquo;est Etienne ? J&rsquo;y pensais comme un beau rêve mais je ne croyais pas qu&rsquo;il pensais à moi et je m&rsquo;efforçais de ne pas y songer. »<em> J&rsquo;ai été alors chercher Etienne. Nous les avons laissés seuls. 1/2h après, ils sont revenus fiancés. (&#8230;) à 11h20, Etienne courait au télégraphe pour t&rsquo;avertir avant midi, et à 12h1/2, nous buvions à la santé des deux petits amoureux et de tous les chers absents (&#8230;)</em>« </p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">22 février 1923, lettre de Frédéric Goguel à Ernest Soubeyran</a></div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:34% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="657" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-657x1024.png" alt="" class="wp-image-718 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-657x1024.png 657w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image-192x300.png 192w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/image.png 670w" sizes="auto, (max-width: 657px) 100vw, 657px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-extra-large-font-size">Puis tout s’est classiquement poursuivi et Ernest Soubeyran, le père du fiancé, a écrit à Frédéric Goguel, l’autre père qui lui répond par lettre du 22 février 2023. <br><br>La voici intégralement transcrite ci-dessous :</p>
</div></div>
</div>
</div>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-right">Lettre de Frédéric GOGUEL à Ernest SOUBEYRAN<br>Transcription Lionelsoub</p>



<p class="has-text-align-center">Sedan le 22 février 1923<br>PLACE NASSAU</p>



<p class="has-text-align-center">Cher Monsieur</p>



<p>J’ai été très sensible à l’aimable et affectueuse lettre que vous avez bien voulu m’adresser et dont je vous remercie bien vivement. Ce fut, pour ma femme et pour moi, un heureux étonnement d’apprendre que votre fils pensait depuis longtemps déjà à notre Hélène et lorsque celle-ci nous eut dit que de son coté elle avait une grande sympathie pour votre fils, c’est avec une grande joie et une absolue confiance que nous avons donné notre Hélène à Etienne.</p>



<p>Dans le court séjour qu’il a fait à Sedan, et pendant lequel nous avons été si heureux de le recevoir, nous avions bien apprécié à sa juste valeur toutes ses qualités de coeur et d’esprit et il avait vite compris notre amitié mais pas un moment il n’avait laissé voir à personne d’entre nous que le choix de sa garnison avait eu un but précis à ses yeux. C’est ce qui explique notre étonnement lorsque nous avons reçu la lettre d’Henriette nous faisant part de l’espoir que, avec votre autorisation, votre fils souhaitait voir se réaliser.<br>Connaissant votre fils et ma fille, je suis certain qu’ils seront heureux l’un par l’autre et que vous et nous auront la très grande joie d’assister au bonheur de nos enfants.<br><br>Ce n’est pas à moi à vous dire les qualités de ma fille mais je puis vous affirmer qu’elle a toujours été pour nous une fille très affectueuse et très aimante. Ses qualités et ses goûts simples les (mot non déchiffré) un très sûr garant de son bonheur et de celui à qui, avec un grand élan, elle a confié sa vie. Quant à Etienne, l’amitié que nous avions (mot non déchiffré) s’est vite transformée en une grande affection et nous nous réjouissons de pouvoir bientôt le considérer comme notre fils. En tous cas la vie leur sourit actuellement et si au début ils ont quelques mois difficiles, vous pouvez être certain que nous les aiderons à surmonter les premières difficultés et plus tard, quand Etienne aura terminé ses études, ils pourront tous deux avec une grande confiance envisager l’avenir.<br><br>En prenant la détermination que nous avons prise, nous n’avons certes pas pensé à nous car ce ne sera certainement pas sans un gros serrement de coeur que nous verrons notre Hélène quitter la place si grande qu’elle occupait à notre foyer ; ce sera aussi un chagrin pour ses deux soeurs et en particulier pour sa jumelle avec laquelle, jusqu’à présent, elle a eu une intimité de tous les instants. Mais pour elles comme pour nous notre tristesse sera atténuée par la vue du bonheur d’Etienne et d’Hélène.<br><br>J’espère, cher Monsieur, que vous puissiez bientôt venir faire la connaissance de notre fille et nous-mêmes de vous (réuni ?). En attendant ce moment, ma femme me charge de tous ses meilleurs messages (mot non déchiffré ) auquels je suis heureux de joindre l’expression de mes bien affectueux sentiments.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Signé Dr Frédéric Goguel</em></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-h-3-font-size">Et bien entendu, Hélène écrit elle aussi à son futur beau-père </p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="823" height="547" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg" alt="" class="wp-image-810 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg 823w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-300x199.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923a-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-768x510.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 823px) 100vw, 823px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="823" height="540" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg" alt="" class="wp-image-811" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_.jpg 823w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-300x197.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923b-Lettre-HeleneGoguel-a-Ern.Soub_-768x504.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 823px) 100vw, 823px" /></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-h-3-font-size">Le mariage eut lieu le 5 septembre 1923 à Sedan et … porta rapidement ses fruits puisque Robert est né dix mois et demi plus tard le 18 juillet 1924.</p>



<p class="has-large-font-size"><em>Ici avec les parents d&rsquo;Hélène, Renée Monod et Frédéric Goguel</em></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="323" height="458" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2.jpg" alt="" class="wp-image-853 size-full" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2.jpg 323w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.05-HeleneG-EtienneS-mariesParents-G.-2-212x300.jpg 212w" sizes="auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px" /></figure></div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>S&rsquo;ensuivit un voyage de noces en Italie. Ernest, en visite chez sa fille Suzanne et Charles Dollfus, a reçu cette</strong> carte :</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-group alignwide is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-6c531013 wp-block-group-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="548" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1.jpg" alt="" class="wp-image-813" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1.jpg 825w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1-300x199.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12a-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-1-768x510.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 825px) 100vw, 825px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="821" height="540" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne.jpg" alt="" class="wp-image-814" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne.jpg 821w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-300x197.jpg 300w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.09.12b-carte-a-Ernest-voyage-noces-Helene-et-Etienne-768x505.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 821px) 100vw, 821px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-large-font-size">Laissons grand-maman conclure :<br>« Q : <em>alors vous avez vécu comment au départ ? il fallait bien que vous ayez de l’argent !</em><br>R : <em>Nous avons été aidés par mes parents et mon beau-père ; ils savaient que nous n’avions rien. Ça a duré un an. Après cela, il </em>(Etienne) <em>a eu une situation tout de suite. Et puis les « Bacot » </em>(famille de la grand-mère maternelle d’Hélène) <em>nous ont prêté un appartement à Par</em>is »</p>



<p class="has-large-font-size">Il y eut beaucoup de pérégrination et de logements où habita la tribu Soub en expansion jusqu’à la location puis l’achat de la Maison d’Auteuil, Villa Montmorency.<br>C’est une autre histoire que je vous conterai peut-être un jour…</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Lionelsoub</em></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/un-mariage-damour/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		<enclosure url="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/Grand-maman-_-la-demande-en-mariage.m4a" length="4209810" type="audio/mpeg" />

			</item>
		<item>
		<title>Histoire de la maison familiale, rue du pêcher à Montélimar</title>
		<link>https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 15:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[TRANCHES de vie(s) d'ANCÊTRES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=834</guid>

					<description><![CDATA[Rédacteur Jean-Jacques Leenhardt &#8211; récit paru dans la chronique Soub 2012 Cette propriété, à l’époque hors des remparts de la ville mais aujourd’hui en centre ville, entièrement close de murs ou de cyprès, située à Montélimar au quartier du Pêcher ou du Bouquet, contenant 70 ares environ, d’un seul tènement, composé de maison de Maître,&#8230; <a class="more-link" href="https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">Histoire de la maison familiale, rue du pêcher à Montélimar</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Rédacteur Jean-Jacques Leenhardt &#8211; récit paru dans la chronique Soub 2012</strong></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">Cette propriété, à l’époque hors des remparts de la ville mais aujourd’hui en centre ville, entièrement close de murs ou de cyprès, située à Montélimar au quartier du Pêcher ou du Bouquet, contenant 70 ares environ, d’un seul tènement, composé de maison de Maître, bâtiment d’exploitation, écurie, remise, hangar, jardin potager et d’agrément, bosquets, terres labourables, serre, le tout à l’arrosage et confinant du Levant le chemin du Pêcher, du Midi le Grand Champ de Mars ou de Manœuvres, du Couchant Marmillod jeune, canal d’arrosage (canal Pétier) mitoyen entre deux et Veuve Augier, même canal entre deux et du Nord Madame Veuve Broise, <br><br>a été acquise le 27 mai 1885, moyennant le prix de 40.000 Francs, par devant Me Adolphe Roux, notaire à Montélimar, de Mme Louise Barnier, sans profession, veuve non remariée de Joseph Boucherle et de Mr Léopold, Ferdinand, Joseph Boucherle, son fils majeur, né le 24/07/1862, <br><br>par Mr Ernest, Louis, Abraham Soubeyran, fondé de pouvoirs de la banque Soubeyran Frères.</p>



<p class="has-large-font-size">Cette vente était assortie d’un acte sous seing privé stipulant que : <em>Mr Boucherle laisserait tous les arbres, arbustes et fleurs qui sont en bordure dans la grande allée, ainsi que le Yuko qui est à son extrémité et tous les buis en bordure, les espaliers, quelques arbres qui sont dans un massif de pépinières à droite près le mur du chemin du Pêcher et les paillassons de la serre ; que les deux magnolias qui sont à l’extrémité nord de la dite grande allée seront remplacés par deux arbustes d’une autre essence et que tous les arbres à fruits en production resteraient aussi à Mr Soubeyran. Mr Boucherle conserverait pour lui les trois premières coupes de l’année courante du foin de la propriété, et qu’en échange il laisserait à Mr Soubeyran divers sujets de pépinières que ce dernier lui a désignés.</em></p>



<p class="has-large-font-size">Il semblerait que la maison de Maître initiale (un carré d’environ 12m par 12 avec des pièces d’environ 25m² et 3,5m de hauteur sous plafond) ait été bâtie sans privilège d’architecte, ni de constructeur aux environs des années 1845-1850, par Joseph Boucherle ou son père Jacques, puisqu’existant sous cette forme sur une photo de 1869, prise par le photographe Lang. Elle fut agrandie par Ernest en vitrant la véranda, ajoutant la verrue arrière, visibles sur l’aquarelle de Jean Dollfus et sur le couchant deux pièces en L (chambre d’Etienne). Ernest effectua aussi divers aménagements de clôture ou de communs, dont les traces référencées, datant de 1914, subsistent. <br><br>La propriété a subi au cours du temps divers morcèlements : en 1912 (223,10m²) au profit de la Mairie pour l’agrandissement du chemin du Pêcher, en 1977 (30,77m²) sur le canal Pétier devenu inutilisé pour permettre la construction de la résidence Olivier de Serres et en 1996 (environ 3.300m²) permettant, sur la partie Nord du jardin, la construction de l’immeuble Beaumiral. Il reste actuellement une superficie d’environ 3.150m² comprenant la partie Sud du jardin et l’ensemble des bâtiments.</p>



<p class="has-large-font-size">Après son acquisition par Ernest, la villa fut habitée jusqu’à son mariage le 25 octobre 1895 avec Hélène Boeringer, par Ernest et son frère Maurice, lui aussi à la banque Soubeyran Frères ; Maurice achetant alors la propriété du Bouton d’or sise sur le flanc Est de la colline sur laquelle sont bâtis le château et la tour de Narbonne.<br><br>Hélène et Ernest y vécurent des jours heureux (un chauffage central fut installé par l’oncle Armand Boeringer) malgré le décès de leur fille Marguerite (24 juin1898-16 décembre1899), jusqu’au décès d’Hélène, le 28 décembre 1914, dans son petit salon ou sa chambre dans laquelle on l’avait montée. Ernest déplaça alors son bureau de la chambre, non chauffée, au-dessus des WC du 2ème palier, au rez-de-chaussée, à gauche, dans la pièce au Sud.<br><br>Comme les hirondelles, Suzanne et Etienne partirent du nid pour se marier et Francine resta seule avec son père, devenu sourd, jusqu’à son mariage le 27 juin 1929. Elle racontait que, durant les soirées, tout en tricotant sur ses genoux, elle faisait d’interminables crapettes avec son père et que le lendemain de son mariage, avant de partir en voyage de noces à Venise, elle avait passé une partie de la journée à recompter l’argenterie utilisée pour le repas sous chapiteau.<br><br>A la suite du décès d’Ernest (6 janvier 1939), la propriété revint par testament à sa fille Francine. Elle fut occupée durant l’hiver 1939-1940 par la descendance de son frère Etienne, repliée depuis Sedan. Puis resta inoccupée sous la garde du jardinier Florent (et de son épouse Marie, au grand cœur mais offrant lors de nos différents passages, un infâme café, chicorée passée dans un filtre chaussette d’époque, avec trop d’eau ! ), embauché par Ernest peu de temps avant son décès, jusqu’à l’hiver 1943 où Maxime, le mari de Francine, sentant venir la Libération, pensa que sa famille serait plus en sécurité à Montélimar qu’à Marseille où ils habitaient près d’une usine à gaz et d’une raffinerie de pétroles familiale, non loin du port. Courant 1944, la propriété fut réquisitionnée par les Allemands pour en faire un hôpital militaire et la famille fut relogée dans la Villa Marly au bout du chemin du Pêcher. (Cette réquisition valut le remplacement des tables de toilettes par quelques lavabos ou urinoirs !). Un soldat allemand, décédé, fut enterré près du grand cèdre au Nord-Est dans le fond du jardin et, après la Libération, Francine eut quelques difficultés pour faire transférer le corps dans le cimetière allemand créé au Nord de la ville. Avec des jeunes, réfractaires au STO, dont René Soubeyran, un fils de Jean, il fallut vider en catastrophe la maison, transportant les meubles dans les 3 greniers de la maison, le garage et la pièce au- dessus.<br><br>Si la Libération de Montélimar ne fait pas la une des souvenirs côté français, elle est considérée par les Américains comme une des batailles les plus importantes de la libération de la France, les Allemands de la XIXéme Armée (OAK19) refluant du Sud-Ouest, ayant été bloqués par les maquis et les Américains de la 36th US DI dépendant de la 6éme Armée du général Truscott, arrivés par la vallée de la Durance puis de la Drôme. C’est ainsi qu’on voyait les obus allemands partir de la colline de Montchamp au sud de Montélimar vers la colline de Savasse au nord de Montélimar où étaient les Américains. (Indépendamment des livres qui commencent à paraître maintenant sur le sujet, il existe des récits manuscrits de Francine, Aude et Martine Soubeyran). Durant cette bataille, furent volées par les Allemands, malgré les précautions prises (voitures sans batterie et sur cales), la voiture d’Ernest, propriété d’Etienne et la 202 de Francine. René Soubeyran me racontait récemment qu’ayant trouvé dans un char américain incendié des boites de singe (corned beef), il en avait donné une à Francine, laquelle fut très appréciée, car alors on manquait de tout. Il fallut ensuite remettre la maison en état, ce qui fut facilité, le chef des FFI convoitant la Villa Marly pour y installer sa famille.<br><br>La propriété fut louée en 1946 à un épicier poujadiste, Berrang, puis en 1955 à un radiologue de l’hôpital, le Docteur Faure. Celui-ci fit, aux frais de la propriétaire, quelques aménagements : remplacement de la chaudière à charbon d’Armand Boeringer, qui ne joua plus alors que le rôle de radiateur de l’entrée, par une chaudière à mazout, installé dans la 1ère cave ; remplacement de la baignoire et du chauffe-eau à gaz de la salle de bains par un cumulus ; installation d’une office et d’une douche dans ce qui était la souillarde et la resserre à provisions et surtout ouverture de la cloison entre le bureau d’Ernest et le petit salon d’Hélène, donnant ainsi davantage de lumière à ces deux pièces. Le 23 avril 1967, Jean-Jacques et Annie, un des enfants de Francine et Maxime, s’y installèrent et en acquirent la pleine propriété en 1996, après la vente de la moitié nord du jardin par l’indivision constituée avec son frère et ses sœurs, au décès de Francine en octobre 1989.<br><br>Plusieurs campagnes de travaux purent alors être envisagées : réfection des toitures en 1997 ; mise en place de double vitrage sur les fenêtres et de radiateurs dans la pièce au-dessus de la cuisine (chambre d’Etienne) ainsi que dans les deux pièces du 2ème palier ; mise aux normes de l’installation électrique en 2003 ; remplacement de la chaudière à mazout par un ensemble pompe à chaleur – chaudière à condensation, du poulailler, inutilisé, par une prairie constituant ainsi une courette protégée, invisible de la rue, enfin transformation des communs en une salle à manger d’été fermée par des portes vitrées coulissantes en 2006 et 2007.<br><br>Ils eurent la joie de pouvoir y fêter leurs noces d’or les 18 et 19 août derniers (2012), accueillant à cette occasion, 8 jours avant la cousinade, 11 des 12 fratries descendantes d’Hélène et Etienne. Après un service de reconnaissance dans le Temple où Francine et Maxime avaient demandé la bénédiction de Dieu sur leur union et un cocktail dinatoire au Roure (belle propriété à 4km au Sud de Montélimar), un repas de 60 couverts put avoir lieu le dimanche à midi sous chapiteau dans cette courette grâce à l’aide de leurs enfants et petits enfants.<br><br>Ils sont reconnaissants du fait que cette propriété ait pu être conservée durant 125 années dans la famille au sens large. Pour le reste, ce sera au plaisir de Dieu.<br>Jean-Jacques Leehnardt</p>



<p class="has-large-font-size"><br></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/histoire-de-la-maison-familiale-rue-du-pecher-a-montelimar/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>19 février 1923-lettre d&#8217;Henriette et Adrien à Ernest</title>
		<link>https://sagasoub.fr/19-fevrier-1923-lettre-dhenriette-et-adrien-a-ernest/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/19-fevrier-1923-lettre-dhenriette-et-adrien-a-ernest/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 13:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archives Ernest SOUBEYRAN (1858-1939) & foyer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=824</guid>

					<description><![CDATA[Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.</strong><br><strong>Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher.</strong></p>
</div>
</div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="794" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p1-794x1024.jpg" alt="" class="wp-image-825" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p1-794x1024.jpg 794w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p1-233x300.jpg 233w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p1-768x990.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p1.jpg 813w" sizes="auto, (max-width: 794px) 100vw, 794px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="790" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p2-790x1024.jpg" alt="" class="wp-image-827" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p2-790x1024.jpg 790w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p2-231x300.jpg 231w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p2-768x996.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p2.jpg 813w" sizes="auto, (max-width: 790px) 100vw, 790px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="794" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p3-794x1024.jpg" alt="" class="wp-image-828" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p3-794x1024.jpg 794w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p3-233x300.jpg 233w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p3-768x991.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p3.jpg 818w" sizes="auto, (max-width: 794px) 100vw, 794px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="775" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p4-775x1024.jpg" alt="" class="wp-image-830" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p4-775x1024.jpg 775w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p4-227x300.jpg 227w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p4-768x1015.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p4.jpg 801w" sizes="auto, (max-width: 775px) 100vw, 775px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p5-797x1024.jpg" alt="" class="wp-image-829" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p5-797x1024.jpg 797w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p5-233x300.jpg 233w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p5-768x987.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p5.jpg 821w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img decoding="async" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.19-lette-HenrietteAdrien-a-Ernest-p6-1-792x1024.jpg" alt="" class="wp-image-849"/></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/19-fevrier-1923-lettre-dhenriette-et-adrien-a-ernest/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>22 février 1923-lettre de Frédéric Goguel à Ernest Soubeyran</title>
		<link>https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 08:24:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archives Ernest SOUBEYRAN (1858-1939) & foyer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=803</guid>

					<description><![CDATA[Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher. Sedan le 22 février 1923PLACE NASSAU Cher Monsieur J’ai été très sensible à l’aimable et affectueuse lettre que vous avez bien voulu m’adresser et dont je vous remercie bien vivement.&#8230; <a class="more-link" href="https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">22 février 1923-lettre de Frédéric Goguel à Ernest Soubeyran</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.</strong><br><strong>Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher.</strong></p>
</div>
</div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="657" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P1-657x1024.jpg" alt="" class="wp-image-804" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P1-657x1024.jpg 657w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P1-192x300.jpg 192w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P1.jpg 670w" sizes="auto, (max-width: 657px) 100vw, 657px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="666" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P2-666x1024.jpg" alt="" class="wp-image-805" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P2-666x1024.jpg 666w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P2-195x300.jpg 195w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P2.jpg 679w" sizes="auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P3-667x1024.jpg" alt="" class="wp-image-806" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P3-667x1024.jpg 667w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P3-195x300.jpg 195w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P3.jpg 675w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="650" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P4-650x1024.jpg" alt="" class="wp-image-807" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P4-650x1024.jpg 650w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P4-191x300.jpg 191w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923-Lettre-Fred.Goguel-a-Ern.Soub-P4.jpg 665w" sizes="auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center">Sedan le 22 février 1923<br>PLACE NASSAU</p>



<p class="has-text-align-center">Cher Monsieur</p>



<p>J’ai été très sensible à l’aimable et affectueuse lettre que vous avez bien voulu m’adresser et dont je vous remercie bien vivement. Ce fut, pour ma femme et pour moi, un heureux étonnement d’apprendre que votre fils pensait depuis longtemps déjà à notre Hélène et lorsque celle-ci nous eut dit que de son coté elle avait une grande sympathie pour votre fils, c’est avec une grande joie et une absolue confiance que nous avons donné notre Hélène à Etienne.</p>



<p>Dans le court séjour qu’il a fait à Sedan, et pendant lequel nous avons été si heureux de le recevoir, nous avions bien apprécié à sa juste valeur toutes ses qualités de coeur et d’esprit et il avait vite compris notre amitié mais pas un moment il n’avait laissé voir à personne d’entre nous que le choix de sa garnison avait eu un but précis à ses yeux. C’est ce qui explique notre étonnement lorsque nous avons reçu la lettre d’Henriette nous faisant part de l’espoir que, avec votre autorisation, votre fils souhaitait voir se réaliser.<br>Connaissant votre fils et ma fille, je suis certain qu’ils seront heureux l’un par l’autre et que vous et nous auront la très grande joie d’assister au bonheur de nos enfants.<br><br>Ce n’est pas à moi à vous dire les qualités de ma fille mais je puis vous affirmer qu’elle a toujours été pour nous une fille très affectueuse et très aimante. Ses qualités et ses goûts simples les (mot non déchiffré) un très sûr garant de son bonheur et de celui à qui, avec un grand élan, elle a confié sa vie. Quant à Etienne, l’amitié que nous avions (mot non déchiffré) s’est vite transformée en une grande affection et nous nous réjouissons de pouvoir bientôt le considérer comme notre fils. En tous cas la vie leur sourit actuellement et si au début ils ont quelques mois difficiles, vous pouvez être certain que nous les aiderons à surmonter les premières difficultés et plus tard, quand Etienne aura terminé ses études, ils pourront tous deux avec une grande confiance envisager l’avenir.<br><br>En prenant la détermination que nous avons prise, nous n’avons certes pas pensé à nous car ce ne sera certainement pas sans un gros serrement de coeur que nous verrons notre Hélène quitter la place si grande qu’elle occupait à notre foyer ; ce sera aussi un chagrin pour ses deux soeurs et en particulier pour sa jumelle avec laquelle, jusqu’à présent, elle a eu une intimité de tous les instants. Mais pour elles comme pour nous notre tristesse sera atténuée par la vue du bonheur d’Etienne et d’Hélène.<br><br>J’espère, cher Monsieur, que vous puissiez bientôt venir faire la connaissance de notre fille et nous-mêmes de vous (réuni ?). En attendant ce moment, ma femme me charge de tous ses meilleurs messages (mot non déchiffré ) auquels je suis heureux de joindre l’expression de mes bien affectueux sentiments.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Signé Dr Frédéric Goguel</em></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/22-fevrier-1923-lettre-de-frederic-goguel-a-ernest-soubeyran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>9 février 1923-lettre de Suzanne à son père Ernest</title>
		<link>https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 08:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archives Ernest SOUBEYRAN (1858-1939) & foyer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=801</guid>

					<description><![CDATA[Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher. Courrier original introuvable 20, avenue de Versailles,ce 9 février 1923Mon cher Papa Tu sais que nous sommes au courant depuis le début, Charles et moi, des évènements qui troublent Etienne&#8230; <a class="more-link" href="https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">9 février 1923-lettre de Suzanne à son père Ernest</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.</strong><br><strong>Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher.</strong></p>
</div>
</div>



<p class="has-text-align-center has-gray-color has-text-color has-extra-large-font-size"><em><strong>Courrier original introuvable</strong></em></p>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-large-font-size">20, avenue de Versailles,<br>ce 9 février 1923<br>Mon cher Papa</p>



<p class="has-large-font-size">Tu sais que nous sommes au courant depuis le début, Charles et moi, des évènements qui troublent Etienne en ce moment. Je ne t’ai pas encore écrit à ce sujet, n’ayant rien de spécial à t’en dire, mais ce matin Etienne m’est arrivé à la première heure, tellement bouleversé par la lettre qu’il a reçu de toi, que je crois bien faire en venant te parler de lui. Je ne te cache pas qu’au début le projet d’Etienne ne nous a enchantés ni Charles ni moi. Nous lui avons fait valoir toutes les objections que tu lui a (sic) fait valoir toi-même et, s’il avait du (sic) être découragé de ses intentions, il l’aurait certainement été.</p>



<p class="has-large-font-size">Maintenant nous sentons à ce qu’il nous dit et à ce que nous devinons, et aussi à l’état nerveux où il est depuis des semaines, que son projet n’est pas un projet en l’air mais qu’il a été vraiment attiré par cette petite Hélène Goguel que je connais mal, vu son caractère timide, mais dont j’ai entendu dire le plus grand bien, bien avant qu’il soit question de rien. Nous sommes d’ailleurs persuadés que tante Henriette n’est pour rien dans ce projet et, d’autre part, il ne semble pas que les Goguel soient au courant de l’idée d’Etienne. Quant à la jeune fille, elle se doute peut-être &#8211; Etienne n’en sait rien &#8211; et elle n’a rien manifesté.</p>



<p class="has-large-font-size">Il est indubitable que tout vient d’Etienne seul et que ses sentiments sont nés petit à petit, sans même qu’il s’en rende bien compte et sans être dirigés par personne. Il a été hier soir, sur sa demande à un diner de famille chez les Adrien et a revu la jeune fille au milieu du groupe, simplement pour pouvoir s’affirmer à lui-même son impression. En rentrant chez lui, désirant beaucoup la revoir tranquillement, il t’a écrit, te demandant tout simplement ton assentiment, ne voulant pas aller plus loin avant de l’avoir obtenu. Il n’a pas fair partir sa lettre, ayant reçu la tienne, et ce matin il était desespéré (sic), se demandant si tu le comprends bien alors qu’il a tj (sic) cherché à agir pour le mieux.<br>Nous avons l’impression que son état nerveux qui influe sur sa santé est trop tendu à présent pour qu’il reste encore longtemps dans l’incertitude. Pour lui, il est décidé et ne demande plus qu’une chose, ton approbation&nbsp;: il m’a parlé très sérieusement ce matin, me disant qu’il ne voulait pour rien au monde te mécontenter, qu’il se demande s’il y a eu un malentendu entre lui et toi et que si vraiment tu y tiens il renoncera à son projet mais sera désolé.</p>



<p class="has-large-font-size">Je ne te parle pas, mon cher Papa, des questions matérielles dont Etienne te tient lui-même au courant. Ce que je veux faire seulement, c’est t’expliquer l’état d’esprit d’Etienne. Il est certain qu’il aime cette jeune fille et qu’elle parait digne de lui&nbsp;: je comprends très bien que tu aies révé pour lui d’un mariage plus brillant étant donné surtout qu’il est encore jeune et a le temps, mais nous nous demandons, ayant suivi Etienne tout cet hiver, si cela ne serait pas pour lui regrettable de renoncer à son sentiment. Je comprends aussi que tu aies aimé qu’il attende pour se décider que tu viennes à Paris, mais vues les circonstances et attendu que la jeune fille ne reste qu’une dizaine de jours ici, cela parait difficile et c’est ce qu’Etienne a peur que tu ne comprennes pas.</p>



<p class="has-large-font-size">Ce que je veux te dire seulement c’est que les sentiments d’Etienne paraissent sincères. Il voulait partir ce soir pour Montélimar afin de causer avec toi&nbsp;; je lui ai conseillé d’attendre, lui disant que j’allais t’écrire. Tu seras très gentil de lui récrire (sic) tout de suite. Si tu le désires, il viendra à Montélimar immédiatement, content de s’expliquer avec toi car, s’il tient à ses projets, il tient surtout à ne pas te mécontenter.</p>



<p class="has-large-font-size">Nous allons bien tous deux et t’embrassons tendrement.<br>Suze</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/9-fevrier-1923-lettre-de-suzanne-a-son-pere-ernest/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>19 février 1923-Lettre d&#8217;Etienne à son père Ernest</title>
		<link>https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/</link>
					<comments>https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[LionelSoub16Crinou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2023 06:36:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archives Ernest SOUBEYRAN (1858-1939) & foyer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sagasoub.fr/?p=791</guid>

					<description><![CDATA[Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher. Paris, lundi, 7h30Mon cher papa Je vous (sic) ai si mal écrit hier, et si mal exprimé tout ce que je pensais que je ne veux pas attendre plus longtemps&#8230; <a class="more-link" href="https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/">Poursuivre la lecture <span class="screen-reader-text">19 février 1923-Lettre d&#8217;Etienne à son père Ernest</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"><strong>Courrier relatif aux Fiançailles et Mariage d’Etienne Soubeyran et Hélène Goguel.</strong><br><strong>Trouvé et retranscrit par Jean-Jacques LEENHARDT dans la maison familiale de Montélimar, rue du Pêcher.</strong></p>
</div>
</div>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="811" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1-811x1024.jpg" alt="" class="wp-image-792" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1-811x1024.jpg 811w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1-238x300.jpg 238w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1-768x970.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1-1216x1536.jpg 1216w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p1.jpg 1251w" sizes="auto, (max-width: 811px) 100vw, 811px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignwide size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="815" height="1024" src="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2-815x1024.jpg" alt="" class="wp-image-793" srcset="https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2-815x1024.jpg 815w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2-239x300.jpg 239w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2-768x965.jpg 768w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2-1222x1536.jpg 1222w, https://sagasoub.fr/wp-content/uploads/2023/04/1923.02.12-lettre-Etienne-a-Ernest-p2.jpg 1250w" sizes="auto, (max-width: 815px) 100vw, 815px" /></figure>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p>Paris, lundi, 7h30<br>Mon cher papa</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p>Je vous (sic) ai si mal écrit hier, et si mal exprimé tout ce que je pensais que je ne veux pas attendre plus longtemps pour te répéter mon bonheur, qui m’apparait de plus en plus grand à mesure que les heures passent. Comment aurai-je pu deviner hier à pareille heure que tout allait se passer si vite. Quand vers 10 h ½ je suis arrivé chez tante Henriette, je ne me doutais pas un instant qu’un quart d’heure à peine plus tard, je serai fiancé. Ses parents étaient en train de mettre au courant Hélène quand je suis arrivé, et j’ai su un instant plus tard qu’elle avait avoué se douter de la chose depuis plusieurs mois et désirer beaucoup que ça se réalise. Ca été le «&nbsp;oui&nbsp;» immédiat, de sorte que quand un instant plus tard, nous sommes restés seuls, cela n’a pas beaucoup trainé. Elle est maintenant à Paris pour 8 jours, jusqu’à lundi prochain et je suis bien heureux. Quel dommage que tu ne te sois pas décidé à rester qques (sic) jours de plus, mais qui aurait pu se douter d’une conclusion aussi soudaine&nbsp;? J’aurai tant de plaisir à vous faire faire connaissance, toi avec ta nouvelle fille, Francine avec sa prochaine sœur&nbsp;!</p>



<p>Je t’écris si tôt pour porter ma lettre tout à l’heure, en me rendant à l’Ecole. Comme cela tu l’auras sans doute demain matin. Aussitôt que nous aurons reçu ta réponse et qu’ainsi les fiançailles deviendront officielles, je téléphonerai à oncle Armand pour lui demander une heure de rendez-vous et lui présenter Hélène. Je l’ai déjà prévenu hier par un pneu.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-d0b3c9c8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="--col-width:100%;flex-basis:100%">
<p>Nous avons vu hier soir les Jean et les Chavanne qui n’étaient pas prévenu de la présence de leurs oncle et tante à Paris. Aussi leur stupéfaction, celle de Jeannette surtout, qui est toujours très nature, a été bien amusante.</p>



<p>Je reçois juste ton télégramme. Merci. Je regrette bien d’être si loin de vous en ces moments de joie et d’émotion. Je m’arrête car il est l’heure de partir</p>



<p>J’écrirai demain à oncle Maurice, je crois que ce sera gentil et également à tante Fanny. J’attends demain que tu aies eu le tps (sic) de l’aviser.</p>



<p>Bons baisers à tous deux<br>Etienne</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sagasoub.fr/12-fevrier-1923-lettre-detienne-a-son-pere-ernest/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
